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La capsulite rétractile
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La capsulite rétractile

Vous trouverez ici tous les éléments nécessaires pour comprendre cette pathologie, pour réaliser un examen clinique complet et pour effectuer une prise en charge en suivant les dernières recommandations EBP.
Mis à jour le :
13/9/2021

Avant-propos

La capsulite rétractile est un trouble de l’épaule fréquemment rencontré mais faisant toujours l’objet de nombreuses incertitudes et incohérences dans la littérature. Les principales causes de confusion liées à la capsulite rétractile proviennent d'un désaccord sur la façon de nommer cette pathologie, de la classer et de décrire son histoire naturelle (Abrassart et al. 2020). De manière générale, elle se caractérise par une augmentation progressive de la douleur d’apparition spontanée et une limitation d’amplitude des mouvements de l’articulation gléno-humérale (Kingston et al., 2018). Les stratégies de prise en charge varient en fonction du degré d’irritabilité, du stade de développement de la pathologie et des préférences du thérapeute.

Introduction à la pathologie

Dans un premier temps, il peut être judicieux de rappeler quelques notions d’anatomie en particulier concernant les différentes structures susceptibles d’être impliquées dans la capsulite rétractile. 

La capsule articulaire

Cette structure fibreuse contient de nombreux éléments articulaires. On observe généralement la présence de capsules articulaires au sein des articulations mobiles (diarthroses).

Elle se caractérise notamment par son élasticité permettant le mouvement et par sa résistance permettant une certaine stabilité passive des surfaces articulaires entre elles.

Cette capsule articulaire présente des renforcements épais nommés ligaments gléno-huméraux (supérieur, moyen et inférieur) et coraco-huméral (Ferrari et al. 1990). 

De même, la capsule est en étroite relation avec les tendons des muscles de la coiffe, avec lesquels elle mêle ses fibres, formant un manchon fibreux musculo-tendineux (Drake et al. 2006 ; Clark et al. 1990 ; Pearsall et al. 2000).

Cette fusion fibreuse possède à la fois un rôle proprioceptif et mécanique (répartition des contraintes des muscles de la coiffe et prévention d’éventuelles lésions tendineuses au niveau de leurs enthèses) (Di Giacomo et al. 2008).

Globalement, la capsule articulaire présente les 3 couches tissulaires suivantes (de la superficie vers la profondeur) (McFarland et al. 2002) :

• une couche conjonctive résistante riche en collagène
• une couche conjonctive lâche
• une membrane synoviale, structure sécrétant le liquide éponyme. Il lubrifie et nourrit les surfaces articulaires. 

Enfin, il est important de rappeler que cette capsule est innervée par les branches articulaires des nerfs supra-scapulaire et axillaire et qu’elle est bien vascularisée (Andary et al. 2002, Eckmann et al, 2017).

L’intervalle des rotateurs

L’intervalle des rotateurs représente une zone capsulaire spécifique qui se caractérise par l’absence de renforcement par les tendons de la coiffe de rotateurs (Le Corroller et al. 2007).

Cette entité forme un espace triangulaire anatomique par le bord supérieur du tendon du muscle subscapulaire en bas, du bord antérieur du tendon supra-épineux en haut, de la base du processus coracoïde en médial et du ligament huméral transverse en latéral (Le Corroller et al. 2007).

Cet intervalle est fermé superficiellement par la capsule articulaire gléno-humérale qui comprend l’entrecroisement de fibres provenant des tendons subscapulaire et supra-épineux, et par le ligament coraco-huméral (LCH) qui la renforce.

À noter que le tendon de la longue portion du biceps brachial et le ligament gléno-huméral supérieur (LGHS) traversent l’intervalle des rotateurs (Le Corroller et al. 2007).

L’intervalle  des rotateurs a 3 grands rôles (Le Corroler et al. 2007) :

  • Le maintien d’une pression intra-articulaire négative
  • Un rôle de poulie pour le tendon du long biceps latéralement
  • La stabilisation postérieure et inférieure de la tête humérale

= > La section expérimentale du LCH et de la capsule de l’intervalle des rotateurs entraîne une instabilité, voire une luxation, inférieure et postérieure (Harryman et al. 1992).

Par ailleurs, cet intervalle permet la limitation des translations :

  • Postérieures et inférieures en adduction
  • Antérieures en abduction et rotation latérale

Le ligament coraco-huméral

Le ligament coraco-huméral (LCH) a été classiquement décrit comme prenant naissance sur le bord externe de la branche horizontale de l'apophyse coracoïde et se termine sur le tubercule mineur et sur le tubercule majeur et recouvre l'intervalle des rotateurs.

Au niveau de sa conformation histologique, le ligament coraco-huméral (LCH) est composé de 5 couches tissulaires distinctes dont la plus superficielle et la plus profonde sont en continuité directe avec les faces superficielles et profondes du tendon supra-épineux (Clark et al. 1992). Ce ligament peut être mis en tension maximale lors du mouvement de rotation externe (Le et al., 2017).

Fonctionnellement, le LCH a plusieurs rôles :

  • Limitation passive de la rotation latérale
  • Stabilisateur postéro-inférieur de la tête humérale (couple LCH et ligament gléno-huméral supérieur)
  • Suspenseur de la tête humérale (Dufour et al. 2014)
  • Protection des tendons du long biceps vis-à-vis du ligament acromio-coracoïdien (Corroler et al. 2007)
  • Protection du subscapulaire vis-à-vis du processus coracoïde voire du tubercule mineur (Corroler et al. 2007)

La coiffe des rotateurs

La coiffe des rotateurs est un groupe de muscles et de tendons qui entourent l'articulation de l'épaule. Ces muscle plaquent la tête humérale contre la glène, quelle que soit la position, lui assurant une stabilité sans cesse adaptée (Carpenter et al, 2005). 

Parmi les muscles qui composent cette coiffe des rotateurs on retrouve :

  • Le supra-épineux
  • L'infra-épineux
  • Le petit rond
  • Le subscapulaire
  • Le long chef du biceps, bien que certains auteurs ne l'incluent pas dans les muscles de la coiffe (Redondo-Alonzo et al, 2014). 

Misent à part leur rôle stabilisateur, ces muscles possèdent leur action propre :

Le muscle supra-épineux participe à l’abduction de l’épaule, action partagée par l’infra-épineux qui permet également la rotation externe avec le petit rond. Le subscapulaire quant à lui est rotateur interne et adducteur d’épaule.

Enfin le long chef du biceps, associé au court chef du biceps forment le muscle biceps brachial qui réalise la flexion de l’épaule ainsi que la flexion du coude et le mouvement de supination.


Contexte de la pathologie

 Depuis près de 70 ans, de nombreux termes ont été utilisés pour désigner cette pathologie : « Frozen schoulder », « Épaule gelée », « Capsulite adhésive », « Capsulite rétractile » ; « Épaule raide idiopathique primaire » ; « Capsulite fibreuse »…(Abrassart et al. 2020). Dans son étude en 2015, Jeremy Lewis trouvait que l'expression "syndrome de contracture de l'épaule gelée", pourrait être une description plus appropriée pour désigner cette maladie.

Cette pathologie aux multiples dénominations se caractérise par une amplitude de mouvement articulaire gléno-humérale active et passive, d'abord douloureuse, puis progressivement limitée (Kingston et al., 2018).

Le taux de prévalence de la capsulite rétractile idiopathique est de 2% à 5% et il survient plus fréquemment chez les femmes (Lee et al. 2015 ; Brue et al. 2007) de 40 à 60 ans (D’Orsi et al. 2012), le pic d'incidence se situant, en moyenne, entre 51 et 55 ans (Kelley et al., 2013). 

Dans la plupart des cas, cette affection est unilatérale du côté non dominant (Murakami et al. 2018 ; Kingston et al. 2018). Il arrive que dans certains cas, l’affection soit bilatérale (20 à 30% des cas) mais il est rare qu’elle se manifeste des 2 côtés simultanément (Manske & Prohaska, 2008).

De manière générale, il ne faut pas s’attendre à avoir des changements chez le patient toutes les 2 semaines, c’est une pathologie qui prend du temps (Reeves et al. 1975). En effet, bien que la capsulite rétractile se présente généralement comme une pathologie résolutive (Hubbard et al. 2018 ; Xia et al. 2017), celle-ci peut parfois durer jusqu’à 2 ou 3 ans voire même ne jamais disparaître complètement (Zuckerman et al. 2011).

Traditionnellement, l'histoire naturelle de l'épaule gelée a été décrite comme une progression en 3 phases : douleur, raideur et récupération (Reeves et al. 1975).

Ce modèle théorique stipulait que le patient commençait la pathologie par une phase chaude, inflammatoire avec une douleur importante et une faible voire une absence de raideur bien que certains patients puissent présenter quelques limitations d’amplitudes dues à la douleur. Certains auteurs rapportent que cette phase inflammatoire aurait une durée de 10 à 36 semaines (Reeves et al. 1975 ; Neviaser et al. 2010).

Vient ensuite la phase de raideur dans laquelle les douleurs et les troubles trophiques vont progressivement diminuer tandis que la raideur s’installe. Certains auteurs parlent d’une durée de 4 à 12 mois (Reeves et al. 1975).

Enfin on retrouve la phase de récupération dans laquelle on ne retrouve plus de douleur spontanée ni de douleur nocturne. En revanche, la raideur est toujours présente. De manière générale, cette phase à été décrite comme celle qui durerait le plus longtemps étant donné le temps nécessaire pour tout récupérer (Reeves et al. 1975 ; Neviaser et al. 2010 ; Shaffer et al. 1992). Plus la phase de raideur est longue, plus la phase de récupération sera longue.

Toutefois, il convient d’être prudent vis à vis de ces phases car à l’heure actuelle, il n'y a pas de données objectives publiées pour valider soit la théorie de la résolution spontanée de la capsulite rétractile, soit celle de sa progression à travers les phases de douleur, puis de raideur, puis de résolution (Wong et al. 2017 ;  Abrassart et al. 2020).

Dans leur récente étude publiée en 2020, Abrassart et al recommandent aux auteurs et aux cliniciens d’éviter de répéter la description de la maladie comme une «condition triphasée autolimitante», c’est-à-dire conduisant à une résolution complète sans traitement. Les auteurs conseillent d'utiliser plutôt l'histoire naturelle de la pathologie la plus mise en évidence  «qui voit souvent une amélioration à court terme, mais qui porte une forte probabilité de restriction et de douleur de faible intensité» (Abrassart et al. 2020).

Par conséquent, il faut avant tout admettre que l’évolution de la maladie est un continuum plutôt que des phases bien délimitées

Il est curieux de découvrir dans la littérature tant d’hypothèses et de contradictions concernant cette pathologie. D’autant plus qu’il s’agit d’une pathologie fréquente, handicapante provoquant un important absentéisme au travail.

Certains pays disent qu’il ne faut rien faire et d’autres proposent de la kinésithérapie aux patients car ils partent du principe que le patient douloureux risque de compenser et donc risque de développer d’autres douleurs comme par exemple des douleurs cervicales.

Dans son étude en 2016, Jeremy Lewis souligne qu’on ne peut pas dire que la kinésithérapie ne sert à rien dans le traitement de la capsulite rétractile. Toutefois, la rééducation peut être longue et durer plusieurs mois voire plusieurs années ce qui représente un coût financier important à prendre en charge par la sécurité sociale.

PHYSIOPATHOLOGIE

Lors d’une capsulite rétractile, la capsule articulaire s’épaissit et se congestionne, ce qui entraîne une inflammation des ligaments de l’intervalle des rotateurs, plus particulièrement le ligament coraco-huméral, le ligament gléno-huméral et la synovie (Cho et al., 2019; Lewis, 2015; Whelton & Peach, 2018). Il y a donc une libération de fibroblastes, de mastocytes, de macrophages et de lymphocytes T dans la capsule gléno-humérale, ce qui va augmenter la production de collagène via le phénomène inflammatoire (Cho et al., 2019; Tamai et al., 2014).

Il résulte de cette inflammation un enraidissement, une douleur et une fibrose de l’espace de l’intervalle des rotateurs celui-ci étant essentiel à la stabilité de l’articulation glénohumérale (Hunt et al., 2007). 

De plus, une nouvelle croissance nerveuse et vasculaire dans le complexe capsulo-ligamentaire chez les patients atteints de capsulite adhésive peut expliquer la réponse accrue à la douleur (Hand et al. 2007, Andersson et al. 2011 ; Backman et al. 2011 ; Lee et al. 2005).

ÉTIOLOGIE

Tout comme de nombreuses pathologies, on ne sait toujours pas ce qui déclenche l'apparition de la capsulite rétractile. De nombreuses études se sont penchées sur ce problème et ont émis des hypothèses. 

Par exemple, le microtraumatisme a été suggéré comme déclencheur, bien que cela soit difficile à étayer par des preuves (Néviaser et al. 2010). Grâce à l’identification de plusieurs facteurs prédisposants, une meilleure compréhension de l’étiologie de la capsulite rétractile est possible. 

Par conséquent, de plus en plus de preuves soutiennent qu’un état chronique inflammatoire de faible grade constitue un important facteur prédisposant au développement de la capsulite rétractile (Bin et al. 2018 ; Cucchi et al. 2017 ; Sung et al. 2014 ; Pietrzak et al. 2016).

Il a en effet été observé des taux élevés de marqueurs inflammatoires chroniques chez les patients souffrant d’une capsulite rétractile. Les lipoprotéines pro-inflammatoires sont des facteurs de risque significatifs de la capsulite rétractile (Bin et al. 2018 ; Jublanc et al. 2011). Par ailleurs, l'incidence de la capsulite rétractile est beaucoup plus élevée chez les patients atteints de diabète métabolique et de troubles thyroïdiens, ces conditions étant associées à un état chronique d'inflammation (Kim et al. 2013 , Blonna et al. 2017).

Certaines études ont même émis l’hypothèse que les traits de personnalité dépressifs peuvent parfois être liés à la capsulite rétractile, et que la dépression pouvait également être associée à une augmentation des taux de cytokines inflammatoires (Köhler et al. 2017). Les auteurs supposent que les hormones féminines puissent être liées au développement d’une capsulite dans ce contexte plus “psychologique”, puisque l'incidence maximale de cette pathologie se situe chez les femmes en périménopause. 

Cependant, aucune explication claire ou relation directe entre les hormones féminines et la capsulite rétractile n’a pu être établie à l’heure actuelle.  

Récemment, des facteurs autres que structurels ont été proposés pour expliquer les restrictions d’amplitude chez les patients souffrant de capsulite rétractile ( Hollmann et al., 2018 ).

En effet, il se pourrait que la protection musculaire soit un mécanisme supplémentaire lié aux restrictions de mouvement. Il a été observé des améliorations de l’amplitude en abduction et en rotation externe lorsque le patient était sous anesthésie générale ( Hollmann et al., 2018 ).

Il se pourrait alors que la peur de la douleur vienne influencer le comportement du patient entraînant des adaptations motrices distinctes telles que la protection musculaire ou une réduction de l’amplitude des mouvements ( Matheve et al., 2019 ).

Toutefois dans une récente étude, les auteurs ont rapporté que les restrictions d’amplitude  observées chez les personnes avec une capsulite rétractile dans les phases dites “douloureuse” et de “raideur” sont liées à des adaptations structurelles. Cependant, la raideur perçue par le patient et la fonction du bras auto-rapportée sont liées à la douleur et aux cognitions liées à la douleur (ex : peur du mouvement). Par conséquent, les auteurs conseillent aux cliniciens de prêter attention à ces facteurs dans le traitement de kinésithérapie (De Baets et al. 2020).

Généralement, les causes de la capsulite rétractile sont principalement classées en 2 catégories : primaire et secondaire (Warner et al. 1997).

  • 1er cas de figure : La capsulite rétractile primaire ou idiopathique se caractérise par l'apparition progressive de douleurs et de raideurs au niveau de l'articulation gléno-humérale sans cause spécifique (Baslund et al. 1990). Cela pourrait être le résultat d’une éventuelle altération immunologique, inflammatoire, biochimique et/ou endocrinienne (Hand et al. 2007). Mais il pourrait tout aussi bien s’agir d’une cause d’ordre psychologique chez des patients qui sont plus « fragiles » psychologiquement : qui ont des problèmes dans leur vie, du stress, etc…(Köhler et al. 2017).
  • 2ème cas de figure, la capsulite peut être secondaire à un autre problème. De nombreux articles ont classé ces facteurs secondaires en facteurs systémiques, intrinsèques et extrinsèques selon leur nature (Kelley et al. 2013 ; Laubscher et al. 2009 ; Tasto et al. 2007 ; Zuckerman et al. 2013).

    Les causes extrinsèques incluent les problèmes cardio-pulmonaires, les atteintes cervicales, maladie de Parkinson…(Kelley et al. 2013). Ces causes sont donc non-liées à l’épaule. Dans le cas d’une fracture au niveau huméral, tout dépend du niveau auquel on se situe : si c’est au niveau de la diaphyse, on parlera de cause extrinsèque, si le problème se situe au niveau de la tête humérale, on parlera plutôt de cause intrinsèque.

    Les causes intrinsèques incluent les pathologies de la coiffe des rotateurs, les tendinopathies du biceps brachial, les tendinopathies calcifiantes, l'arthrite acromioclaviculaire…(Kelley et al. 2013). En effet, concernant les causes intrinsèques, certains patients viennent consulter avec des tendinopathies de la coiffe, des ruptures de la coiffe, des tendinopathies du biceps brachial, ou d’autres soucis au niveau de l’épaule. Toutes ces raisons intrinsèques à l’épaule peuvent expliquer la survenue d’une capsulite. Vous pouvez donc vous retrouver à traiter une capsulite rétractile alors que votre patient venait au départ consulter pour une tendinopathie. Au fur et à mesure de la rééducation pour la tendinopathie, le patient peut éventuellement commencer à présenter des pertes d’amplitudes, une phase de plateau...faisant suspecter une capsulite rétractile.

    Enfin les facteurs systémiques incluent le diabète sucré, les dysfonctionnements de la thyroïde et l’hypoadrénalisme (Kelley et al. 2013 ; Laubscher et al. 2009 ; Tasto et al. 2007 ; Zreik et al. 2016 ; Schiefer et al. 2017)


À noter que certains auteurs ont considéré la capsulite rétractile conséquente du diabète comme une catégorie entièrement distincte des types primaires et secondaires (Robinson et al. 2012). Une méta-analyse de 2016 a révélé que les patients diabétiques étaient 5 fois plus susceptibles que le groupe témoin de souffrir de capsulite rétractile (Zreik et al. 2016).

Ce système de classification de la capsulite rétractile provoque encore des débats dans la littérature. Lors de l’enquête de consensus de l’American Shoulder and Elbow Surgeons (ASES), 85% des répondants étaient d’accord pour dire que la « capsulite rétractile » devait inclure à la fois des types « primaires » et des types « secondaires ». En revanche seulement 66% ont convenu de la sous-division proposée en « intrinsèque » ; « extrinsèque » ; « systémique » (Zuckerman et al. 2011).

De manière générale, une mauvaise compréhension de la définition d’une pathologie peut conduire à une prise en charge mal-adaptée des patients et entraver les efforts de recherche. De même que pour l'étude de la littérature, si la nomenclature ou la définition est incohérente d'une étude à l'autre de la pathologie, comment tirer des conclusions cliniques ?


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Bilan

EXAMEN CLINIQUE

A l’examen clinique, le thérapeute cherchera à déterminer ( Lewis et al. 2016) : 

  • Si la douleur n’est pas référée ou en relation avec d’autres causes (cervicales, thoraciques, vasculaires, neurologiques)
  • S’il n’y a pas d’instabilité
  • S’il ne s’agit pas d’une épaule raide (ce qui inclut la capsulite rétractile)
  • Si la douleur provient des tissus mous
  • Ou bien une combinaison de tout cela

Le thérapeute doit également exclure les pathologies graves, considérer les mécanismes de production de la douleur et intégrer le modèle bio-psychosocial. 

Le diagnostic de douleur à l'épaule et de déficits de mobilité associés à une capsulite rétractile primaire ou secondaire est déterminé à partir de l'anamnèse et de l'examen physique (Kelley et al. 2013). Il est important de noter toutefois qu’actuellement il n’existe aucun gold standard permettant le diagnostic d’une capsulite rétractile en phase précoce (Walmsley et al. 2014). 

Quels sont les éléments lors de l’anamnèse qui nous feront suspecter une capsulite rétractile ? 

  • Généralement, ce sont des femmes de 40 à 65 ans (Kelley et al. 2013). 
  • Le patient ne parvient pas toujours à expliquer le début.
  • La douleur peut être mal localisée et décrite comme une douleur profonde, ou se présente parfois comme une douleur référée à l'insertion distale du deltoïde, irradiant vers la zone du biceps (Ramirez et al. 2019).
  • Cette douleur est augmentée de façon notable lors des mouvements rapides et non préparés (Walmsley et al. 2009).
  • Les patients vont se plaindre de douleurs la nuit surtout au début des symptômes, ils n’arrivent pas à dormir sur l’épaule, ce qui perturbe leur sommeil (Kelley  et al. 2013 ; Date et al. 2020).
  • L’atteinte se présente souvent unilatéralement et touche le membre non dominant bien que l’épaule dominante soit affectée dans 30 % des cas (Fields et al., 2019). À noter toutefois que dans 40 à 50% des cas l’atteinte existe bilatéralement, mais rarement de manière simultanée (Manske & Prohaska, 2008).

Les symptômes tels que la fièvre, les sueurs nocturnes, les malaises ou une perte de poids inexpliquée constituent des drapeaux rouges et doivent inciter le médecin à envisager un autre diagnostic, comme un néoplasme ou une maladie auto-immune.

Lors de l’examen clinique, le thérapeute peut suspecter une capsulite rétractile s’il met en évidence un déficit global des amplitudes des mouvements passifs et actifs (Kelley et al. 2013) qui selon le patient, perdurent depuis au moins 1 mois et qui atteint une phase de plateau ou a tendance à s’aggraver (Blinder et al. 1984 ; Kelley et al.2013; Robinson et al. 2012).

Les activités fonctionnelles telles que poser la main sur la tête, derrière le dos ou monter le bras sur le côté deviennent de plus en plus difficiles en raison de la douleur et / ou de la raideur (Kelley  et al. 2013). 

Généralement, une perte d’amplitude supérieure à 25% dans au moins 2 plans et une perte de rotation externe passive supérieure à 50% par rapport à l’épaule controlatérale ou une RE passive inférieure à 30 ° (coude au corps) ont été utilisées pour définir la capsulite rétractile (Kelley  et al. 2013).

 À noter que le modèle capsulaire décrit par Cyriax en 1970 stipulant que la perte de mouvement de rotation externe est proportionnellement plus importante que la perte d'abduction, qui est plus limitée que la rotation interne, n'est pas systématiquement retrouvé (Kelley  et al. 2013).


Les résultats des tests de laboratoires sont généralement normaux mais peuvent être utiles pour identifier les conditions sous-jacentes, comme le diabète ou une maladie thyroïdienne (Date et al. 2020).

Les radiographies simples de l'épaule sont généralement normales, mais peuvent aider à diagnostiquer ou à exclure d'autres conditions, telles que la tendinopathie calcifiante de la coiffe des rotateurs, l'arthrite gléno-humérale, l'arthrite acromio-claviculaire, l’ostéoporose ou même une luxation de l'épaule (Gordon et al. 2016). Elle permet également de mesurer l’ascension de la tête humérale en faveur d’une rupture de coiffe comme cause alternative de la douleur de l'épaule du patient (Buchard et al., 2017; Fields et al., 2019).


EVALUATION DE SUIVIS

Une fois la capsulite rétractile diagnostiquée, il sera important de détecter les différents facteurs de risques qui pourraient influencer négativement l’évolution du patient lors de sa rééducation. Ces facteurs de risques peuvent être classés en drapeaux de différentes couleurs : 

on retrouve donc : 

  • les drapeaux rouges (pathologies sous-jacentes)
  • les drapeaux oranges (pathologies psychiatriques)

Ces 2 drapeaux constituent des critères d’exclusion, le thérapeute ne s’occupera pas de ces patients.

  • les drapeaux jaunes (facteurs de risque individuels, psychologiques, cognitifs, comportementaux)
  • les drapeaux bleus (facteurs de risque liés à l’activité professionnelle et à sa perception sur la santé)
  • les drapeaux noirs (facteurs de risque liés au contexte et aux obstacles (législatif, assurance…)

Plus le patient présentent des drapeaux jaunes, bleus, noirs, plus l’évolution risque d’être difficile.


Pour évaluer ces éléments, le thérapeute peut utiliser toute une série de questions clés : 

  • Qu’est-ce qui selon vous à causé le problème ? 
  • Que pensez-vous qu’il va vous arriver maintenant ? 
  • Comment faites-vous face à votre problème ? 
  • Quand pensez-vous reprendre le travail ? 
  • Qu’est-ce qui pourrait être fait au travail pour améliorer la situation ?


Une fois ces drapeaux investigués, différents éléments de suivis sont importants à prendre en compte pour guider la rééducation et évaluer les effets des interventions thérapeutiques. 

Les lignes directrices cliniques recommandent l'utilisation de mesures objectives des déficits physiques combinées avec des scores d’auto-évaluation fonctionnels validés (Kelley et al., 2013). Les mesures de l’amplitude active et passive sont donc généralement combinées avec les résultats de la raideur de l’épaule perçue par le patient, l’intensité de la douleur et de la fonction de l’épaule  autodéclarée (De Baets et al. 2020) :

Il peut être intéressant de connaître la perception du patient concernant la raideur de son épaule lors du mouvement (De Baets et al. 2020). Le thérapeute peut utiliser une échelle de notation numérique à 11 points avec 0 = aucune sensation de raideur d'épaule et 10 = sensation de raideur d'épaule la plus élevée imaginable. Il peut être intéressant de demander au patient de noter leur perception de raideur de l’épaule moyenne au cours de la dernière semaine.  

L’intensité de la douleur sera également un point essentiel du suivi du patient tout au long de la rééducation. Le thérapeute pourra utiliser l’échelle visuelle analogique (EVA) pour connaître l’intensité de la douleur moyenne du patient liée à l’épaule au cours de la dernière semaine, au repos, la nuit et lors d'activités de la vie quotidienne (De Baets et al. 2020).

Par rapport aux différents scores, les recommandations indiquent avec un fort niveau de preuves, que les cliniciens devraient utiliser des scores validés tels que :  (Kelley et al. 2013). 

  • Le quick DASH : qui reste le plus représenté en France et qui évalue les incapacités fonctionnelles et les symptômes de votre patient.
  • Le SPADI : qui est un auto-questionnaire sur la douleur et les limitations de fonctions.
  • L’ASES : qui est applicable à tous les patients atteints de pathologies de l’épaule, quel que soit leur diagnostic spécifique.

L’utilisation de ces scores permettent, s’ils sont réalisés avant et après les séances de kinésithérapie, de suivre l’évolution des limitations fonctionnelles du patient. 

Également les thérapeutes pourraient utiliser des scores permettant de compléter l’évaluation « psychologique » du patient et d’identifier éventuellement d’autres drapeaux jaunes par exemple avec le score PCS (Pain catasrophizing Scale) ou le TSK (Tampa Scale of Kinesiophobia) (Tkachuk & Harris, 2012; Wheeler et al., 2019). Une revue systématique de 2018 souligne que des niveaux plus élevés de catastrophisation et de kinésiophobie sont associés de manière significative à une plus grande intensité de la douleur et du handicap chez les patients souffrant de l'épaule (Martinez-Calderon et al., 2018).


De manière générale, le tableau suivant reprend les différents questionnaires pouvant être utilisés dans l’évaluation de l’épaule de votre patient avec pour chaque questionnaire les facteurs mesurés. 


Pour évaluer les différents mouvements actifs et passifs de l’articulation gleno-humérale, le thérapeute peut utiliser un goniomètre ou un inclinomètre (De Baets et al. 2020). Les mesures peuvent être effectuées avec le patient assis sur un tabouret, avec le tronc en position verticale. Dans le cas de l’évaluation en mobilisation passive, le thérapeute vient fixer la scapula avec le thorax et réalise doucement (pour éviter les contractions musculaires involontaires) les différents mouvements de l’articulation gléno-humérale. Le mouvement peut être effectué jusqu’à ce que la douleur arrête le mouvement ou jusqu’à ce que l’amplitude maximale soit atteinte puis le thérapeute prendre la mesure. 

Toute cette anamnèse, ce bilan clinique et ces scores vont permettre ensuite de définir le niveau d’irritabilité du patient afin d’orienter et guider le traitement tout au long de la rééducation (Vaillant et al. 2013 ; Kelley et al. 2013). En effet l'irritabilité est un terme utilisé par les cliniciens de la rééducaton pour refléter la capacité des tissus à tolérer le stress physique, (Mueller et al. 2002) et est vraisemblablement liée à l'état physique et à l'étendue de l'activité inflammatoire présente (Kelley et al. 2013).


On retrouve 3 grades d’irritabilité : haute, moyenne ou faible.

Lors de chaque début de séance, le thérapeute peut poser certaines questions clés permettant de déterminer le grade d'irritabilité dans laquelle se trouve le patient : 

  • Où en est-il au niveau de la douleur ? (EVA)
  • Comment est la douleur au repos et la nuit ?

Le patient, dans une irritabilité élevée, est plus susceptible de rapporter une douleur constante la nuit ou au repos. Lorsqu’il s’agit d’une irritabilité modérée, la douleur sera souvent intermittente : parfois il arrive à dormir sur son épaule, parfois ça le réveille :  il n’est pas constamment ennuyé par la douleur. Lorsque le patient est dans une phase d’irritabilité faible, la douleur est très faible voire absente. 

  • Où le patient se situe au niveau de la répercussion fonctionnelle ?

Grâce à certains tests cliniques, le thérapeute pourra déterminer si le patient se situe dans un handicap élevé, moyen ou faible. 

  • Est-ce que la douleur apparaît avant la fin du mouvement ou non ?

Les patients présentant une irritabilité élevée vont être rapidement limités, par exemple lors de l’élévation du bras qui sera très douloureuse. 

Généralement, en phase aiguë, ce sont des patients qui présenteront des amplitudes de mouvements plus limitées en actif qu’en passif. Typiquement, les patients ayant une irritabilité élevée n’arriveront pas à effectuer eux même une élévation antérieure complète. En revanche, le thérapeute obtient souvent une amplitude plus importante lorsqu’il teste l’épaule passivement. 

Dans le cas d’une irritabilité moyenne, le patient est légèrement limité par la douleur mais il arrive globalement à effectuer le mouvement dans son entièreté. Dans le cas d’une irritabilité faible, on peut aller plus loin dans le mouvement et même mettre une légère surpression dans la fin d’amplitude.

La question de l’irritabilité du patient est quelque chose qui est utilisé pour la capsulite mais aussi pour d’autres pathologies de l’épaule. Il est donc important d’évaluer séance après séance le niveau d'irritabilité du patient pour adapter chaque fois  les interventions (Kelley et al. 2013). De manière générale, si le patient présente de fortes douleurs, la prise en charge sera essentiellement accès sur la modification de l'activité et les modalités appropriées, les médicaments et la thérapie manuelle pour soulager la douleur et l'inflammation. En revanche, chez un patient ayant une irritabilité faible le thérapeute pourra proposer des exercices plus poussés.

Il est important de déterminer à quel moment un patient passe d’une phase d’irritabilité à l’autre. Sur quels éléments va-t-on pouvoir se baser pour savoir que notre patient passe d’une phase à l’autre ? C’est important de le savoir pour pouvoir proposer des adaptations dans le traitement. 

On peut donc poser quelques questions au patient à savoir s’il arrive à dormir petit à petit sur son épaule par exemple. S’il vous dit qu’il y arrive, on peut se dire qu’il diminue son niveau d’irritabilité. Il était peut-être dans la phase d’irritabilité élevée, et maintenant il passe à la phase suivante. Ce sont des éléments cliniques sur lesquels on peut se baser pour dire que le patient évolue. Ce qu’il est également intéressant de savoir, c’est si le patient est vraiment bloqué ou si c’est la douleur qui l’empêche d’avoir de plus grandes amplitudes. Sur base de ces éléments, on peut se dire qu’on passe de la phase inflammatoire de la phase douloureuse vers l’épaule gelée, où il y aura davantage de raideur que de douleur. Le patient perd progressivement la sensation de brûlure, de lourdeur dans l’épaule (par exemple : prendre un ticket de parking ou mettre la ceinture ne lui cause quasiment plus de douleur).

Souvent après la première séance de kinésithérapie, les patients peuvent sentir une amélioration  mais aux séances suivantes, ils peuvent avoir l’impression que ça n’évolue plus. Il va y avoir des phases de plateau, avec des évolutions par palliers (Blinder et al. 1984). Il faut bien évidemment les prévenir qu’il est normal que cela prenne du temps.

Bien entendu, il peut être important de garder en tête que la sensibilisation centrale (SC), définie comme une " amplification de la signalisation neuronale au sein du système nerveux central (SNC) provoquant une hypersensibilité à la douleur" (Woolf et al. 2011), peut jouer un rôle dans l'apparition de la douleur chez le patient souffrant d’une capsulite rétractile.

Le thérapeute soupçonnant une douleur d’origine centrale adaptera son traitement pour réduire l’irritabilité du patient et la peur du mouvement (Sawyer et al. 2017). L’éducation aux neurosciences de la douleur peut être une approche intéressante chez ces patients. Le thérapeute peut par exemple inviter le patient à consulter le site “retrain pain” qui permet d’expliquer de manière simplifiée les différents mécanismes de la douleur. 





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Prise en charge

À noter : Retrouvez des exemples de prises en charge en vidéos en fonction de l'irritabilité du patient en bas de cette page

TRAITEMENT

Quels sont les outils à la disposition du thérapeute permettant d’entreprendre le traitement de la capsulite rétractile ? 

À l’heure actuelle, de nombreux moyens de traitements existent pour prendre en charge les patients souffrant d’une capsulite rétractile.

Les preuves empiriques suggèrent que certaines techniques et modalités de physiothérapie sont fortement recommandées pour le soulagement de la douleur, l'amélioration des amplitudes de mouvement et l'état fonctionnel chez les patients atteints de capsulite rétractile, tandis que d'autres sont modérément ou légèrement recommandées (Nakandala et al. 2021).

Cependant, l'efficacité d'une modalité de traitement par rapport à une autre est incertaine. De plus, certains patients viennent avec des idées préconçues, donc il ne faut pas avoir peur de leur dire qu’on ne sait pas ce qui est idéal, que certains traitements fonctionnent mais pas chez tout le monde. 

Beaucoup de choses peuvent être mises en place : des traitements médicamenteux oraux (Georgiannos et al. 2017 ; Buchbinder et al. 2004) ou des injections de corticostéroïdes (Ranalletta et al. 2016 ; Shin et al. 2013 ; Wang et al. 2017 ; Koh et al. 2016 ; Roh et al. 2012) ; il y a toutes les techniques de thérapie manuelle, d’étirements, de mobilisations, d’exercices (Çelik et al. 2016 ; Ibrahim et al. 2014 ; Deshmukh et al. 2014 ; Hussein et al. 2019. Chen et al. 2009), l’acupuncture (Koh et al. 2013), les ondes de chocs (Chen et al. 2014 ; Vahdatpour et al. 2014). On retrouve également des techniques plus agressives et invasives comme l’arthrodistension scapulo-humérale, la mobilisation sous anesthésie générale et la capsulotomie arthroscopique (Cho et al. 2019).   

La prise en charge non chirurgicale, ou conservatrice, est le choix de traitement le plus indiqué : la plupart des patients s'améliorent généralement en 6 à 18 mois (Georgiannos et al. 2017). En l’absence de consensus sur la meilleure intervention thérapeutique conservatrice, il est préférable de combiner différentes modalités de traitements (Page et al. 2014). Bien entendu, les modalités de traitement vont être choisies en fonction du degré d’irritabilité du patient.


Au niveau international, l’APTA a émis ces recommandations de bonnes pratiques à destination des masseurs-kinésithérapeutes (Kelley et al. 2013). Ce document, publié en 2013, s’appuie sur la littérature du XXème siècle jusqu’à 2011 afin d’établir quelles étaient les techniques qui montraient un réel intérêt dans le but de répondre aux objectifs de rééducation posés dans le cadre de la prise en charge de la capsulite rétractile de l’épaule.


Dans la mesure où la kinésithérapie est une profession évoluant de manière permanente et où les actes réalisés se doivent d’être validés et de montrer leur intérêt, il pourrait être intéressant de se pencher sur des données plus récentes de la littérature abordant les techniques de kinésithérapie relatives à la prise en charge de la capsulite rétractile depuis septembre 2011.

En effet, cela pourrait permettre dans un premier temps de mettre en évidence ou non si de nouvelles techniques sont à disposition du masseur-kinésithérapeute dans la prise en charge de la capsulite. Dans un second temps, s’intéresser aux données récentes de la littérature à ce sujet pourrait permettre ou non, d’infirmer les recommandations déjà émises par l’APTA

Tout d’abord, en 2013, les experts recommandaient aux cliniciens d’éduquer le patient afin qu’il puisse comprendre ce qu’est une capsulite rétractile ainsi que le traitement associé. La description de la pathologie (synovite / angiogenèse évoluant vers la fibrose) peut apaiser les peurs et préparer le patient à la progression par étapes de la maladie et à la guérison.

La plupart seront des patients qui voudront participer à leur rééducation. En l'absence d'information et d'éducation, ils ont tendance à rester passifs. 

Également les patients doivent comprendre que les exercices et les étirement  doivent être en accord avec le niveau d’irritabilité actuel (niveau de preuve modéré) (Kelley et al. 2013). Il sera donc également très important de leur indiquer les signes qui montrent une bonne ou une mauvaise évolution. 

L'identification de facteurs psychosociaux révélés avec le PCS ou le TSK par exemple, peut inciter le thérapeute à employer des stratégies spécifiques d'éducation du patient afin d’optimiser les effets bénéfiques des interventions. 

En 2015, Jeremy Lewis parle d’une première étape primordiale concernant l’éducation du patient. Le thérapeute devra être capable de répondre aux différentes questions du patient à savoir : 

  • Qu’est-ce que j’ai ? 
  • Quelle est la cause du problème ? 
  • Combien de temps cela va-t-il durer ? 
  • Quel est le pronostic ? 
  • Quels sont les traitements proposés ? 
  • Quels sont les résultats attendus ? 

Les différents traitements existants : 

Dans une récente revue systématique, les auteurs ont constaté que :

  • Les ondes de chocs
  • Les exercices d'étirement
  • Les injections de corticostéroïdes
  • Certaines techniques et modalités de physiothérapie

peuvent être fortement recommandés pour améliorer les niveaux de douleur, l'amplitude des mouvements et le statut fonctionnel des patients atteints de capsulite adhésive lors du stade 2 (“Stade de gel” selon la théorie des 4 stades de Neviaser et al de 1945 ) (Nakalanda et al. 2021).

La thérapie au laser ainsi que d'autres thérapies conservatrices sont fortement recommandées pour soulager la douleur et augmenter l'amplitude des mouvements, malgré des preuves légères en faveur de l'amélioration de l'état fonctionnel des patients au stade de raideur.

La technique manuelle de relâchement musculaire a des preuves légères en termes de soulagement de la douleur et d'amélioration de l'amplitude du mouvement, mais son efficacité en termes d’amélioration fonctionnelle n'a pas été évaluée dans leur étude.

Toutes les autres interventions incluant :

  • la BVA (acupuncture au venin d’abeille)
  • la cryothérapie
  • la mobilisation
  • les techniques PNF
  • les ultra-sons
  • les mouvements passifs continus
  • les exercices de renforcement
  • les exercices dynamiques de “reconnaissance” scapulaire
  • les techniques de kinésithérapie conventionnelles isolées

sont présentées avec des preuves modérées en termes de soulagement de la douleur, d'amélioration de l'amplitude des mouvements et du statut fonctionnel des patients atteints de capsulite rétractile au stade de raideur.

Les ondes de chocs 

Concernant les ondes de chocs, l’essai de Hussein et al. (2015) ont en effet démontré une baisse statistiquement significative de la douleur évaluée à l’EVA au sein du groupe ayant subi le traitement par ondes de chocs en comparaison au groupe contrôle.

De même les auteurs ont trouvé une augmentation statistiquement significative des amplitudes évaluées (abduction et rotation latérale) après intervention à court et moyen terme en faveur du groupe intervention par rapport au groupe contrôle.

Enfin la fonction de l’épaule était également significativement améliorée au sein du groupe d’intervention comparé aux groupe placebo.

Toutefois, les ondes de chocs étant un traitement agressif et irritant, il est difficile d’imaginer avoir recours à cette technique chez un patient très douloureux notamment dans les phases débutantes de la pathologie. L’essai de Hussein (2016), rapporte que la durée moyenne des symptômes des patients prenant part à l’étude était de 11 mois laissant penser que la plupart des sujets ne se trouvaient plus en phase douloureuse rendant alors plus plausible l’utilisation des ondes de chocs.

Les injections de corticostéroïdes

Il existe des preuves raisonnables de l'utilisation de corticostéroïdes intra-articulaires dans le traitement de la capsulite rétractile (Nakalanda et al. 2021). Les corticostéroïdes ont un effet suppressif général sur la réponse inflammatoire et entravent la différenciation des fibroblastes en myofibroblastes (Hettrich et al. 2016).

Il est également intéressant de noter qu’au plus l'injection de corticostéroïdes est administrée tôt dans le processus de la pathologie, plus l'effet sur les symptômes cliniques est important. Les corticostéroïdes peuvent supprimer la réponse inflammatoire, mais ils ne peuvent pas inverser les changements fibrotiques plus tard dans la cascade. Lorsqu'ils sont administrés ultérieurement au stade de raideur, l'effet des corticostéroïdes est généralement plus temporaire (Ahn et al. 2018)

Traitement médicamenteux

Sur le plan médicamenteux, les AINS peuvent soulager la douleur et réduire les troubles du sommeil, mais ils n'ont pas d'effet substantiel sur la récupération (Cho et al. 2019).

L’acupuncture au venin d’abeille

Dans leur étude, Koh et al ont rapporté des effets significatifs de l’acupuncture au venin d’abeille (AVA) associé à un traitement de kinésithérapie sur une période de suivi de 12 semaines comparé à un groupe ayant simplement un traitement de kinésithérapie.

À noter que dans cette étude le traitement de kinésithérapie comprenait 15 minutes de stimulation nerveuse électrique transcutanée (TENS), de thermothérapie infrarouge transcutanée et de technique de thérapie manuelle.

L’efficacité rapportée sur la réduction de la douleur et l’amélioration de la fonction a été ré-évaluée rétrospectivement 1 an plus tard par Park et son équipe. (Park et al. 2014). Les auteurs ont constaté que les effets restaient cliniquement efficaces 1 an après le traitement et pouvaient contribuer à améliorer la qualité de vie à long terme des patients atteints de capsulite rétractile.

La cryothérapie du corps entier

En 2013, Ma et al ont trouvé que la cryothérapie du corps entier combiné aux modalités de physiothérapie et une mobilisation articulaire passive était plus efficace pour la réduction de la douleur, des amplitudes articulaires et de la fonction que le groupe ayant bénéficié uniquement des modalités de physiothérapie et de mobilisations articulaires passives (Ma et al. 2013)

La technique de Mulligan + compresses chaudes

Dans leur étude réalisée en 2013, Doner et al ont évalué la technique de Mulligan pour soulager la douleur et améliorer la capacité fonctionnelle de l'épaule chez les patients atteints de capsulite rétractile en phase de raideur sur un suivi de 3 mois. Dans leur étude, les participants étaient répartis en 2 groupes : un groupe a été traité avec des compresses chaudes, du TENS et des exercices d'étirement passifs. L’autre groupe a été traité avec des compresses chaudes, du TENS et des techniques de Mulligan.

Les auteurs ont rapporté que la technique de Mulligan et les exercices d'étirement passifs sont à la fois efficaces pour réduire la douleur et restaurer l'amplitude des mouvements et la fonction. Cependant, par rapport aux exercices d'étirement, la technique de Mulligan a conduit à de meilleures améliorations en termes de douleur, d'amplitude de mouvement, de scores d'épaule et de satisfaction du patient et du physiothérapeute (Doner et al. 2013)

Exercice + thérapie manuelle VS exercice seul

Dans leur étude en 2015, Ali et Khan n’ont rapporté aucune différence significative entre la mobilisation combinée à des exercices par rapport aux exercices seuls sur une période de suivi de cinq semaines (Ali et al. 2015). Les auteurs ont conclu que ces méthodes sont équitablement efficaces dans la gestion des capsulites rétractiles de l'articulation de l'épaule.

Mobilisation + étirements intermittents VS étirements seuls

Dans leur étude de 2016, Celik et al, ont rapporté que la mobilisation articulaire associée à des exercices d'étirement est meilleure que l'exercice d'étirement isolé pour le gain d’amplitude en rotation externe, d'abduction et pour l’amélioration du score fonctionnel après 1 an de suivi (Celik et al. 2016).

Le thérapeute devra donc apprendre au patient différents exercices d’étirements dont l’intensité sera déterminée par le niveau d’irritabilité du patient. L’intérêt de ces étirements sera donc plus important sur l’amélioration de la fonction de l’épaule lorsque ceux-ci sont associés à des mobilisations d’épaule plutôt que lorsqu’ils sont réalisés seuls (Celik et al. 2016).

Technique de mobilisation postérieure gléno-humérale 

En 2015, Espinoza et al ont évalué les effets thérapeutiques des techniques de mobilisations postérieures avec techniques de distraction selon Kaltenborn après un entraînement sur cyclo-ergomètre manuel pendant 15 minutes. Les auteurs ont démontré un effet thérapeutique significatif comparé à un traitement de kinésithérapie conventionnel (ultrasons, exercices auto-assistés, exercices isométriques…).

Dans son étude en 2015, Jeremy Lewis propose dans son étude des techniques de mobilisations antéro-postérieure de la tête humérale combinées simultanément par une rotation externe du patient à l’aide d’une canne ou d’un manche à balais. Jeremy Lewis souligne que cette méthode permet de renforcer l’effet des mobilisations antéro-postérieures effectuées de manière isolée.

Technique de Kaltenborn en fin d’amplitude et moyenne amplitude

En 2017, Kouser et al ont comparé l'efficacité de la mobilisation de Kaltenborn pour les amplitudes extrêmes et moyennes. Les auteurs ont trouvé une efficacité plus importante des techniques sur la mobilisation des amplitudes extrêmes.  

Effet des techniques de relâchement musculaire

En 2017, Shin et al ont effectué une intervention de relâchement musculaire sur les muscles grand pectoral, trapèze supérieur, infra-épineux, deltoïde postérieur et grand rond (pendant environ 30 minutes) après 15 minutes de coussin chauffant et 10 minutes de cyclo-ergomètre manuel. Les auteurs ont trouvé des effets immédiats sur les performances musculaires de l’épaule, la cinématique des articulations de l’épaule et la douleur. Ces résultats impliquent que la douleur et le tissu contractile peuvent avoir une influence sur les anomalies de la mobilité de l'épaule et du contrôle des mouvements.


Techniques d’étirement statique progressif

Dans leur étude en 2014, Ibrahim et al ont utilisé un dispositif d'étirement statique progressif (SPS en anglais) en même temps que les techniques de physiothérapie traditionnelles et ont comparé les effets avec la physiothérapie conventionnelle seule. Le dispositif SPS a eu de meilleurs effets à long terme en améliorant les amplitudes de mouvement, la douleur et le statut fonctionnel des patients après 12 mois de suivi.

Paul et al ont effectué des étirements de la capsule inférieure grâce à un appareil de contre-traction et ont constaté des améliorations significatives sur la fonction de l’épaule en combinant la contre-traction à la kinésithérapie après 2 semaines de suivis.

En 2019, Duzgun et al. ont comparé l'étirement capsulaire postérieur avec la mobilisation scapulaire et les deux groupes ont été croisés et réévalués après le premier traitement. Des améliorations significatives de l’amplitude de mouvement ont été notées dans les deux groupes. Toutefois, aucune différence significative n’a été constatée entre les groupes.

Technique de facilitation neuromusculaire proprioceptive (PNF)

En 2015, Akba¸s et al ont évalué les effets des techniques de facilitation neuromusculaire proprioceptive (PNF) du membre supérieur et de la scapula associées à un traitement de kinésithérapie conventionnel sur les patients souffrant d’une capsulite rétractile. Les auteurs ont indiqué des effets significatifs sur la douleur nocturne et l’amplitude des mouvements en flexion et en abduction par rapport au groupe témoin. Cependant, dans l'étude de Balci et al. aucune différence significative n'a été notée entre les techniques PNF scapulaires et les modalités de kinésithérapie en termes d'amélioration de la douleur (Balci et al. 2016).

Renforcement musculaire

Concernant le renforcement, Rawat et al ont évalué l’effet d’un renforcement de la coiffe des rotateurs chez des patients atteints de capsulite rétractile (Rawat et al. 2016). Les résultats montrent une baisse significative de la douleur à court-terme (4 semaines) en faveur du groupe ayant été soumis au renforcement de la coiffe par rapport au groupe contrôle. Concernant les amplitudes, à l’exception de la flexion (p>0.05), toutes les autres amplitudes évaluées, à savoir l’abduction et les rotations ont montré une augmentation significative (p≤0.001) au sein du groupe intervention et en comparaison entre les deux groupes à 4 semaines. Enfin les auteurs ont également trouvé une amélioration significative (p<0.001) de la fonction de l’épaule en faveur du groupe intervention par rapport au groupe contrôle.


Prise en charge de la capsulite rétractile en pratique :

Concrètement, que peut faire un kinésithérapeute en pratique ? 

Il peut être intéressant de faciliter notre approche en considérant 2 phases principales : 

Une phase dans laquelle la douleur est plus importante que la raideur et une phase dans laquelle la raideur est plus importante que la douleur (Lewis et al. 2015)

Lorsque la douleur est dominante, l’objectif principal sera de diminuer cette douleur. Le thérapeute pourra tester différentes interventions recommandées dans la littérature afin de voir lesquelles  correspondent le mieux au patient. 

De manière générale, l’éducation sera très importante lors de cette phase notamment pour faire comprendre au patient que toute activité provoquant une douleur au délà de 2/10 à l’EVA doit être provisoirement proscrite afin d’éviter d’entretenir le processus inflammatoire.

En effet, le thérapeute devra faire en sorte que l’épaule ne reste pas enflammée trop longtemps. La phase douloureuse est une phase qu’il faut essayer de quitter le plus tôt possible. Plusieurs techniques peuvent être utilisées durant cette phase pour limiter la douleur : les étirements et mobilisations douces, des massages, les techniques comme le laser, le TENS, la cryothérapie, les infiltrations, l’acupuncture, les exercices,  la diathermie à ondes courtes….

De manière générale, le thérapeute restera dans de faibles grades de mobilisation, en dehors de la zone de résistance. Il est recommandé d’effectuer des étirements très doux et très courts (de 1 à 5 secondes), des exercices de pendules, des mobilisation douces en rotation externe (Chan et al. 2017), des mouvements auto-assistés et actifs (Lewis et al. 2015). 

Lorsque l’on parle « d’étirement » et de mobilisation, on effectue ici des mouvements où on ne travaillera pas l’amplitude complète et toujours en infra-douloureux (Lubis et al. 2013). En effet, une sollicitation au-delà du seuil douloureux semblerait avoir des résultats moins bons que lors de mobilisations infra-douloureuses. L’effet négatif de la kinésithérapie incluant les techniques de mobilisation au-delà du seuil de douleur au début de la pathologie s'explique par les propriétés mécanosensibles des fibroblastes (Diercks et al. 2004).

Le thérapeute pourra également travailler dans un premier temps à distance de l’épaule, par exemple au niveau des cervicales ou au niveau thoracique….

Concernant l’injection de cortisone, il peut être intéressant de retenir qu’elle peut  être utile pour court-circuiter cette phase où la douleur domine sur la raideur (Sun et al. 2016), en particulier au cours des 6 premières semaines (Cho et al. 2019). Sur la base des résultats d’une récente revue systématique, les auteurs recommandent l'utilisation des infiltrations pour les patients avec une épaule gelée d'une durée inférieure à 1 an, car elles semblent présenter des avantages plus précoces que les autres interventions ; les auteurs soulignent que ces avantages pourraient durer jusqu'à 6 mois (Challoumas et al. 2020). 

Il sera également important de proposer au patient des exercices à effectuer à son domicile entre les séances de kinésithérapie. Ces exercices pourront être effectués 1 à 2 fois par jour. Toutefois, il n’existe pas de preuves vis-à-vis de la fréquence optimale, du nombre de répétitions, ou de la durée des exercices (Kelley et al. 2013).  Le thérapeute devra donc prévenir le patient que tous ces exercices sont à effectuer en infra-douloureux (éventuellement une douleur de maximum 2/10 sur l’EVA peut être tolérée).


Lorsque le patient présente davantage de raideur que de douleur, le thérapeute va pouvoir accentuer ses techniques par exemple, en prolongeant les postures d’étirements statiques (Donatelli et al. 2014). Le thérapeute va pouvoir chercher des grades de mobilisations plus importants,  des étirements plus puissants (Dempsey et al. 2011) en allant chercher la résistance. Au fur et à mesure, les décoaptations et glissements au niveau de la tête humérale pourront être plus importants tout en respectant la tolérance et l’irritabilité du patient notamment au début de cette nouvelle phase afin d’éviter qu’il ne bascule à nouveau dans une phase plus douloureuse. 

L’éducation du patient devra être maintenue tout au long de la rééducation : il est important de lui parler de ce qu’il va ressentir, de la progression de la pathologie etc.

Plus tard dans cette phase il pourra être intéressant de proposer au patient des séances avec ondes de chocs étant donné le haut niveau de preuve rapporté récemment dans la littérature.  


Exemples de prise en charge

Phase 1 : phase inflammatoire / phase douloureuse.



Phase 2 : phase de raideur.

Phase 3 : phase de récupération.

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Échelles et scores

ASES : American Shoulder and Elbow Surgeons Shoulder Score
Illimité
Spadi : L'indice de douleur et d'incapacité d'épaule
Illimité

Bibliographie du module

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La capsulite rétractile
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La capsulite rétractile

Vous trouverez ici tous les éléments nécessaires pour comprendre cette pathologie, pour réaliser un examen clinique complet et pour effectuer une prise en charge en suivant les dernières recommandations EBP.
Mis à jour le :
13/9/2021

Avant-propos

La capsulite rétractile est un trouble de l’épaule fréquemment rencontré mais faisant toujours l’objet de nombreuses incertitudes et incohérences dans la littérature. Les principales causes de confusion liées à la capsulite rétractile proviennent d'un désaccord sur la façon de nommer cette pathologie, de la classer et de décrire son histoire naturelle (Abrassart et al. 2020). De manière générale, elle se caractérise par une augmentation progressive de la douleur d’apparition spontanée et une limitation d’amplitude des mouvements de l’articulation gléno-humérale (Kingston et al., 2018). Les stratégies de prise en charge varient en fonction du degré d’irritabilité, du stade de développement de la pathologie et des préférences du thérapeute.

Introduction à la pathologie

Dans un premier temps, il peut être judicieux de rappeler quelques notions d’anatomie en particulier concernant les différentes structures susceptibles d’être impliquées dans la capsulite rétractile. 

La capsule articulaire

Cette structure fibreuse contient de nombreux éléments articulaires. On observe généralement la présence de capsules articulaires au sein des articulations mobiles (diarthroses).

Elle se caractérise notamment par son élasticité permettant le mouvement et par sa résistance permettant une certaine stabilité passive des surfaces articulaires entre elles.

Cette capsule articulaire présente des renforcements épais nommés ligaments gléno-huméraux (supérieur, moyen et inférieur) et coraco-huméral (Ferrari et al. 1990). 

De même, la capsule est en étroite relation avec les tendons des muscles de la coiffe, avec lesquels elle mêle ses fibres, formant un manchon fibreux musculo-tendineux (Drake et al. 2006 ; Clark et al. 1990 ; Pearsall et al. 2000).

Cette fusion fibreuse possède à la fois un rôle proprioceptif et mécanique (répartition des contraintes des muscles de la coiffe et prévention d’éventuelles lésions tendineuses au niveau de leurs enthèses) (Di Giacomo et al. 2008).

Globalement, la capsule articulaire présente les 3 couches tissulaires suivantes (de la superficie vers la profondeur) (McFarland et al. 2002) :

• une couche conjonctive résistante riche en collagène
• une couche conjonctive lâche
• une membrane synoviale, structure sécrétant le liquide éponyme. Il lubrifie et nourrit les surfaces articulaires. 

Enfin, il est important de rappeler que cette capsule est innervée par les branches articulaires des nerfs supra-scapulaire et axillaire et qu’elle est bien vascularisée (Andary et al. 2002, Eckmann et al, 2017).

L’intervalle des rotateurs

L’intervalle des rotateurs représente une zone capsulaire spécifique qui se caractérise par l’absence de renforcement par les tendons de la coiffe de rotateurs (Le Corroller et al. 2007).

Cette entité forme un espace triangulaire anatomique par le bord supérieur du tendon du muscle subscapulaire en bas, du bord antérieur du tendon supra-épineux en haut, de la base du processus coracoïde en médial et du ligament huméral transverse en latéral (Le Corroller et al. 2007).

Cet intervalle est fermé superficiellement par la capsule articulaire gléno-humérale qui comprend l’entrecroisement de fibres provenant des tendons subscapulaire et supra-épineux, et par le ligament coraco-huméral (LCH) qui la renforce.

À noter que le tendon de la longue portion du biceps brachial et le ligament gléno-huméral supérieur (LGHS) traversent l’intervalle des rotateurs (Le Corroller et al. 2007).

L’intervalle  des rotateurs a 3 grands rôles (Le Corroler et al. 2007) :

  • Le maintien d’une pression intra-articulaire négative
  • Un rôle de poulie pour le tendon du long biceps latéralement
  • La stabilisation postérieure et inférieure de la tête humérale

= > La section expérimentale du LCH et de la capsule de l’intervalle des rotateurs entraîne une instabilité, voire une luxation, inférieure et postérieure (Harryman et al. 1992).

Par ailleurs, cet intervalle permet la limitation des translations :

  • Postérieures et inférieures en adduction
  • Antérieures en abduction et rotation latérale

Le ligament coraco-huméral

Le ligament coraco-huméral (LCH) a été classiquement décrit comme prenant naissance sur le bord externe de la branche horizontale de l'apophyse coracoïde et se termine sur le tubercule mineur et sur le tubercule majeur et recouvre l'intervalle des rotateurs.

Au niveau de sa conformation histologique, le ligament coraco-huméral (LCH) est composé de 5 couches tissulaires distinctes dont la plus superficielle et la plus profonde sont en continuité directe avec les faces superficielles et profondes du tendon supra-épineux (Clark et al. 1992). Ce ligament peut être mis en tension maximale lors du mouvement de rotation externe (Le et al., 2017).

Fonctionnellement, le LCH a plusieurs rôles :

  • Limitation passive de la rotation latérale
  • Stabilisateur postéro-inférieur de la tête humérale (couple LCH et ligament gléno-huméral supérieur)
  • Suspenseur de la tête humérale (Dufour et al. 2014)
  • Protection des tendons du long biceps vis-à-vis du ligament acromio-coracoïdien (Corroler et al. 2007)
  • Protection du subscapulaire vis-à-vis du processus coracoïde voire du tubercule mineur (Corroler et al. 2007)

La coiffe des rotateurs

La coiffe des rotateurs est un groupe de muscles et de tendons qui entourent l'articulation de l'épaule. Ces muscle plaquent la tête humérale contre la glène, quelle que soit la position, lui assurant une stabilité sans cesse adaptée (Carpenter et al, 2005). 

Parmi les muscles qui composent cette coiffe des rotateurs on retrouve :

  • Le supra-épineux
  • L'infra-épineux
  • Le petit rond
  • Le subscapulaire
  • Le long chef du biceps, bien que certains auteurs ne l'incluent pas dans les muscles de la coiffe (Redondo-Alonzo et al, 2014). 

Misent à part leur rôle stabilisateur, ces muscles possèdent leur action propre :

Le muscle supra-épineux participe à l’abduction de l’épaule, action partagée par l’infra-épineux qui permet également la rotation externe avec le petit rond. Le subscapulaire quant à lui est rotateur interne et adducteur d’épaule.

Enfin le long chef du biceps, associé au court chef du biceps forment le muscle biceps brachial qui réalise la flexion de l’épaule ainsi que la flexion du coude et le mouvement de supination.


Contexte de la pathologie

 Depuis près de 70 ans, de nombreux termes ont été utilisés pour désigner cette pathologie : « Frozen schoulder », « Épaule gelée », « Capsulite adhésive », « Capsulite rétractile » ; « Épaule raide idiopathique primaire » ; « Capsulite fibreuse »…(Abrassart et al. 2020). Dans son étude en 2015, Jeremy Lewis trouvait que l'expression "syndrome de contracture de l'épaule gelée", pourrait être une description plus appropriée pour désigner cette maladie.

Cette pathologie aux multiples dénominations se caractérise par une amplitude de mouvement articulaire gléno-humérale active et passive, d'abord douloureuse, puis progressivement limitée (Kingston et al., 2018).

Le taux de prévalence de la capsulite rétractile idiopathique est de 2% à 5% et il survient plus fréquemment chez les femmes (Lee et al. 2015 ; Brue et al. 2007) de 40 à 60 ans (D’Orsi et al. 2012), le pic d'incidence se situant, en moyenne, entre 51 et 55 ans (Kelley et al., 2013). 

Dans la plupart des cas, cette affection est unilatérale du côté non dominant (Murakami et al. 2018 ; Kingston et al. 2018). Il arrive que dans certains cas, l’affection soit bilatérale (20 à 30% des cas) mais il est rare qu’elle se manifeste des 2 côtés simultanément (Manske & Prohaska, 2008).

De manière générale, il ne faut pas s’attendre à avoir des changements chez le patient toutes les 2 semaines, c’est une pathologie qui prend du temps (Reeves et al. 1975). En effet, bien que la capsulite rétractile se présente généralement comme une pathologie résolutive (Hubbard et al. 2018 ; Xia et al. 2017), celle-ci peut parfois durer jusqu’à 2 ou 3 ans voire même ne jamais disparaître complètement (Zuckerman et al. 2011).

Traditionnellement, l'histoire naturelle de l'épaule gelée a été décrite comme une progression en 3 phases : douleur, raideur et récupération (Reeves et al. 1975).

Ce modèle théorique stipulait que le patient commençait la pathologie par une phase chaude, inflammatoire avec une douleur importante et une faible voire une absence de raideur bien que certains patients puissent présenter quelques limitations d’amplitudes dues à la douleur. Certains auteurs rapportent que cette phase inflammatoire aurait une durée de 10 à 36 semaines (Reeves et al. 1975 ; Neviaser et al. 2010).

Vient ensuite la phase de raideur dans laquelle les douleurs et les troubles trophiques vont progressivement diminuer tandis que la raideur s’installe. Certains auteurs parlent d’une durée de 4 à 12 mois (Reeves et al. 1975).

Enfin on retrouve la phase de récupération dans laquelle on ne retrouve plus de douleur spontanée ni de douleur nocturne. En revanche, la raideur est toujours présente. De manière générale, cette phase à été décrite comme celle qui durerait le plus longtemps étant donné le temps nécessaire pour tout récupérer (Reeves et al. 1975 ; Neviaser et al. 2010 ; Shaffer et al. 1992). Plus la phase de raideur est longue, plus la phase de récupération sera longue.

Toutefois, il convient d’être prudent vis à vis de ces phases car à l’heure actuelle, il n'y a pas de données objectives publiées pour valider soit la théorie de la résolution spontanée de la capsulite rétractile, soit celle de sa progression à travers les phases de douleur, puis de raideur, puis de résolution (Wong et al. 2017 ;  Abrassart et al. 2020).

Dans leur récente étude publiée en 2020, Abrassart et al recommandent aux auteurs et aux cliniciens d’éviter de répéter la description de la maladie comme une «condition triphasée autolimitante», c’est-à-dire conduisant à une résolution complète sans traitement. Les auteurs conseillent d'utiliser plutôt l'histoire naturelle de la pathologie la plus mise en évidence  «qui voit souvent une amélioration à court terme, mais qui porte une forte probabilité de restriction et de douleur de faible intensité» (Abrassart et al. 2020).

Par conséquent, il faut avant tout admettre que l’évolution de la maladie est un continuum plutôt que des phases bien délimitées

Il est curieux de découvrir dans la littérature tant d’hypothèses et de contradictions concernant cette pathologie. D’autant plus qu’il s’agit d’une pathologie fréquente, handicapante provoquant un important absentéisme au travail.

Certains pays disent qu’il ne faut rien faire et d’autres proposent de la kinésithérapie aux patients car ils partent du principe que le patient douloureux risque de compenser et donc risque de développer d’autres douleurs comme par exemple des douleurs cervicales.

Dans son étude en 2016, Jeremy Lewis souligne qu’on ne peut pas dire que la kinésithérapie ne sert à rien dans le traitement de la capsulite rétractile. Toutefois, la rééducation peut être longue et durer plusieurs mois voire plusieurs années ce qui représente un coût financier important à prendre en charge par la sécurité sociale.

PHYSIOPATHOLOGIE

Lors d’une capsulite rétractile, la capsule articulaire s’épaissit et se congestionne, ce qui entraîne une inflammation des ligaments de l’intervalle des rotateurs, plus particulièrement le ligament coraco-huméral, le ligament gléno-huméral et la synovie (Cho et al., 2019; Lewis, 2015; Whelton & Peach, 2018). Il y a donc une libération de fibroblastes, de mastocytes, de macrophages et de lymphocytes T dans la capsule gléno-humérale, ce qui va augmenter la production de collagène via le phénomène inflammatoire (Cho et al., 2019; Tamai et al., 2014).

Il résulte de cette inflammation un enraidissement, une douleur et une fibrose de l’espace de l’intervalle des rotateurs celui-ci étant essentiel à la stabilité de l’articulation glénohumérale (Hunt et al., 2007). 

De plus, une nouvelle croissance nerveuse et vasculaire dans le complexe capsulo-ligamentaire chez les patients atteints de capsulite adhésive peut expliquer la réponse accrue à la douleur (Hand et al. 2007, Andersson et al. 2011 ; Backman et al. 2011 ; Lee et al. 2005).

ÉTIOLOGIE

Tout comme de nombreuses pathologies, on ne sait toujours pas ce qui déclenche l'apparition de la capsulite rétractile. De nombreuses études se sont penchées sur ce problème et ont émis des hypothèses. 

Par exemple, le microtraumatisme a été suggéré comme déclencheur, bien que cela soit difficile à étayer par des preuves (Néviaser et al. 2010). Grâce à l’identification de plusieurs facteurs prédisposants, une meilleure compréhension de l’étiologie de la capsulite rétractile est possible. 

Par conséquent, de plus en plus de preuves soutiennent qu’un état chronique inflammatoire de faible grade constitue un important facteur prédisposant au développement de la capsulite rétractile (Bin et al. 2018 ; Cucchi et al. 2017 ; Sung et al. 2014 ; Pietrzak et al. 2016).

Il a en effet été observé des taux élevés de marqueurs inflammatoires chroniques chez les patients souffrant d’une capsulite rétractile. Les lipoprotéines pro-inflammatoires sont des facteurs de risque significatifs de la capsulite rétractile (Bin et al. 2018 ; Jublanc et al. 2011). Par ailleurs, l'incidence de la capsulite rétractile est beaucoup plus élevée chez les patients atteints de diabète métabolique et de troubles thyroïdiens, ces conditions étant associées à un état chronique d'inflammation (Kim et al. 2013 , Blonna et al. 2017).

Certaines études ont même émis l’hypothèse que les traits de personnalité dépressifs peuvent parfois être liés à la capsulite rétractile, et que la dépression pouvait également être associée à une augmentation des taux de cytokines inflammatoires (Köhler et al. 2017). Les auteurs supposent que les hormones féminines puissent être liées au développement d’une capsulite dans ce contexte plus “psychologique”, puisque l'incidence maximale de cette pathologie se situe chez les femmes en périménopause. 

Cependant, aucune explication claire ou relation directe entre les hormones féminines et la capsulite rétractile n’a pu être établie à l’heure actuelle.  

Récemment, des facteurs autres que structurels ont été proposés pour expliquer les restrictions d’amplitude chez les patients souffrant de capsulite rétractile ( Hollmann et al., 2018 ).

En effet, il se pourrait que la protection musculaire soit un mécanisme supplémentaire lié aux restrictions de mouvement. Il a été observé des améliorations de l’amplitude en abduction et en rotation externe lorsque le patient était sous anesthésie générale ( Hollmann et al., 2018 ).

Il se pourrait alors que la peur de la douleur vienne influencer le comportement du patient entraînant des adaptations motrices distinctes telles que la protection musculaire ou une réduction de l’amplitude des mouvements ( Matheve et al., 2019 ).

Toutefois dans une récente étude, les auteurs ont rapporté que les restrictions d’amplitude  observées chez les personnes avec une capsulite rétractile dans les phases dites “douloureuse” et de “raideur” sont liées à des adaptations structurelles. Cependant, la raideur perçue par le patient et la fonction du bras auto-rapportée sont liées à la douleur et aux cognitions liées à la douleur (ex : peur du mouvement). Par conséquent, les auteurs conseillent aux cliniciens de prêter attention à ces facteurs dans le traitement de kinésithérapie (De Baets et al. 2020).

Généralement, les causes de la capsulite rétractile sont principalement classées en 2 catégories : primaire et secondaire (Warner et al. 1997).

  • 1er cas de figure : La capsulite rétractile primaire ou idiopathique se caractérise par l'apparition progressive de douleurs et de raideurs au niveau de l'articulation gléno-humérale sans cause spécifique (Baslund et al. 1990). Cela pourrait être le résultat d’une éventuelle altération immunologique, inflammatoire, biochimique et/ou endocrinienne (Hand et al. 2007). Mais il pourrait tout aussi bien s’agir d’une cause d’ordre psychologique chez des patients qui sont plus « fragiles » psychologiquement : qui ont des problèmes dans leur vie, du stress, etc…(Köhler et al. 2017).
  • 2ème cas de figure, la capsulite peut être secondaire à un autre problème. De nombreux articles ont classé ces facteurs secondaires en facteurs systémiques, intrinsèques et extrinsèques selon leur nature (Kelley et al. 2013 ; Laubscher et al. 2009 ; Tasto et al. 2007 ; Zuckerman et al. 2013).

    Les causes extrinsèques incluent les problèmes cardio-pulmonaires, les atteintes cervicales, maladie de Parkinson…(Kelley et al. 2013). Ces causes sont donc non-liées à l’épaule. Dans le cas d’une fracture au niveau huméral, tout dépend du niveau auquel on se situe : si c’est au niveau de la diaphyse, on parlera de cause extrinsèque, si le problème se situe au niveau de la tête humérale, on parlera plutôt de cause intrinsèque.

    Les causes intrinsèques incluent les pathologies de la coiffe des rotateurs, les tendinopathies du biceps brachial, les tendinopathies calcifiantes, l'arthrite acromioclaviculaire…(Kelley et al. 2013). En effet, concernant les causes intrinsèques, certains patients viennent consulter avec des tendinopathies de la coiffe, des ruptures de la coiffe, des tendinopathies du biceps brachial, ou d’autres soucis au niveau de l’épaule. Toutes ces raisons intrinsèques à l’épaule peuvent expliquer la survenue d’une capsulite. Vous pouvez donc vous retrouver à traiter une capsulite rétractile alors que votre patient venait au départ consulter pour une tendinopathie. Au fur et à mesure de la rééducation pour la tendinopathie, le patient peut éventuellement commencer à présenter des pertes d’amplitudes, une phase de plateau...faisant suspecter une capsulite rétractile.

    Enfin les facteurs systémiques incluent le diabète sucré, les dysfonctionnements de la thyroïde et l’hypoadrénalisme (Kelley et al. 2013 ; Laubscher et al. 2009 ; Tasto et al. 2007 ; Zreik et al. 2016 ; Schiefer et al. 2017)


À noter que certains auteurs ont considéré la capsulite rétractile conséquente du diabète comme une catégorie entièrement distincte des types primaires et secondaires (Robinson et al. 2012). Une méta-analyse de 2016 a révélé que les patients diabétiques étaient 5 fois plus susceptibles que le groupe témoin de souffrir de capsulite rétractile (Zreik et al. 2016).

Ce système de classification de la capsulite rétractile provoque encore des débats dans la littérature. Lors de l’enquête de consensus de l’American Shoulder and Elbow Surgeons (ASES), 85% des répondants étaient d’accord pour dire que la « capsulite rétractile » devait inclure à la fois des types « primaires » et des types « secondaires ». En revanche seulement 66% ont convenu de la sous-division proposée en « intrinsèque » ; « extrinsèque » ; « systémique » (Zuckerman et al. 2011).

De manière générale, une mauvaise compréhension de la définition d’une pathologie peut conduire à une prise en charge mal-adaptée des patients et entraver les efforts de recherche. De même que pour l'étude de la littérature, si la nomenclature ou la définition est incohérente d'une étude à l'autre de la pathologie, comment tirer des conclusions cliniques ?


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Bilan

EXAMEN CLINIQUE

A l’examen clinique, le thérapeute cherchera à déterminer ( Lewis et al. 2016) : 

  • Si la douleur n’est pas référée ou en relation avec d’autres causes (cervicales, thoraciques, vasculaires, neurologiques)
  • S’il n’y a pas d’instabilité
  • S’il ne s’agit pas d’une épaule raide (ce qui inclut la capsulite rétractile)
  • Si la douleur provient des tissus mous
  • Ou bien une combinaison de tout cela

Le thérapeute doit également exclure les pathologies graves, considérer les mécanismes de production de la douleur et intégrer le modèle bio-psychosocial. 

Le diagnostic de douleur à l'épaule et de déficits de mobilité associés à une capsulite rétractile primaire ou secondaire est déterminé à partir de l'anamnèse et de l'examen physique (Kelley et al. 2013). Il est important de noter toutefois qu’actuellement il n’existe aucun gold standard permettant le diagnostic d’une capsulite rétractile en phase précoce (Walmsley et al. 2014). 

Quels sont les éléments lors de l’anamnèse qui nous feront suspecter une capsulite rétractile ? 

  • Généralement, ce sont des femmes de 40 à 65 ans (Kelley et al. 2013). 
  • Le patient ne parvient pas toujours à expliquer le début.
  • La douleur peut être mal localisée et décrite comme une douleur profonde, ou se présente parfois comme une douleur référée à l'insertion distale du deltoïde, irradiant vers la zone du biceps (Ramirez et al. 2019).
  • Cette douleur est augmentée de façon notable lors des mouvements rapides et non préparés (Walmsley et al. 2009).
  • Les patients vont se plaindre de douleurs la nuit surtout au début des symptômes, ils n’arrivent pas à dormir sur l’épaule, ce qui perturbe leur sommeil (Kelley  et al. 2013 ; Date et al. 2020).
  • L’atteinte se présente souvent unilatéralement et touche le membre non dominant bien que l’épaule dominante soit affectée dans 30 % des cas (Fields et al., 2019). À noter toutefois que dans 40 à 50% des cas l’atteinte existe bilatéralement, mais rarement de manière simultanée (Manske & Prohaska, 2008).

Les symptômes tels que la fièvre, les sueurs nocturnes, les malaises ou une perte de poids inexpliquée constituent des drapeaux rouges et doivent inciter le médecin à envisager un autre diagnostic, comme un néoplasme ou une maladie auto-immune.

Lors de l’examen clinique, le thérapeute peut suspecter une capsulite rétractile s’il met en évidence un déficit global des amplitudes des mouvements passifs et actifs (Kelley et al. 2013) qui selon le patient, perdurent depuis au moins 1 mois et qui atteint une phase de plateau ou a tendance à s’aggraver (Blinder et al. 1984 ; Kelley et al.2013; Robinson et al. 2012).

Les activités fonctionnelles telles que poser la main sur la tête, derrière le dos ou monter le bras sur le côté deviennent de plus en plus difficiles en raison de la douleur et / ou de la raideur (Kelley  et al. 2013). 

Généralement, une perte d’amplitude supérieure à 25% dans au moins 2 plans et une perte de rotation externe passive supérieure à 50% par rapport à l’épaule controlatérale ou une RE passive inférieure à 30 ° (coude au corps) ont été utilisées pour définir la capsulite rétractile (Kelley  et al. 2013).

 À noter que le modèle capsulaire décrit par Cyriax en 1970 stipulant que la perte de mouvement de rotation externe est proportionnellement plus importante que la perte d'abduction, qui est plus limitée que la rotation interne, n'est pas systématiquement retrouvé (Kelley  et al. 2013).


Les résultats des tests de laboratoires sont généralement normaux mais peuvent être utiles pour identifier les conditions sous-jacentes, comme le diabète ou une maladie thyroïdienne (Date et al. 2020).

Les radiographies simples de l'épaule sont généralement normales, mais peuvent aider à diagnostiquer ou à exclure d'autres conditions, telles que la tendinopathie calcifiante de la coiffe des rotateurs, l'arthrite gléno-humérale, l'arthrite acromio-claviculaire, l’ostéoporose ou même une luxation de l'épaule (Gordon et al. 2016). Elle permet également de mesurer l’ascension de la tête humérale en faveur d’une rupture de coiffe comme cause alternative de la douleur de l'épaule du patient (Buchard et al., 2017; Fields et al., 2019).


EVALUATION DE SUIVIS

Une fois la capsulite rétractile diagnostiquée, il sera important de détecter les différents facteurs de risques qui pourraient influencer négativement l’évolution du patient lors de sa rééducation. Ces facteurs de risques peuvent être classés en drapeaux de différentes couleurs : 

on retrouve donc : 

  • les drapeaux rouges (pathologies sous-jacentes)
  • les drapeaux oranges (pathologies psychiatriques)

Ces 2 drapeaux constituent des critères d’exclusion, le thérapeute ne s’occupera pas de ces patients.

  • les drapeaux jaunes (facteurs de risque individuels, psychologiques, cognitifs, comportementaux)
  • les drapeaux bleus (facteurs de risque liés à l’activité professionnelle et à sa perception sur la santé)
  • les drapeaux noirs (facteurs de risque liés au contexte et aux obstacles (législatif, assurance…)

Plus le patient présentent des drapeaux jaunes, bleus, noirs, plus l’évolution risque d’être difficile.


Pour évaluer ces éléments, le thérapeute peut utiliser toute une série de questions clés : 

  • Qu’est-ce qui selon vous à causé le problème ? 
  • Que pensez-vous qu’il va vous arriver maintenant ? 
  • Comment faites-vous face à votre problème ? 
  • Quand pensez-vous reprendre le travail ? 
  • Qu’est-ce qui pourrait être fait au travail pour améliorer la situation ?


Une fois ces drapeaux investigués, différents éléments de suivis sont importants à prendre en compte pour guider la rééducation et évaluer les effets des interventions thérapeutiques. 

Les lignes directrices cliniques recommandent l'utilisation de mesures objectives des déficits physiques combinées avec des scores d’auto-évaluation fonctionnels validés (Kelley et al., 2013). Les mesures de l’amplitude active et passive sont donc généralement combinées avec les résultats de la raideur de l’épaule perçue par le patient, l’intensité de la douleur et de la fonction de l’épaule  autodéclarée (De Baets et al. 2020) :

Il peut être intéressant de connaître la perception du patient concernant la raideur de son épaule lors du mouvement (De Baets et al. 2020). Le thérapeute peut utiliser une échelle de notation numérique à 11 points avec 0 = aucune sensation de raideur d'épaule et 10 = sensation de raideur d'épaule la plus élevée imaginable. Il peut être intéressant de demander au patient de noter leur perception de raideur de l’épaule moyenne au cours de la dernière semaine.  

L’intensité de la douleur sera également un point essentiel du suivi du patient tout au long de la rééducation. Le thérapeute pourra utiliser l’échelle visuelle analogique (EVA) pour connaître l’intensité de la douleur moyenne du patient liée à l’épaule au cours de la dernière semaine, au repos, la nuit et lors d'activités de la vie quotidienne (De Baets et al. 2020).

Par rapport aux différents scores, les recommandations indiquent avec un fort niveau de preuves, que les cliniciens devraient utiliser des scores validés tels que :  (Kelley et al. 2013). 

  • Le quick DASH : qui reste le plus représenté en France et qui évalue les incapacités fonctionnelles et les symptômes de votre patient.
  • Le SPADI : qui est un auto-questionnaire sur la douleur et les limitations de fonctions.
  • L’ASES : qui est applicable à tous les patients atteints de pathologies de l’épaule, quel que soit leur diagnostic spécifique.

L’utilisation de ces scores permettent, s’ils sont réalisés avant et après les séances de kinésithérapie, de suivre l’évolution des limitations fonctionnelles du patient. 

Également les thérapeutes pourraient utiliser des scores permettant de compléter l’évaluation « psychologique » du patient et d’identifier éventuellement d’autres drapeaux jaunes par exemple avec le score PCS (Pain catasrophizing Scale) ou le TSK (Tampa Scale of Kinesiophobia) (Tkachuk & Harris, 2012; Wheeler et al., 2019). Une revue systématique de 2018 souligne que des niveaux plus élevés de catastrophisation et de kinésiophobie sont associés de manière significative à une plus grande intensité de la douleur et du handicap chez les patients souffrant de l'épaule (Martinez-Calderon et al., 2018).


De manière générale, le tableau suivant reprend les différents questionnaires pouvant être utilisés dans l’évaluation de l’épaule de votre patient avec pour chaque questionnaire les facteurs mesurés. 


Pour évaluer les différents mouvements actifs et passifs de l’articulation gleno-humérale, le thérapeute peut utiliser un goniomètre ou un inclinomètre (De Baets et al. 2020). Les mesures peuvent être effectuées avec le patient assis sur un tabouret, avec le tronc en position verticale. Dans le cas de l’évaluation en mobilisation passive, le thérapeute vient fixer la scapula avec le thorax et réalise doucement (pour éviter les contractions musculaires involontaires) les différents mouvements de l’articulation gléno-humérale. Le mouvement peut être effectué jusqu’à ce que la douleur arrête le mouvement ou jusqu’à ce que l’amplitude maximale soit atteinte puis le thérapeute prendre la mesure. 

Toute cette anamnèse, ce bilan clinique et ces scores vont permettre ensuite de définir le niveau d’irritabilité du patient afin d’orienter et guider le traitement tout au long de la rééducation (Vaillant et al. 2013 ; Kelley et al. 2013). En effet l'irritabilité est un terme utilisé par les cliniciens de la rééducaton pour refléter la capacité des tissus à tolérer le stress physique, (Mueller et al. 2002) et est vraisemblablement liée à l'état physique et à l'étendue de l'activité inflammatoire présente (Kelley et al. 2013).


On retrouve 3 grades d’irritabilité : haute, moyenne ou faible.

Lors de chaque début de séance, le thérapeute peut poser certaines questions clés permettant de déterminer le grade d'irritabilité dans laquelle se trouve le patient : 

  • Où en est-il au niveau de la douleur ? (EVA)
  • Comment est la douleur au repos et la nuit ?

Le patient, dans une irritabilité élevée, est plus susceptible de rapporter une douleur constante la nuit ou au repos. Lorsqu’il s’agit d’une irritabilité modérée, la douleur sera souvent intermittente : parfois il arrive à dormir sur son épaule, parfois ça le réveille :  il n’est pas constamment ennuyé par la douleur. Lorsque le patient est dans une phase d’irritabilité faible, la douleur est très faible voire absente. 

  • Où le patient se situe au niveau de la répercussion fonctionnelle ?

Grâce à certains tests cliniques, le thérapeute pourra déterminer si le patient se situe dans un handicap élevé, moyen ou faible. 

  • Est-ce que la douleur apparaît avant la fin du mouvement ou non ?

Les patients présentant une irritabilité élevée vont être rapidement limités, par exemple lors de l’élévation du bras qui sera très douloureuse. 

Généralement, en phase aiguë, ce sont des patients qui présenteront des amplitudes de mouvements plus limitées en actif qu’en passif. Typiquement, les patients ayant une irritabilité élevée n’arriveront pas à effectuer eux même une élévation antérieure complète. En revanche, le thérapeute obtient souvent une amplitude plus importante lorsqu’il teste l’épaule passivement. 

Dans le cas d’une irritabilité moyenne, le patient est légèrement limité par la douleur mais il arrive globalement à effectuer le mouvement dans son entièreté. Dans le cas d’une irritabilité faible, on peut aller plus loin dans le mouvement et même mettre une légère surpression dans la fin d’amplitude.

La question de l’irritabilité du patient est quelque chose qui est utilisé pour la capsulite mais aussi pour d’autres pathologies de l’épaule. Il est donc important d’évaluer séance après séance le niveau d'irritabilité du patient pour adapter chaque fois  les interventions (Kelley et al. 2013). De manière générale, si le patient présente de fortes douleurs, la prise en charge sera essentiellement accès sur la modification de l'activité et les modalités appropriées, les médicaments et la thérapie manuelle pour soulager la douleur et l'inflammation. En revanche, chez un patient ayant une irritabilité faible le thérapeute pourra proposer des exercices plus poussés.

Il est important de déterminer à quel moment un patient passe d’une phase d’irritabilité à l’autre. Sur quels éléments va-t-on pouvoir se baser pour savoir que notre patient passe d’une phase à l’autre ? C’est important de le savoir pour pouvoir proposer des adaptations dans le traitement. 

On peut donc poser quelques questions au patient à savoir s’il arrive à dormir petit à petit sur son épaule par exemple. S’il vous dit qu’il y arrive, on peut se dire qu’il diminue son niveau d’irritabilité. Il était peut-être dans la phase d’irritabilité élevée, et maintenant il passe à la phase suivante. Ce sont des éléments cliniques sur lesquels on peut se baser pour dire que le patient évolue. Ce qu’il est également intéressant de savoir, c’est si le patient est vraiment bloqué ou si c’est la douleur qui l’empêche d’avoir de plus grandes amplitudes. Sur base de ces éléments, on peut se dire qu’on passe de la phase inflammatoire de la phase douloureuse vers l’épaule gelée, où il y aura davantage de raideur que de douleur. Le patient perd progressivement la sensation de brûlure, de lourdeur dans l’épaule (par exemple : prendre un ticket de parking ou mettre la ceinture ne lui cause quasiment plus de douleur).

Souvent après la première séance de kinésithérapie, les patients peuvent sentir une amélioration  mais aux séances suivantes, ils peuvent avoir l’impression que ça n’évolue plus. Il va y avoir des phases de plateau, avec des évolutions par palliers (Blinder et al. 1984). Il faut bien évidemment les prévenir qu’il est normal que cela prenne du temps.

Bien entendu, il peut être important de garder en tête que la sensibilisation centrale (SC), définie comme une " amplification de la signalisation neuronale au sein du système nerveux central (SNC) provoquant une hypersensibilité à la douleur" (Woolf et al. 2011), peut jouer un rôle dans l'apparition de la douleur chez le patient souffrant d’une capsulite rétractile.

Le thérapeute soupçonnant une douleur d’origine centrale adaptera son traitement pour réduire l’irritabilité du patient et la peur du mouvement (Sawyer et al. 2017). L’éducation aux neurosciences de la douleur peut être une approche intéressante chez ces patients. Le thérapeute peut par exemple inviter le patient à consulter le site “retrain pain” qui permet d’expliquer de manière simplifiée les différents mécanismes de la douleur. 





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Prise en charge

À noter : Retrouvez des exemples de prises en charge en vidéos en fonction de l'irritabilité du patient en bas de cette page

TRAITEMENT

Quels sont les outils à la disposition du thérapeute permettant d’entreprendre le traitement de la capsulite rétractile ? 

À l’heure actuelle, de nombreux moyens de traitements existent pour prendre en charge les patients souffrant d’une capsulite rétractile.

Les preuves empiriques suggèrent que certaines techniques et modalités de physiothérapie sont fortement recommandées pour le soulagement de la douleur, l'amélioration des amplitudes de mouvement et l'état fonctionnel chez les patients atteints de capsulite rétractile, tandis que d'autres sont modérément ou légèrement recommandées (Nakandala et al. 2021).

Cependant, l'efficacité d'une modalité de traitement par rapport à une autre est incertaine. De plus, certains patients viennent avec des idées préconçues, donc il ne faut pas avoir peur de leur dire qu’on ne sait pas ce qui est idéal, que certains traitements fonctionnent mais pas chez tout le monde. 

Beaucoup de choses peuvent être mises en place : des traitements médicamenteux oraux (Georgiannos et al. 2017 ; Buchbinder et al. 2004) ou des injections de corticostéroïdes (Ranalletta et al. 2016 ; Shin et al. 2013 ; Wang et al. 2017 ; Koh et al. 2016 ; Roh et al. 2012) ; il y a toutes les techniques de thérapie manuelle, d’étirements, de mobilisations, d’exercices (Çelik et al. 2016 ; Ibrahim et al. 2014 ; Deshmukh et al. 2014 ; Hussein et al. 2019. Chen et al. 2009), l’acupuncture (Koh et al. 2013), les ondes de chocs (Chen et al. 2014 ; Vahdatpour et al. 2014). On retrouve également des techniques plus agressives et invasives comme l’arthrodistension scapulo-humérale, la mobilisation sous anesthésie générale et la capsulotomie arthroscopique (Cho et al. 2019).   

La prise en charge non chirurgicale, ou conservatrice, est le choix de traitement le plus indiqué : la plupart des patients s'améliorent généralement en 6 à 18 mois (Georgiannos et al. 2017). En l’absence de consensus sur la meilleure intervention thérapeutique conservatrice, il est préférable de combiner différentes modalités de traitements (Page et al. 2014). Bien entendu, les modalités de traitement vont être choisies en fonction du degré d’irritabilité du patient.


Au niveau international, l’APTA a émis ces recommandations de bonnes pratiques à destination des masseurs-kinésithérapeutes (Kelley et al. 2013). Ce document, publié en 2013, s’appuie sur la littérature du XXème siècle jusqu’à 2011 afin d’établir quelles étaient les techniques qui montraient un réel intérêt dans le but de répondre aux objectifs de rééducation posés dans le cadre de la prise en charge de la capsulite rétractile de l’épaule.


Dans la mesure où la kinésithérapie est une profession évoluant de manière permanente et où les actes réalisés se doivent d’être validés et de montrer leur intérêt, il pourrait être intéressant de se pencher sur des données plus récentes de la littérature abordant les techniques de kinésithérapie relatives à la prise en charge de la capsulite rétractile depuis septembre 2011.

En effet, cela pourrait permettre dans un premier temps de mettre en évidence ou non si de nouvelles techniques sont à disposition du masseur-kinésithérapeute dans la prise en charge de la capsulite. Dans un second temps, s’intéresser aux données récentes de la littérature à ce sujet pourrait permettre ou non, d’infirmer les recommandations déjà émises par l’APTA

Tout d’abord, en 2013, les experts recommandaient aux cliniciens d’éduquer le patient afin qu’il puisse comprendre ce qu’est une capsulite rétractile ainsi que le traitement associé. La description de la pathologie (synovite / angiogenèse évoluant vers la fibrose) peut apaiser les peurs et préparer le patient à la progression par étapes de la maladie et à la guérison.

La plupart seront des patients qui voudront participer à leur rééducation. En l'absence d'information et d'éducation, ils ont tendance à rester passifs. 

Également les patients doivent comprendre que les exercices et les étirement  doivent être en accord avec le niveau d’irritabilité actuel (niveau de preuve modéré) (Kelley et al. 2013). Il sera donc également très important de leur indiquer les signes qui montrent une bonne ou une mauvaise évolution. 

L'identification de facteurs psychosociaux révélés avec le PCS ou le TSK par exemple, peut inciter le thérapeute à employer des stratégies spécifiques d'éducation du patient afin d’optimiser les effets bénéfiques des interventions. 

En 2015, Jeremy Lewis parle d’une première étape primordiale concernant l’éducation du patient. Le thérapeute devra être capable de répondre aux différentes questions du patient à savoir : 

  • Qu’est-ce que j’ai ? 
  • Quelle est la cause du problème ? 
  • Combien de temps cela va-t-il durer ? 
  • Quel est le pronostic ? 
  • Quels sont les traitements proposés ? 
  • Quels sont les résultats attendus ? 

Les différents traitements existants : 

Dans une récente revue systématique, les auteurs ont constaté que :

  • Les ondes de chocs
  • Les exercices d'étirement
  • Les injections de corticostéroïdes
  • Certaines techniques et modalités de physiothérapie

peuvent être fortement recommandés pour améliorer les niveaux de douleur, l'amplitude des mouvements et le statut fonctionnel des patients atteints de capsulite adhésive lors du stade 2 (“Stade de gel” selon la théorie des 4 stades de Neviaser et al de 1945 ) (Nakalanda et al. 2021).

La thérapie au laser ainsi que d'autres thérapies conservatrices sont fortement recommandées pour soulager la douleur et augmenter l'amplitude des mouvements, malgré des preuves légères en faveur de l'amélioration de l'état fonctionnel des patients au stade de raideur.

La technique manuelle de relâchement musculaire a des preuves légères en termes de soulagement de la douleur et d'amélioration de l'amplitude du mouvement, mais son efficacité en termes d’amélioration fonctionnelle n'a pas été évaluée dans leur étude.

Toutes les autres interventions incluant :

  • la BVA (acupuncture au venin d’abeille)
  • la cryothérapie
  • la mobilisation
  • les techniques PNF
  • les ultra-sons
  • les mouvements passifs continus
  • les exercices de renforcement
  • les exercices dynamiques de “reconnaissance” scapulaire
  • les techniques de kinésithérapie conventionnelles isolées

sont présentées avec des preuves modérées en termes de soulagement de la douleur, d'amélioration de l'amplitude des mouvements et du statut fonctionnel des patients atteints de capsulite rétractile au stade de raideur.

Les ondes de chocs 

Concernant les ondes de chocs, l’essai de Hussein et al. (2015) ont en effet démontré une baisse statistiquement significative de la douleur évaluée à l’EVA au sein du groupe ayant subi le traitement par ondes de chocs en comparaison au groupe contrôle.

De même les auteurs ont trouvé une augmentation statistiquement significative des amplitudes évaluées (abduction et rotation latérale) après intervention à court et moyen terme en faveur du groupe intervention par rapport au groupe contrôle.

Enfin la fonction de l’épaule était également significativement améliorée au sein du groupe d’intervention comparé aux groupe placebo.

Toutefois, les ondes de chocs étant un traitement agressif et irritant, il est difficile d’imaginer avoir recours à cette technique chez un patient très douloureux notamment dans les phases débutantes de la pathologie. L’essai de Hussein (2016), rapporte que la durée moyenne des symptômes des patients prenant part à l’étude était de 11 mois laissant penser que la plupart des sujets ne se trouvaient plus en phase douloureuse rendant alors plus plausible l’utilisation des ondes de chocs.

Les injections de corticostéroïdes

Il existe des preuves raisonnables de l'utilisation de corticostéroïdes intra-articulaires dans le traitement de la capsulite rétractile (Nakalanda et al. 2021). Les corticostéroïdes ont un effet suppressif général sur la réponse inflammatoire et entravent la différenciation des fibroblastes en myofibroblastes (Hettrich et al. 2016).

Il est également intéressant de noter qu’au plus l'injection de corticostéroïdes est administrée tôt dans le processus de la pathologie, plus l'effet sur les symptômes cliniques est important. Les corticostéroïdes peuvent supprimer la réponse inflammatoire, mais ils ne peuvent pas inverser les changements fibrotiques plus tard dans la cascade. Lorsqu'ils sont administrés ultérieurement au stade de raideur, l'effet des corticostéroïdes est généralement plus temporaire (Ahn et al. 2018)

Traitement médicamenteux

Sur le plan médicamenteux, les AINS peuvent soulager la douleur et réduire les troubles du sommeil, mais ils n'ont pas d'effet substantiel sur la récupération (Cho et al. 2019).

L’acupuncture au venin d’abeille

Dans leur étude, Koh et al ont rapporté des effets significatifs de l’acupuncture au venin d’abeille (AVA) associé à un traitement de kinésithérapie sur une période de suivi de 12 semaines comparé à un groupe ayant simplement un traitement de kinésithérapie.

À noter que dans cette étude le traitement de kinésithérapie comprenait 15 minutes de stimulation nerveuse électrique transcutanée (TENS), de thermothérapie infrarouge transcutanée et de technique de thérapie manuelle.

L’efficacité rapportée sur la réduction de la douleur et l’amélioration de la fonction a été ré-évaluée rétrospectivement 1 an plus tard par Park et son équipe. (Park et al. 2014). Les auteurs ont constaté que les effets restaient cliniquement efficaces 1 an après le traitement et pouvaient contribuer à améliorer la qualité de vie à long terme des patients atteints de capsulite rétractile.

La cryothérapie du corps entier

En 2013, Ma et al ont trouvé que la cryothérapie du corps entier combiné aux modalités de physiothérapie et une mobilisation articulaire passive était plus efficace pour la réduction de la douleur, des amplitudes articulaires et de la fonction que le groupe ayant bénéficié uniquement des modalités de physiothérapie et de mobilisations articulaires passives (Ma et al. 2013)

La technique de Mulligan + compresses chaudes

Dans leur étude réalisée en 2013, Doner et al ont évalué la technique de Mulligan pour soulager la douleur et améliorer la capacité fonctionnelle de l'épaule chez les patients atteints de capsulite rétractile en phase de raideur sur un suivi de 3 mois. Dans leur étude, les participants étaient répartis en 2 groupes : un groupe a été traité avec des compresses chaudes, du TENS et des exercices d'étirement passifs. L’autre groupe a été traité avec des compresses chaudes, du TENS et des techniques de Mulligan.

Les auteurs ont rapporté que la technique de Mulligan et les exercices d'étirement passifs sont à la fois efficaces pour réduire la douleur et restaurer l'amplitude des mouvements et la fonction. Cependant, par rapport aux exercices d'étirement, la technique de Mulligan a conduit à de meilleures améliorations en termes de douleur, d'amplitude de mouvement, de scores d'épaule et de satisfaction du patient et du physiothérapeute (Doner et al. 2013)

Exercice + thérapie manuelle VS exercice seul

Dans leur étude en 2015, Ali et Khan n’ont rapporté aucune différence significative entre la mobilisation combinée à des exercices par rapport aux exercices seuls sur une période de suivi de cinq semaines (Ali et al. 2015). Les auteurs ont conclu que ces méthodes sont équitablement efficaces dans la gestion des capsulites rétractiles de l'articulation de l'épaule.

Mobilisation + étirements intermittents VS étirements seuls

Dans leur étude de 2016, Celik et al, ont rapporté que la mobilisation articulaire associée à des exercices d'étirement est meilleure que l'exercice d'étirement isolé pour le gain d’amplitude en rotation externe, d'abduction et pour l’amélioration du score fonctionnel après 1 an de suivi (Celik et al. 2016).

Le thérapeute devra donc apprendre au patient différents exercices d’étirements dont l’intensité sera déterminée par le niveau d’irritabilité du patient. L’intérêt de ces étirements sera donc plus important sur l’amélioration de la fonction de l’épaule lorsque ceux-ci sont associés à des mobilisations d’épaule plutôt que lorsqu’ils sont réalisés seuls (Celik et al. 2016).

Technique de mobilisation postérieure gléno-humérale 

En 2015, Espinoza et al ont évalué les effets thérapeutiques des techniques de mobilisations postérieures avec techniques de distraction selon Kaltenborn après un entraînement sur cyclo-ergomètre manuel pendant 15 minutes. Les auteurs ont démontré un effet thérapeutique significatif comparé à un traitement de kinésithérapie conventionnel (ultrasons, exercices auto-assistés, exercices isométriques…).

Dans son étude en 2015, Jeremy Lewis propose dans son étude des techniques de mobilisations antéro-postérieure de la tête humérale combinées simultanément par une rotation externe du patient à l’aide d’une canne ou d’un manche à balais. Jeremy Lewis souligne que cette méthode permet de renforcer l’effet des mobilisations antéro-postérieures effectuées de manière isolée.

Technique de Kaltenborn en fin d’amplitude et moyenne amplitude

En 2017, Kouser et al ont comparé l'efficacité de la mobilisation de Kaltenborn pour les amplitudes extrêmes et moyennes. Les auteurs ont trouvé une efficacité plus importante des techniques sur la mobilisation des amplitudes extrêmes.  

Effet des techniques de relâchement musculaire

En 2017, Shin et al ont effectué une intervention de relâchement musculaire sur les muscles grand pectoral, trapèze supérieur, infra-épineux, deltoïde postérieur et grand rond (pendant environ 30 minutes) après 15 minutes de coussin chauffant et 10 minutes de cyclo-ergomètre manuel. Les auteurs ont trouvé des effets immédiats sur les performances musculaires de l’épaule, la cinématique des articulations de l’épaule et la douleur. Ces résultats impliquent que la douleur et le tissu contractile peuvent avoir une influence sur les anomalies de la mobilité de l'épaule et du contrôle des mouvements.


Techniques d’étirement statique progressif

Dans leur étude en 2014, Ibrahim et al ont utilisé un dispositif d'étirement statique progressif (SPS en anglais) en même temps que les techniques de physiothérapie traditionnelles et ont comparé les effets avec la physiothérapie conventionnelle seule. Le dispositif SPS a eu de meilleurs effets à long terme en améliorant les amplitudes de mouvement, la douleur et le statut fonctionnel des patients après 12 mois de suivi.

Paul et al ont effectué des étirements de la capsule inférieure grâce à un appareil de contre-traction et ont constaté des améliorations significatives sur la fonction de l’épaule en combinant la contre-traction à la kinésithérapie après 2 semaines de suivis.

En 2019, Duzgun et al. ont comparé l'étirement capsulaire postérieur avec la mobilisation scapulaire et les deux groupes ont été croisés et réévalués après le premier traitement. Des améliorations significatives de l’amplitude de mouvement ont été notées dans les deux groupes. Toutefois, aucune différence significative n’a été constatée entre les groupes.

Technique de facilitation neuromusculaire proprioceptive (PNF)

En 2015, Akba¸s et al ont évalué les effets des techniques de facilitation neuromusculaire proprioceptive (PNF) du membre supérieur et de la scapula associées à un traitement de kinésithérapie conventionnel sur les patients souffrant d’une capsulite rétractile. Les auteurs ont indiqué des effets significatifs sur la douleur nocturne et l’amplitude des mouvements en flexion et en abduction par rapport au groupe témoin. Cependant, dans l'étude de Balci et al. aucune différence significative n'a été notée entre les techniques PNF scapulaires et les modalités de kinésithérapie en termes d'amélioration de la douleur (Balci et al. 2016).

Renforcement musculaire

Concernant le renforcement, Rawat et al ont évalué l’effet d’un renforcement de la coiffe des rotateurs chez des patients atteints de capsulite rétractile (Rawat et al. 2016). Les résultats montrent une baisse significative de la douleur à court-terme (4 semaines) en faveur du groupe ayant été soumis au renforcement de la coiffe par rapport au groupe contrôle. Concernant les amplitudes, à l’exception de la flexion (p>0.05), toutes les autres amplitudes évaluées, à savoir l’abduction et les rotations ont montré une augmentation significative (p≤0.001) au sein du groupe intervention et en comparaison entre les deux groupes à 4 semaines. Enfin les auteurs ont également trouvé une amélioration significative (p<0.001) de la fonction de l’épaule en faveur du groupe intervention par rapport au groupe contrôle.


Prise en charge de la capsulite rétractile en pratique :

Concrètement, que peut faire un kinésithérapeute en pratique ? 

Il peut être intéressant de faciliter notre approche en considérant 2 phases principales : 

Une phase dans laquelle la douleur est plus importante que la raideur et une phase dans laquelle la raideur est plus importante que la douleur (Lewis et al. 2015)

Lorsque la douleur est dominante, l’objectif principal sera de diminuer cette douleur. Le thérapeute pourra tester différentes interventions recommandées dans la littérature afin de voir lesquelles  correspondent le mieux au patient. 

De manière générale, l’éducation sera très importante lors de cette phase notamment pour faire comprendre au patient que toute activité provoquant une douleur au délà de 2/10 à l’EVA doit être provisoirement proscrite afin d’éviter d’entretenir le processus inflammatoire.

En effet, le thérapeute devra faire en sorte que l’épaule ne reste pas enflammée trop longtemps. La phase douloureuse est une phase qu’il faut essayer de quitter le plus tôt possible. Plusieurs techniques peuvent être utilisées durant cette phase pour limiter la douleur : les étirements et mobilisations douces, des massages, les techniques comme le laser, le TENS, la cryothérapie, les infiltrations, l’acupuncture, les exercices,  la diathermie à ondes courtes….

De manière générale, le thérapeute restera dans de faibles grades de mobilisation, en dehors de la zone de résistance. Il est recommandé d’effectuer des étirements très doux et très courts (de 1 à 5 secondes), des exercices de pendules, des mobilisation douces en rotation externe (Chan et al. 2017), des mouvements auto-assistés et actifs (Lewis et al. 2015). 

Lorsque l’on parle « d’étirement » et de mobilisation, on effectue ici des mouvements où on ne travaillera pas l’amplitude complète et toujours en infra-douloureux (Lubis et al. 2013). En effet, une sollicitation au-delà du seuil douloureux semblerait avoir des résultats moins bons que lors de mobilisations infra-douloureuses. L’effet négatif de la kinésithérapie incluant les techniques de mobilisation au-delà du seuil de douleur au début de la pathologie s'explique par les propriétés mécanosensibles des fibroblastes (Diercks et al. 2004).

Le thérapeute pourra également travailler dans un premier temps à distance de l’épaule, par exemple au niveau des cervicales ou au niveau thoracique….

Concernant l’injection de cortisone, il peut être intéressant de retenir qu’elle peut  être utile pour court-circuiter cette phase où la douleur domine sur la raideur (Sun et al. 2016), en particulier au cours des 6 premières semaines (Cho et al. 2019). Sur la base des résultats d’une récente revue systématique, les auteurs recommandent l'utilisation des infiltrations pour les patients avec une épaule gelée d'une durée inférieure à 1 an, car elles semblent présenter des avantages plus précoces que les autres interventions ; les auteurs soulignent que ces avantages pourraient durer jusqu'à 6 mois (Challoumas et al. 2020). 

Il sera également important de proposer au patient des exercices à effectuer à son domicile entre les séances de kinésithérapie. Ces exercices pourront être effectués 1 à 2 fois par jour. Toutefois, il n’existe pas de preuves vis-à-vis de la fréquence optimale, du nombre de répétitions, ou de la durée des exercices (Kelley et al. 2013).  Le thérapeute devra donc prévenir le patient que tous ces exercices sont à effectuer en infra-douloureux (éventuellement une douleur de maximum 2/10 sur l’EVA peut être tolérée).


Lorsque le patient présente davantage de raideur que de douleur, le thérapeute va pouvoir accentuer ses techniques par exemple, en prolongeant les postures d’étirements statiques (Donatelli et al. 2014). Le thérapeute va pouvoir chercher des grades de mobilisations plus importants,  des étirements plus puissants (Dempsey et al. 2011) en allant chercher la résistance. Au fur et à mesure, les décoaptations et glissements au niveau de la tête humérale pourront être plus importants tout en respectant la tolérance et l’irritabilité du patient notamment au début de cette nouvelle phase afin d’éviter qu’il ne bascule à nouveau dans une phase plus douloureuse. 

L’éducation du patient devra être maintenue tout au long de la rééducation : il est important de lui parler de ce qu’il va ressentir, de la progression de la pathologie etc.

Plus tard dans cette phase il pourra être intéressant de proposer au patient des séances avec ondes de chocs étant donné le haut niveau de preuve rapporté récemment dans la littérature.  


Exemples de prise en charge

Phase 1 : phase inflammatoire / phase douloureuse.



Phase 2 : phase de raideur.

Phase 3 : phase de récupération.

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Bibliographie du module

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Rémy M
Kinésithérapeute libéral
"Fullphysio m’a permis de développer beaucoup de connaissances qui étaient lointaines pour moi au niveau des pathologies ainsi qu’au niveau traitements. La qualité de l’enseignement et les exercices adaptés à chaque type de pathologie permettent un apprentissage total. Fullphysio me facilite vraiment la vie car toutes les informations sont basées sur l’évidence donc ça me permet de lire directement sans avoir à chercher par mes propres moyens. Fullphysio est une plateforme complète, interactive et très ludique avec les quiz pour se tester, l’accès aux différentes vidéos, aux différents tests qui permettent d’éliminer ou d’argumenter les différentes pathologies que peut avoir notre patient."
Arthur P.
Étudiant kiné en 4ème année
"En tant qu’étudiant en 4ème année et futur professionnel, Fullphysio m’aide à organiser mes séances, revoir mes pathologies et avoir des exemples d’exercices à adapter dans ma prise en charge avec mon patient. Je gagne beaucoup de temps avec des fiches claires et synthétiques ! On ressent beaucoup de travail derrière chaque module ! Je recommande !"
Simon G
Kinésithérapeute libéral
"Afin d’être mieux préparé à prendre en charge une pathologie bien spécifique, je n’hésite pas à consulter fullphysio.io"
Antonio B.
Étudiant kiné en 4ème année
Je suis étudiant en 4ème année, avec Fullphysio j'ai de quoi enrichir mes connaissances sur plein de sujets variés. Les modules sont hypers intéressants et à la page de l'actualité. Avec Fullphysio je gagne du temps dans mes révisions. L'équipe est très professionnelle et à l'écoute !
Julie D.
Kinésithérapeute libéral
"Fullphysio est une plateforme très pratique qui regroupe beaucoup d’informations. Elle est très bien organisée, par thème et facile à utiliser. À souligner également le chouette suivi de la part de l'équipe"
Paloma M.
Étudiante kiné en 2ème année
"Étant en seconde année de kiné et voulant compléter mon enseignement. Je m'appuie désormais tous les jours sur toutes les ressources que propose Fullphysio. Les synthèses sont complètes, simples et organisées, à l'image du site d'ailleurs. Ce qui me fait gagner un temps non négligeable ! Merci beaucoup du travail que vous fournissez."
Pierre H
Kinésithérapeute libéral
"La centralisation des informations proposée par Fullphysio m'a permis de gagner un temps précieux sur mon emploi du temps. Je pourrais difficilement m'en passer maintenant"
Émilie P.
Kinésithérapeute libéral
"Grâce à Fullphysio j’ai pu améliorer la prise en charge de mes patients très rapidement !”
Savanah H.
Kinésithérapeute libéral
“Fullphysio est devenu pour moi la façon idéale de tester et rafraîchir mes connaissance grâce aux nombreux outils mis à notre disposition"
Antoine P.
Kinésithérapeute libéral
"Fullphysio est un outil très intéressant pour tout kinésithérapeute désirant maintenir ses compétences à jour"
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On nous pose souvent ces questions, on y répond !

À quelle fréquence sont ajoutées les ressources ?
Nous ajoutons de nouvelles ressources toutes les semaines. La conception de ces ressources nous demande un travail de recherche scientifique extrêmement important afin de vous fournir des contenus de très grande qualité et à forte valeur ajoutée. 

Les modules et les fiches synthèses sont les ressources qui demandent le plus de préparation. Celles-ci sont ajoutées en moyenne tous les 15 jours.
Concernant les autres ressources, celles-ci sont ajoutées toutes les semaines.
Les ressources sont-elles régulièrement mises à jour ?
Absolument ! Nous veillons à mettre régulièrement à jour toutes nos ressources afin que vous restiez à la page et à la pointe de l'actualité en kinésithérapie.
Vous devez mettre beaucoup de temps pour créer les ressources, non ?
Toute l’équipe est mobilisée pour vous proposer des ressources de très grande qualité et à forte valeur ajoutée. Nous travaillons chaque jour avec passion pour arriver à ce résultat !
Pour vous donner un ordre d'idée, pour un module et ses ressources associées, cela nous demande entre 5 à 10 jours de travail complet et 4 personnes mobilisées.

Beaucoup de travail pour nous, mais un gain de temps incroyable pour vous !
Puis-je démarrer avec un abonnement Découverte (gratuit) et passer en Illimité par la suite ?
Tout à fait ! Vous pouvez découvrir la plateforme à votre rythme avec l’abonnement Découverte qui est gratuit et passer en Illimité quand vous le souhaiterez.
Je veux souscrire à un abonnement Illimité. Comment utiliser mon code de parrainage ou mon code promo ?
Au moment où la fenêtre de paiement s’affiche vous avez simplement à cliquer sur “J’ai un code promotionnel” (voir ci-dessous) puis à indiquer votre code. La réduction sera appliquée.
Quels sont les moyens de paiements pour souscrire à un abonnement Illimité ?
Vous avez la possibilité de régler votre abonnement par carte bancaire via notre solution de paiement sécurisée Stripe.
Si je prends un abonnement Illimité mensuel, dois-je payer manuellement tous les mois ou c’est automatique ?
Votre abonnement se renouvelle automatiquement tous les mois. Vous n’avez rien à faire !
Les abonnements sont-ils vraiment sans engagement ?
Oui, les abonnements sont sans engagement. Vous avez la possibilité de résilier très facilement votre abonnement à tout moment en vous rendant sur votre Tableau de bord > Abonnement > annuler mon abonnement.
Comment modifier mon moyen de paiement ?
Rendez-vous sur votre Tableau de bord > Abonnement > Gérer mon abonnement & informations de paiement.
À qui s'adresse Fullphysio ?
Étudiants : Aux étudiants qui souhaitent gagner du temps dans la compréhension des pathologies étudiées en cours et appréhender de manière concrète les pathologies qu'ils traiteront en tant que kinésithérapeute !

Kinésithérapeutes : Aux kinés qui souhaitent gagner du temps dans la recherche d’informations essentielles à la bonne prise en charge de vos patients et qui veulent gagner en efficacité ainsi qu'en confiance dans leurs prises en charge.Aux kinés qui souhaitent perfectionner leurs compétences en permanence afin d’améliorer les résultats de leurs traitements.
NOUS SOMMES LÀ POUR VOUS !
Fullphysio, c’est une équipe à votre service !
Pour toute demande contactez-nous par email ou par téléphone :
+33 7 80 99 74 37
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