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La fasciapathie plantaire
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La fasciapathie plantaire

Vous trouverez ici tous les éléments nécessaires pour comprendre cette pathologie, pour réaliser un examen clinique complet et pour effectuer une prise en charge en suivant les dernières recommandations EBP.
Mis à jour le :
13/9/2021

Avant-propos

S’il est vrai que la fasciapathie plantaire (FP) représente la cause la plus fréquente de douleur au talon, la pathogenèse n'est actuellement pas bien comprise (Schleip, 2012). La littérature relate tout de même un certain nombre de facteurs susceptibles d'augmenter le risque de souffrir de fasciapathie plantaire (FP) (Petraglia et al. 2017; Hamstra-Wright et al. 2021).

Souvent, les patients ne recherchent pas de conseils de santé primaires tant que les symptômes ne sont pas déjà chroniques (Monteagudo et al. 2018). Or l’altération fonctionnelle du pied et de la capacité de marche affecte la santé globale et peut expliquer la diminution de la qualité de vie générale chez les patients atteints de FP (Irving et al. 2008).

Il est tout de même important de noter qu’environ 90% des patients atteints de FP constateront que leurs symptômes disparaissent dans les 12 mois avec un traitement conservateur (Crawford et al. 2003). L’objectif de ce module est de donner un aperçu détaillé des nouvelles découvertes concernant l’étiologie de la fasciapathie plantaire, ses facteurs de risques, et les dernières recommandations concernant son diagnostic et sa prise en charge.

Introduction à la pathologie

Rappels anatomiques :

Le fascia plantaire est décrit comme un tissu conjonctif dense, principalement composé de fibrocytes, qui sert de lien entre le tubercule médial plantaire du calcanéum et l'avant-pied (Motley et al. 2021). Dans les divers manuels d'anatomie, les termes « fascia plantaire » et « aponévrose plantaire » sont utilisés de manière interchangeable. En fait, le terme "aponévrose" est généralement utilisé pour désigner un tissu avec un arrangement unidirectionnel de fibres de collagène, alors qu'un fascia est une structure avec un arrangement multidirectionnel des fibres (Langevin et al. 2009).

Dans leur étude de 2013, Stecco et al. ont indiqué que les fibres de collagène étaient principalement disposées dans une direction longitudinale (proximale à distale-, mais qu'il y avait aussi diverses fibres verticales, transversales et obliques. Les auteurs soulignent que cette configuration multicouches de fibres de collagène est une caractéristique typique des fascias plutôt que de l'aponévrose. Par conséquent, Stecco et son équipe suggèrent que le terme « fascia plantaire » serait un nom plus approprié pour ce tissu. Les mêmes auteurs affirment que presque tout le fascia plantaire est formé de fibre de collagène de type 1.

D’un point de vue fonctionnel, il a un rôle fondamental dans la biomécanique du pied, dans le soutien de sa voûte médiane longitudinale et dans les mécanismes de propulsion, dissipant les forces et les contraintes du pied lors de la marche ou dans d'autres conditions de mise en charge (Hicks, 1954 ; Bolgla et al. 2004). Il a également été démontré que le FP est capable de stocker l’énergie de déformation et de la convertir en une force de propulsion, se comportant comme un tissu quasi-élastique (Natali et al. , 2010 ; Pavan et al. 2011).

L’innervation du fascia plantaire est riche, en particulier là où il se joint aux fascias des muscles abducteur de l’hallux et abducteur du 5ème orteil, et là où les muscles plantaires sont insérés. La présence de corpuscules de Pacini et de Ruffini - généralement considérés comme responsables de la mécanoréception (Moraes et al. 2008) - suggère que les innervations du fascia plantaire jouent un rôle dans la proprioception, dans la stabilité et le contrôle des mouvements du pied (Stecco et al. 2013).

Grâce aux nombreuses insertions musculaires, le fascia plantaire est capable de percevoir à la fois la position du pied et l'état de contraction des différents muscles intrinsèques du pied. Si ces muscles se contractent excessivement, le FP (et les terminaisons nerveuses qu'il contient) pourrait être surchargé (Steccco et al. 2013).

Épidémiologie :

La fasciapathie plantaire représente l’un des types les plus courants de blessures aux pieds (Buchbinder et al. 2004 ; Lopes et al. 2012 ; Kakouris et al. 2021) et la source la plus récurrente de douleur au talon (McPoil et al. 2008). Environ 10% de la population générale ressentira une fois dans sa vie des plaintes associées à la fasciapathie plantaire (Crawford et al. 2003), qu’on soit actif ou sédentaire (Tong et al. 2010 ; Cole et al. 2005). Aux USA, environ deux millions de personnes recherchent un traitement pour une douleur au talon plantaire chaque année (Riddle et al. 2003), avec un coût estimé entre 192 et 376 millions de dollars en 2007 (Tong et al. 2010).

Dans leur revue systématique de 2021, Kakouris et al ont révélé que la fasciapathie plantaire était la blessure musculosquelettique la plus fréquemment rapportée avec la tendinopathie d’Achille chez les coureurs non ultra-marathoniens (Kakouris et al. 2021). Également, nous retrouvons une grande prévalence de fasciapathie plantaire chez les danseurs, puisque cette activité demande une flexion plantaire maximale de cheville associée à la dorsiflexion maximale des articulations métatarsophalangiennes (Brukner et al. 2012). Au sein de la population générale, l'incidence de la fasciapathie plantaire atteint généralement un pic entre 40 et 60 ans (Schneider et al., 2018) et présente le  temps  de  récupération  le  plus  long  par rapport aux  10  principales blessures du coureur à pied, avec une médiane de 5 mois (Nielsen et al. 2014).

Souvent, les patients ne recherchent pas de conseils de santé primaires tant que les symptômes ne sont pas déjà chroniques (Monteagudo et al. 2018). Or l’altération fonctionnelle du pied et de la capacité de marche affecte la santé globale et peut expliquer la diminution de la qualité de vie générale chez les patients atteints de FP (Irving et al. 2008).

Il est tout de même important de noter qu’environ 90% des patients atteints de FP constateront que leurs symptômes disparaissent dans les 12 mois avec un traitement conservateur (Crawford et al. 2003).

Pathomécanique :

La "fasciite plantaire" a été le terme le plus couramment utilisé pour cette affection, probablement en raison des croyances initiales selon lesquelles la douleur résultait d'une réaction inflammatoire au niveau de l'enthèse fasciale (Furey. 1975). Actuellement, les études ont présenté des données probantes démontrant un processus pathologique dégénératif sans signe d'inflammation (Puttaswamaiah et al. 2007 ; Hossain et al. 2011, Lemont et al. 2003) rendant ainsi le terme « fasciite » impropre. Par conséquent, les termes de « fasciapathie » ou « fasciose » sont actuellement utilisés pour mieux décrire la physiopathologie (Schwartz. 2014 ; Brukner et al. 2012).

Malgré l'ampleur de sa prévalence et son impact sur ceux qui en font l'expérience, l'étiologie de la douleur au talon plantaire n'est pas bien comprise (Beeson et al. 2014, Cole et al. 2005, A.C. League. 2008, Landorf et al. 2015).

Généralement, la pathogenèse de la douleur plantaire au talon est considérée comme une contrainte cumulative excessive au niveau de l'enthèse du fascia plantaire (Wearing et al. 2006). Les contraintes biomécaniques persistantes entraînent des micro déchirures de l’enthèse calcanéenne, une inhibition du processus normatif de réparation et des réponses histologiques anormales (Hunt et al. 2004). Les altérations du fascia qui en découlent provoquent une diminution de la capacité du corps à absorber et disperser les forces reçues pendant l’effort, conduisant à leur tour à une surcharge du fascia plantaire et à une augmentation des changements dégénératifs.

Bien que, de manière générale, la pathogénèse ne soit pas très bien comprise (Schleip, 2012), un certain nombre de facteurs susceptibles d'augmenter le risque de souffrir de fasciapathie plantaire (FP) récalcitrante ont été suggérés (Riddle et al. 2003). Cependant, les preuves étayant ces facteurs et leur impact sur la réponse aux différents traitements ne sont pas claires (Hamstra-Wright et al. 2021)

Certains auteurs ont classé ces facteurs de risques en facteurs intrinsèques et extrinsèques (Petraglia et al. 2017). Les facteurs de risque intrinsèques sont associés aux caractéristiques corporelles et comprennent des facteurs anatomiques, fonctionnels et dégénératifs. Les facteurs de risque extrinsèques sont associés aux activités physiques et comprennent la surutilisation, un entraînement incorrect et des chaussures inadéquates (Petraglia et al. 2017).

Dans son étude en 2017, Petraglia suggère les facteurs de risques suivants :

Facteurs de risque intrinsèques anatomiques :

- Les pieds plats

- Les pieds creux

- Un pied en hyperpronation

- Une différence de longueur de jambe

- Une torsion latérale excessive du tibia

- Une antéversion fémorale excessive

- Un surpoids

Facteurs de risque intrinsèques fonctionnels :

- Une rétraction des gastrocnémiens et du soléaire

- Une rétraction du tendon d’Achille.

- Un déficit de force des gastrocnémiens, du soléaire et des muscles intrinsèques du pied

Facteurs de risque intrinsèques dégénératifs :

- Vieillissement du coussinet adipeux du talon

- Atrophie du coussinet adipeux du talon.

- Rétraction du fascia plantaire

De manière générale, l’avancée en âge favorise l’apparition de la pathologie par la diminution de l’élasticité des tissus et la dégénérescence du tissu adipeux qui réduit l’absorption des contraintes pourrait expliquer l’apparition tardive de la FP dans la population non sportive (Hossain et al. 2011).

Facteurs de risque extrinsèques liés à la surutilisation :

- Contraintes mécaniques et micro-déchirures de l’enthèse calcanéenne.

Facteurs de risque extrinsèques liés aux erreurs d'entraînement :

- Une augmentation trop rapide du volume, de l’intensité, de la fréquence des activités impliquant une charge d’impact répétitive.

Facteurs de risque extrinsèques liés au port de chaussures inadéquates :

- Surface mal rembourrée.

- Remplacement inapproprié des chaussures.

Concernant le sexe du patient, il ne semble pas y avoir de différence de prévalence entre les hommes et les femmes (Beeson et al. 2014). Toutefois, dans leur étude en 2019, Priesand et al ont constaté que le sexe féminin était associé à une prévalence plus élevée de FP dans leur cohorte (Priesand et al. 2019). Les mêmes auteurs ont constaté que la prévalence de la FP chez les patients souffrant de diabète de type 2 était de 42% et 64% plus élevée que chez les patients atteints de diabète de type 1 et sans diabète respectivement (Priesand et al. 2019). Ce facteur de risque est confirmé par l’équipe de Kariani et al en 2020 qui rapporte que les patients diabétiques adultes sont plus à risque de FP que les patients non-diabétiques (Kariani et al. 2020).

Concernant les épines calcanéennes, une étude de 2016 a conclu que la forme et la taille de l’épine calcanéenne ne sont pas corrélées à la fonction du talon ou à la douleur chez le patient atteint de fasciapathie plantaire, avant ou après le traitement (Ahmad et al. 2016). De plus, ces épines calcanéennes sont fréquentes chez les individus asymptomatiques.

Dans son étude de 2014, Beeson et al soulignent que la génétique peut jouer un rôle dans la contracture progressive du tissu conjonctif. La génétique interagissant avec d'autres facteurs prédisposants peut expliquer pourquoi une personne individuelle est plus sujette aux contractures musculaires causant des problèmes tendineux récurrents à un endroit.

Un certain nombre d'études ont également mentionné une diminution de la force du tronc et des muscles de la hanche comme facteurs de risque possibles de FP ( Kamonseki et al. 2016 ; Santos et al. 2016). L’altération de la force du tronc et de la hanche peut modifier le schéma de mouvement des membres inférieurs, entraînant une adduction fémorale et une rotation médiale excessives ainsi qu'un valgus du genou, qui peuvent avoir des implications significatives pour la fonction distale des membres. En raison de ces changements, une surcharge lors d’activités en charge peut entraîner une rotation médiale excessive du fémur et du tibia ainsi qu'une plus grande pronation du pied, ce qui entraînerait une perturbation du fascia plantaire pendant la phase intermédiaire du cycle de marche (Chang et al. 2014 ; Barwick et al. 2012).

En plus des facteurs physiques, des facteurs psychologiques semblent également influencer la douleur PF. Dans leur étude de 2020, Harutaichun et al ont démontré que les militaires qui avaient de l'anxiété et une mauvaise qualité de mouvement des membres inférieurs ont développé une intensité de douleur plus élevée du FP que ceux qui n'avaient pas ces caractéristiques (Harutaichun et al. 2020).

Dans leur étude publiée en mars 2020, Sullivan et al ont étudié le rôle des facteurs mécaniques dans la présentation clinique de la douleur au talon plantaire. Les auteurs ont conclu que la douleur au talon plantaire est associée à un IMC élevé chez les personnes non sportives, à une réduction de la plage de flexion dorsale de la cheville, ainsi qu'à des déficits spécifiques de force du pied et de la cheville (Sullivan et al. 2020). Les mêmes auteurs soulignent que l'endurance des fléchisseurs plantaires du pied et de la cheville ne semble pas être associée à une douleur au talon et l'importance de l'alignement du pied et de la grande flexibilité des orteils reste incertaine.

Enfin, ils rapportent que des preuves limitées soutiennent le kilométrage en course et la durée debout liée au travail en tant que facteurs de risque potentiels de douleur au talon plantaire. Ces relations entre ces facteurs mécaniques et la douleur au talon sont limitées à des études transversales, qui sont incapables de déterminer si ces facteurs ont un rôle dans l'étiologie de la maladie (Sullivan et al. 2020).

Une récente étude effectuée par Lee et son équipe a évalué l’amplitude de mouvement en flexion dorsale chez les sujets avec FP et les sujets sans FP. Les auteurs ont constaté qu'il n'y avait pas de différence significative dans la flexion dorsale passive de la cheville et dans la prévalence d'une contracture isolée du complexe gastrocnémien ou gastrocnémien-soléaire entre les individus avec et sans fasciapathie plantaire (Lee et al. 2021).

Enfin, dans leur revue systématique et méta-analyse de 2021, Hamstra-Wright et al ont évalué les facteurs de risque de la fasciapathie plantaire chez les personnes physiquement actives. Ils ont rapporté qu’une augmentation de l’amplitude de mouvement en flexion plantaire, l’IMC et la charge imposée sur les structures plantaires étaient des facteurs de risque de développer une FP (Hamstra-Wright et al. 2021).

Diagnostic différentiel :

La douleur au talon plantaire peut donc être due à des causes locales, par exemple, la fasciapathie plantaire ; à des causes référées comme la radiculopathie S1 ou une maladie systémique comme les spondylarthropathies séronégatives (SpA). Les causes les plus courantes de douleur au talon plantaire sont la fasciapathie plantaire, l'atrophie du coussinet adipeux du talon, les fractures de stress du calcaneus  ou le piégeage du nerf tibial, du nerf calcanéen médial ou de la première branche du nerf plantaire latéral (nerf de Baxter) (Allam et al. 2021).

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Bilan

Bilan - Diagnostique :

Le diagnostic de cette pathologie est clinique. Il se réalise principalement au travers de l’histoire de la maladie et nécessite peu de tests. Au cours de l’anamnèse, les patients décrivent souvent une douleur vive dans la partie médiale du talon, « comme un coup de poignard », principalement lors des premiers pas de la journée. La douleur diminue suite à la mise en mouvement, mais tend à augmenter lors de longues périodes en station debout ou lors d’activités imposant au fascia une charge plus importante après une période de repos (Neufeld et Cerrato, 2008 ; Uden et al. 2011).

Willis et al ont développé, en 2009, l'échelle de douleur pour la fasciapathie plantaire (Pain Scale for Plantar Fasciitis PSPF) ; il s'agit d'un questionnaire destiné à mesurer les changements de la douleur et de son impact sur les activités de la vie quotidienne des patients atteints de fasciapathie plantaire (Willis et al. 2009 ; Konjen et al. 2015). Depuis sa publication, il a été utilisé dans plusieurs études (Sheridan et al. 2010 ; Salvioli et al. 2017 ; Saba et al. 2016 ; Karagounis et al. 2011 ; Clark et al. 2012) mais il n’existe malheureusement pas encore de traduction française validée.

L’examen physique correspond à la palpation de la zone douloureuse, plus particulièrement au niveau de l’insertion du fascia sur la partie médiale du calcanéus, à la partie proximale du fascia (Schleip, 2012).

Le test Windlass peut être effectué pour évaluer la charge du fascia plantaire, bien que ce test soit caractérisé par une faible sensibilité (De Garceau et al. 2003).

L’évaluation de l’amplitude des mouvements peut révéler un déficit de flexion dorsale de la cheville liée à la rétraction des muscles gastrocnémiens, du soléaire ou du tendon d’Achille (Neufeld et Cerrato, 2008 ; Radford et al. 2006).

Le test de Silfverskiolds est une méthode recommandée pour évaluer la résistance à la dorsiflexion au niveau de la cheville (Hossain et Makwana 2011), mais une dorsiflexion limitée n'implique pas seulement une fasciapathie plantaire, elle peut également indiquer des problèmes musculaires au niveau du talon postérieur, du tendon Achilléen ou du mollet (Neill et al. 2017).

A l'examen de la marche, lorsque la douleur est importante, le thérapeute pourra objectiver une boiterie, avec parfois une esquive de l'appui talonnier lors de la phase d'attaque du pas.

La faiblesse musculaire et l'examen neurovasculaire doivent être évalués afin d'exclure d'autres possibilités pour obtenir un diagnostic correct (Neufeld et al. 2008).

Le thérapeute peut effectuer le test de Tinnel sur le côté médial du pied, sous la malléole médiale, pour détecter un éventuel syndrome du tunnel tarsien (Neill et al. 2017).

Le Calcaneal Squeez test peut être effectué pour écarter une éventuelle fracture de stress du calcanéus (Albano et al. 2019).

En cas de diagnostic incertain ou lorsque le patient présente une douleur persistante au talon, une analyse instrumentale peut être réalisée. Généralement l'imagerie diagnostique est recommandée lorsque le patient souffre de douleurs persistantes au talon après 4 à 6 mois de traitement conservateur ou en cas de symptômes ou de signes atypiques (Neufeld et al. 2008).

Toutefois, l’échographie pourrait avoir un rôle important dans le diagnostic de la FP. En effet, Aggarwal et al ont rapporté; dans leur étude de 2020, que le diagnostic de la fasciapathie plantaire peut être facilement confirmé par échographie. Les auteurs révèlent qu’une épaisseur > 4 mm, des marges indistinctes et une hypoéchogénicité sont suffisants pour faire le diagnostic de la FP (Aggarwal et al. 2020). Les auteurs suggèrent donc que l’échographie peut aider le clinicien à confirmer le diagnostic de FP et lui permettre également d’évaluer les effets du traitement.

Quant à la radiographie et la scintigraphie osseuse, elles sont principalement utilisées pour exclure les tumeurs ou fractures osseuses (Young. 2012).

Dans une étude de 2020, Yin et al ont proposé un système de notation fiable et reproductible pour la gravité de la fasciapathie plantaire. En effet, les auteurs soulignent qu’il est important de déterminer comment les caractéristiques démographiques individuelles du patient, les signes de l'examen physique, la durée et la gravité des symptômes ou les résultats d'imagerie influencent la probabilité d'une réponse significative au traitement conservateur.

Pour obtenir un score, les auteurs ont évalué les éléments suivants (Yin et al. 2020) :

EVA :

- 0 à 3 points = 1 point

- 3,1 à 7 points = 3 points

- 7,1 à 10 points = 5 points

Durée des symptômes :

- < 6 mois = 1 point

- ≥ 6 mois = 2 points

Capacité à marcher sans douleur :

- > 1h = 1 points

- ≤ 1h = 4 points

Épine calcanéenne en radiographie :

- Non = 0 point

- Oui = 2 points

Zone de haute intensité à l’IRM :

- Non = 0 point

- Oui = 2 points

Les auteurs ont divisé le score total en 4 catégories de gravité : légère (2 à 4 points), modérée (5 à 8 points), sévère (9 à 12 points) et critique (13 à 15 points).

Les auteurs rapportent qu’un traitement conservateur semble être une alternative de bon pronostic chez les patients ayant un score ≤10. Un traitement chirurgical semblerait recommandé pour les patients avec un score > 10 (Yin et al. 2020)

Il est curieux d’observer que la présence d’une épine calcanéenne influence le score total étant donné l’absence de corrélation avec la fasciapathie plantaire précédemment rapportée (Ahmad et al. 2016). Toutefois, les auteurs de l’étude ont démontré que la présence d'épines calcanéennes est fréquente sur les radiographies latérales simples des individus ayant une FP et représente un signe fiable de PF (Yin et al. 2020).

Par conséquent, il semble que la relation entre les épines calcanéennes et la douleur de la fasciapathie plantaire ne soit pas encore tout à fait élucidée.

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Prise en charge

À noter : Retrouvez des exemples de prises en charge en vidéos en fonction de l'irritabilité du patient en bas de cette page

Traitements non-chirurgicaux :

Environ 90% des cas de FP peuvent être traités avec succès dans les 12 mois avec un traitement conservateur. En effet, de nombreuses options de traitements non chirurgicaux sont disponibles pour soulager les douleurs liées à la fasciapathie plantaire. Certaines thérapies se concentrent sur l'insertion proximale de l'aponévrose (orthèses, injections, thérapies par ondes de choc) tandis que d'autres (attelles nocturnes, étirements) traitent de la relation entre la tension gastrocnémienne et l'aponévrose plantaire pendant les activités de mise en charge.

Traitements mécaniques (orthèses (semelles), chaussures, attelles, taping) :

L’objectif des traitements mécaniques est de modifier les caractéristiques du pied telles que la répartition de la pression plantaire grâce aux semelles (diminuer la pronation et décharger l‘insertion proximale du fascia) (Rasenberg et al. 2016) ou encore la longueur du fascia plantaire grâce aux chaussures à bascule ou aux AFO. Les traitements mécaniques sont plutôt prometteurs car leur capacité à soulager les symptômes de la fasciapathie plantaire lors des tâches fonctionnelles de la vie quotidienne est plutôt importante, ils ont un faible risque de complications et sont relativement accessibles.  Plusieurs études ont été réalisées à ce sujet, et une étude récente (Schuitema et al. 2019) a rassemblé et comparé les preuves existantes concernant les différents traitements mécaniques (tape, orthèse, attelle, semelles…) couramment utilisés dans la prise en charge de cette pathologie.

Il semblerait que l’utilisation de semelles intérieures (à glisser dans la chaussure) soit efficace pour diminuer la douleur et améliorer la fonction. De plus, l’utilisation de semelles préfabriquées semble avoir les mêmes effets sur la douleur et la fonction que l’utilisation de semelles sur-mesure (Landorf et al. 2006 ; Pfeffer et al. 1999 ; Ring et al. 2014 ; Baldassin et al. 2009 ; Wrobel et al. 2015).

Une alternative aux semelles intérieures pour diminuer la douleur est le port de chaussures à bascule, nommées “Rocker sole shoe” ou “Rocker Bottom Shoe” en anglais. La chaussure à bascule est rigide et amène l’apex du pied plus en proximal. Cette position du pied facilite le lever précoce du talon et minimise ainsi les moments de flexion plantaire et la pression plantaire de l'avant-pied. Un moment de flexion plantaire moins important demande moins de force de traction au tendon d’Achille, engendrant ainsi moins de tension dans le fascia plantaire lors de la marche (Sobhani et al. 2014 ; Erdemir et al. 2004). A noter également que l’utilisation de chaussures à bascule couplée à l’utilisation de semelles intérieures profilées diminuerait de manière encore plus importante la douleur (Fong et al. 2012).

Si le rôle des semelles et chaussures adaptées est de diminuer la douleur et de favoriser les processus de guérison en réduisant la tension du fascia plantaire pendant la marche, le rôle des AFO (Ankle Foot Orthosis) consiste à l’inverse à augmenter la tension dans le fascia plantaire au repos. En effet, pendant le sommeil, l’aponévrose plantaire est dans un état raccourci et non fonctionnel (Batt et al. 1996), et certaines études ont émis l’hypothèse que l’application d’une légère tension dans le fascia plantaire en phase de repos pourrait favoriser sa guérison (Batt et al. 1996). Le port d’une AFO amenant une légère dorsiflexion du pied permettrait d’allonger le fascia plantaire, où du moins de diminuer la raideur et d’améliorer la tolérance du patient à la mise en charge le matin (diminution de la douleur) (Bolgla et 2004 ; Roos et al. 2006). Il semblerait d’après la littérature que quel que soit le type d’AFO utilisé (antérieure ou postérieure), il y ait une diminution de la douleur et une amélioration de la fonction suite au port de celle-ci (Attard et al. 2012). Par ailleurs, il semble que ces améliorations soient augmentées lors de la combinaison du port d’une attelle de nuit et de semelles intérieures. Cependant, il faut tenir compte du fait que certains patients ne tolèrent que modérément le port d’une attelle, ce qui peut poser un problème d’observance thérapeutique (Batt et al. 1996 ; Roos et al. 2006 ; Probe et al. 1999 ; Powell et al. 1998).

Quant au tapping, malgré la contradiction entre certaines études, il semblerait qu’il soit aussi efficace que le port d’une semelle intérieure pour diminuer la douleur et améliorer la fonction (Abd El Salam & Abd Elhafz, 2011 ; Lynch et al. 1998 ; Van Lunen et al. 2011). Des études complémentaires doivent encore être effectuées pour comparer ces traitements entre eux. Pour améliorer la biomécanique du pied, le taping devrait principalement être utilisé à court terme (< 1 mois) tandis que les autres options de traitement (AFO, semelles, chaussures adaptées) devraient être prescrites pour une période plus longue (> 1 mois) (Hyland et al. 2006 ; Radford et al. 2006 ; Bolgla et al. 2004).

Education thérapeutique :

Le traitement conservateur le plus utile pour la FP est l’éducation thérapeutique. Il est nécessaire d'expliquer aux patients que la douleur peut s'installer avec le temps, et de gérer leurs attentes (Monteagudo et al. 2018). Par ailleurs, d’après une récente étude prospective d’une série de cas, réalisée par Mills et al. (2020), il semblerait que l’éducation aux neurosciences de la douleur des patients atteints de fasciapathie plantaire chronique soit potentiellement bénéfique (diminution de la catastrophisation et de la peur du mouvement, réduction de la sensibilité à la douleur, augmentation de la fonction). De futures études sont nécessaires pour le confirmer.

Injections d’anti-inflammatoires :

L’administration d’une ou plusieurs injections de cortisone ou d’anesthésiques locaux pour soulager la douleur est un processus encore courant dans le monde. Cependant, des essais contrôlés et randomisés assez récents (David et al. 2017) ont trouvé des preuves de faible qualité quant aux effets positifs modérés des injections locales de stéroïdes pour réduire la douleur à court terme (environ 1 mois) par rapport à un placebo ou à l’absence de traitement (David et al. 2017 ; Crawford et al. 2003). D’après la revue systématique et méta-analyse de Hohmann et al. de 2021, au-delà d’un mois, les injections de corticostéroïdes ne seraient d’aucune utilité pour réduire la douleur. En effet, comme décrit dans plusieurs études (Puttaswamaiah et al. 2007 ; Hossain et al. 2001 ; Lemont et al. 2003), la fasciapathie plantaire n’est pas une affection inflammatoire. Il pourrait y avoir une courte phase d’inflammation en début d’affection, ce qui pourrait expliquer pourquoi les injections de corticostéroïdes et les AINS seraient d’une relative efficacité à court terme (Donley et al. 2007 ; Crawford et al. 1999 ; McMillan et al. 2012) mais beaucoup d’études histologiques n’ont pas montré d’activité inflammatoire en chronique (après 2-3 semaines de symptômes) (Hammer et al. 2008 ; Lemont et al. 2003 ; Thomas et al. 2010 ; Wearing et al. 2006). En conséquence, les injections de corticostéroïdes n’ont pas vraiment de sens si on s’en tient à la littérature et la prudence est également de mise car le risque de rupture du fascia, bien que très rare, et d'atrophie du coussinet graisseux croit avec l’augmentation du nombre d’injections réalisées (Schuitema et al. 2019). D’autres thérapies par injections semblent plus avantageuses à court terme, bien que leurs effets soient variables d’un sujet à l’autre, comme par exemple le dextrose hyperosmolaire, la toxine botulique A ou encore l’administration de sang autologue (ACP : autologous conditioned plasma) (Ryan et al. 2014 ; Babcock et al. 2005 ; Kalaci et al. 2009 ; Wheeler et al. 2013).

Injections de PRP (plasma riche en plaquettes) :

D’après de récentes revues systématiques et méta-analyses (Singh et al. 2017 ; Hohmann et al. 2021 ; Huang et al. 2020 ; Alkhatib et al. 2020), il semblerait que l’injection de PRP pour traiter la fasciapathie plantaire chronique soit une option de traitement efficace et sûre.

En comparaison avec les corticostéroïdes :

- L’injection de PRP a montré de manière significative un meilleur contrôle de la douleur à 3 mois, et jusqu’à 1 an (Singh et al. 2017 ; Hohmann et al. 2020 ; Alkhatib et al. 2020)

- L’injection de PRP a montré une amélioration de la fonction significativement plus importante à moyen et long terme (6 et 12 mois) (scores AOFAS plus élevés à moyen et long termes) (Alkhatib et al. 2020 ; Huang et al. 2020) et une amélioration de la fonction à court terme (3 mois) selon Singh et al. 2017. Cependant, Alkhatib et al. 2020 n’ont souligné aucune différence fonctionnelle à court terme (entre 1 et 3 mois) entre les sujets ayant reçu une injection de corticostéroïdes et ceux ayant reçu une injection de PRP.

En comparaison avec les ondes de chocs :

- L’injection de PRP semble être associée à de meilleurs résultats concernant la réduction de la douleur chez les sujets ayant une FP chronique, bien que les ODC soient tout de même efficaces (Haddad et al. 2021).

- L’injection de PRP semble également avoir des effets bénéfiques sur la douleur à 6 mois (Goel et al. 2021).

Ondes de chocs (shockwave therapy) :

Les ondes de chocs (ODC) (de faible et de forte intensité) semblent être un traitement sûr de la fasciapathie plantaire d’après la revue systématique de Roerdink et al. de 2017. Bien qu’il existe des effets secondaires comme la douleur pendant le traitement ou la présence d’un érythème transitoire, les complications dans l’année suivant le traitement semblent peu probables. Cependant, la douleur pendant le traitement peut être inconfortable pour le patient et l’amener à cesser le traitement (Gollwitzer et al. 2015 ; Gerdesmeyer et al. 2008). Pour pallier à cette douleur pendant le traitement, il est suggéré : soit d’administrer les ondes de chocs de manière progressive, soit de les utiliser avec une faible intensité, soit d’utiliser les FSWT (focused shockwave therapy) (Roerdink et al. 2017), ou encore d’administrer une anesthésie locale, en sachant que cette méthode augmente le risque d’infection (Chuckpaiwong et al. 2008). Des études supplémentaires devraient être effectuées pour trouver un protocole de traitement adéquat et récolter tous les effets secondaires liés à l’application des ODC. Malgré cela, la plupart des études semblent être d’accord sur le fait que la douleur diminue davantage chez les sujets ayant reçu des séances d’ODC par rapport aux sujets ayant reçu des injections de corticostéroïdes. D’après l’étude de Lai Ta-Wei et son équipe (2018), après 12 semaines de traitement, la thérapie par ondes de chocs extracorporelles (ESWT) était plus efficace que l’injection de corticostéroïdes (CSI) sur les fasciapathies plantaires chroniques. D’après l’étude de Li Shuxiang et son équipe (2018), les ODC de haute intensité avaient la probabilité la plus importante d’être le meilleur traitement dans les 3 mois, suivi des CSI et des ODC de faible intensité. Enfin, d’après l’étude de Xu et al. (2020), les ODC et les CSI ont entraîné des améliorations cliniques, mais les ODC ont fourni un soulagement plus long que les CSI (niveau de preuve II).

Étirements :

Depuis longtemps, la raideur des muscles gastrocnémiens est associée à la fasciapathie plantaire (Donley et al. 2007 ; Labovitz et al. 2011 ; Patel et al. 2001). Beaucoup d’options de traitements conservateurs visant à soulager les douleurs et montrant de bons résultats ont été étudiés (DiGiovanni et al. 2012), notamment les exercices d’étirement du mollet (DiGiovanni et al. 2003, DiGiovanni et al. 2006, Garrett et al. 2013 ; Radford et al. 2007). D’après plusieurs études, l’étirement du tendon d’Achille seul serait un traitement efficace (Porter et al. 2002) et d’autres études cliniques de niveaux de preuves I et II démontrent également l’efficacité de l’étirement spécifique du fascia plantaire à domicile (DiGiovanni et al. 2003 ; DiGiovanni et al. 2006 ; Flanigan et al. 2007). DiGiovanni et al. ont rapporté en 2006 une diminution de la douleur (réduction de la douleur au matin et de la pire douleur ressentie la semaine précédente), une diminution des limitations fonctionnelles et un taux élevé de satisfaction chez les patients ayant réalisé des exercices d’étirement du fascia plantaire. Plus récemment, l’étude de Pearce et al. de 2021 a mis en lumière la forte corrélation (statistiquement significative) entre la raideur des gastrocnémiens et la gravité de la douleur au talon dans la fasciapathie plantaire. Par ailleurs, il est intéressant de noter que Ballal et al. (2014) ont démontré dans une étude cadavérique qu’il existait un prolongement de fibres reliant la partie proximale médiale des gastrocnémiens et le fascia plantaire via le tendon d’Achille. Au vu de ces résultats, le thérapeute doit tenir compte de l’importance du continuum “gastrocnémien - tendon d’Achille - fascia plantaire” bien étiré et doit encourager son patient à bien respecter le régime d’étirements qui lui est prescrit. Pearce et al. (2021) suggèrent que les étirements des gastrocnémiens devraient toujours être le traitement de première intention de la fasciapathie plantaire, étant donné que c’est une forme de traitement sûre et peu coûteuse.

● Comment savoir s’il existe une raideur des gastrocnémiens ?

Il est possible de réaliser le test de Silfverskiold. En effet, on peut objectiver une contracture des gastrocnémiens lorsqu’il y a une différence d’amplitude en dorsiflexion maximale de la cheville entre la réalisation du test genou tendu et genou fléchi (Henricson et al. 1983 ; Rabin et al. 2014).

● Comment réaliser les étirements ?

Plusieurs techniques d’étirements existent. Thong-On et al. (2019) proposent de placer le pied en dorsiflexion contre le mur jusqu’à ressentir un étirement puis de maintenir la position pendant 20 secondes pour étirer le fascia plantaire. Quant à l’étirement du mollet, ils proposent de poser fermement le pied au sol et de se pencher vers l’avant jusqu’à sentir un étirement, puis de maintenir la position pendant 20 secondes. Ces étirements doivent être réalisés 2 à 3 fois par jour.

Schwartz et al. (2014) proposent un autre type d’étirement pour détendre les muscles du pied, qui consiste à s’asseoir sur une chaise, à placer un objet rond (par exemple une balle de tennis ou un petit rouleau de massage) sous la voûte plantaire et à réaliser des mouvements de va-et-vient pendant 1 minute et ce 3 fois en laissant 30 secondes de repos entre chaque série d’étirements. L’étude de Hameed et al. réalisée en 2021 confirme que les techniques de relâchement myofascial au moyen d’un rouleau en mousse ou d’une balle de tennis sont efficaces pour diminuer les douleurs et améliorer la fonction musculaire chez les sujets souffrant de FP. Enfin, pour allier étirement et massage à la glace, une autre option consiste à utiliser une bouteille d’eau glacée (Haley et Coke, 2020). D’après l’étude de Ranbhor et al. (2020), les techniques d’étirements et d’utilisation d’un rouleau en mousse (plus ou moins dure) contribueraient à réduire la douleur et à augmenter l’amplitude de mouvement.

Un autre point important, énoncé dans l’étude de Thong-On et al. (2019), est que non seulement les étirements seraient efficaces, mais les exercices de renforcement le seraient également. Les étirements et le renforcement permettraient de réduire la douleur et d’améliorer la marche (cadence, durée de la foulée, longueur de la foulée, vitesse de marche) chez les sujets ayant une FP.

Renforcement :

L’étude de Monteagudo et al. de 2018 a émis l’hypothèse que l’utilisation du protocole d’Alfredson (Alfresdon et al. 1998), couplé à des étirements du fascia plantaire, pourrait être le traitement de premier choix pour la fasciapathie plantaire. La récente étude de Pearce et al. de 2021 confirme l’efficacité du protocole d’Alfredson (réalisé uniquement avec le genou tendu dans leur étude) dans le but de soulager la douleur au talon lors de la fasciapathie plantaire. Nous allons voir en quoi consiste le protocole d’Alfredson, cependant, il est important de noter que ce protocole, qui recommande la réalisation de 180 descentes de talon en excentrique par jour, a été testé et validé chez des sujets sportifs / athlètes, qu’il prend du temps et qu’il est potentiellement inconfortable pour les patients. Cela soulève des problèmes importants d’ordre pratique liés à l’observance thérapeutique et à la satisfaction du patient, ce qui impacte directement l’efficacité globale du traitement. Stevens et son équipe (2014) suggèrent donc que les patients plus sédentaires / moins sportifs, réalisent le protocole d’Alfredson dans une version modifiée, qui consisterait en la réalisation d’un maximum de répétitions tolérables par les patients. Afin de contrôler le volume d’exercice, le thérapeute et le patient pourraient se baser sur l’aggravation des symptômes ou sur toute autre méthode permettant de surveiller la douleur afin d’adapter correctement la charge sur les tissus et de rendre le patient plus autonome et actif dans sa prise en charge. D’autres études sont nécessaires pour appuyer les résultats des études déjà réalisées à ce sujet.

Le protocole d’Alfredson (Alfredson et al. 1998) consiste en la réalisation de 2 types d’exercices excentriques du mollet : les gastrocnémiens vont être sollicités de manière excentrique à la fois avec le genou tendu et également avec le genou fléchi pour maximiser l’activation du soléaire. Le sujet est en position debout, et réalise l’exercice avec tout le poids du corps sur l’avant-pied de la jambe blessée, l’articulation de la cheville étant en flexion plantaire en début d’exercice. Puis le sujet va progressivement abaisser le talon sous l’avant-pied. Aucune sollicitation concentrique ne doit être effectuée, pour cela, le sujet revient à la position de départ à l’aide de la jambe non blessée. Chacun des 2 exercices comprend 3 séries de 15 répétitions, le tout devant être réalisé 2 fois par jour. Les patients sont invités à poursuivre l’exercice même s’ils ressentent une douleur, sauf si celle-ci devient invalidante. Ils doivent également s’attendre à avoir des douleurs musculaires pendant les 1 à 2 premières semaines. Les patients sont invités à augmenter progressivement la charge excentrique sur les mollets dès que la gêne diminue, pour cela ils peuvent utiliser un sac à dos lesté ou utiliser une machine de musculation.

D’après la revue systématique réalisée par Huffer et al. en 2017, les preuves concernant l’efficacité des exercices de renforcement des muscles intrinsèques du pied sont limitées. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour prouver les éventuels bénéfices des exercices de renforcement chez les sujets présentant des pathologies liées à la faiblesse du pied, telles que la fasciapathie plantaire. Par ailleurs, bien qu’aucune modification de l’épaisseur du fascia plantaire n’ait été constatée suite aux exercices de renforcement à charge élevée (Skou et al. 2012, Choo et al. 2021, Rathleff et al. 2014), il existe des indications selon lesquelles le renforcement pourrait contribuer à une réduction plus rapide de la douleur par rapport aux étirements plantaires spécifiques, et à une plus grande amélioration de la performance fonctionnelle (Huffer et al. 2017 ; Rathleff et al. 2014 ; Choo et al. 2021). En effet, dans leur étude, Choo et al. ont constaté que l’intensité de la douleur était significativement plus faible après 12 semaines dans le groupe ayant effectué un renforcement par rapport au groupe ayant réalisé uniquement des étirements. Et la performance fonctionnelle était également significativement plus élevée dans le groupe “renforcement” que dans le groupe “étirement” après 12 semaines. Les études ne sont pas suffisamment détaillées quant aux modalités des exercices de renforcement.

Dry needling (aiguillage à sec) :

La récente revue systématique et méta-analyse réalisée par Llurda-Almuzara et son équipe en 2021 a recensé les preuves existantes dans la littérature concernant les effets du dry needling chez les sujets ayant des douleurs plantaires (y compris la fasciapathie plantaire) d’origine musculosquelettique. Ils ont trouvé des preuves de qualité faible à modérée concernant les effets positifs du dry needling au point douloureux pour diminuer la douleur et pour diminuer l’incapacité liée à la douleur à court et long terme respectivement.

Thérapie laser :

Il est probable que la thérapie laser ait une certaine efficacité dans le traitement de la fasciapathie plantaire. En effet, dans leur étude, Naruseviciute et Raimondas (2020) ont évalué les effets de la thérapie laser de haute intensité et de faible intensité sur la douleur (EVA et algométrie de pression) et sur l’épaisseur du fascia (échographie) chez des sujets souffrant de fasciapathie plantaire. Ils ont constaté une amélioration suite aux 2 modalités d’utilisation du laser, mais aucune différence significative entre le laser de haute intensité et le laser de faible intensité. Par ailleurs, un nombre statistiquement significatif de sujets ayant reçu le laser à haute intensité a considéré le traitement comme “efficace” dans plus de 50% des cas. D’autres études ayant étudié les effets de la thérapie laser de faible intensité confirment son efficacité concernant la diminution de la douleur chez les sujets atteints de fasciapathie plantaire (Armagan et al. 2020 ; Koteeswaran et al. 2020). De plus, la revue systématique et méta-analyse réalisée par Wang et al. en 2019 indique également que l’utilisation de la thérapie laser de faible intensité soulage de manière significative la douleur au talon chez les sujets ayant une fasciapathie plantaire, et ce jusqu’à 3 mois après le traitement. En revanche, elle indique que la réalisation d’études à plus grande échelle et bien conçues est nécessaire pour clarifier non seulement l’efficacité à long terme du traitement par thérapie laser, mais aussi les paramètres de traitement optimaux (dose, emplacement, fréquence, etc…).

Ultrasons :

D’après l’étude de Ali et al. (2020), la thérapie par ultrasons combinée à un étirement plantaire serait moins efficace que la thérapie laser de faible intensité combinée à un étirement du fascia plantaire pour diminuer la douleur et améliorer la qualité de vie chez les sujets ayant une fasciapathie plantaire. La thérapie par ultrasons serait également moins efficace que la thérapie par ondes de chocs pour diminuer l’intensité de la douleur et diminuer les limitations d’activité selon Al-Siyabi et al. (2020). Par ailleurs, dans leur revue systématique et méta-analyse réalisée en 2018, Boucly et Péricaud n’ont trouvé qu’une seule étude relatant l’utilisation des ultrasons par rapport à un placebo (Crawford et al. 1996) dans le traitement des douleurs au talon. Dans cette étude, il n’a pas été constaté de différence significative entre le groupe “placebo” et le groupe “ultrasons” : le groupe placebo a eu une amélioration de 25% par rapport à la douleur initiale et le groupe ultrasons a eu une amélioration de 30% par rapport à la douleur initiale. Enfin, l’étude de Saban et al. (2014), qui incluait 69 participants avec un suivi sur 6 semaines, a comparé l’évolution de la douleur à la suite d’un traitement “massages profonds + étirements” par rapport à un traitement “ultrasons + étirements”. Il s’est avéré que les 2 traitements ont montré une amélioration de la douleur à l’EVA statistiquement significative à la fin du traitement mais aucune différence significative n’a été trouvée entre les 2 groupes.

Thérapie manuelle :

La thérapie manuelle est associée à une amélioration de la fonction et à une réduction de la douleur chez les sujets souffrant de fasciapathie plantaire. En effet, d’après la revue systématique réalisée par Fraser et al. en 2018, l’inclusion de la thérapie manuelle dans la prise en charge des sujets ayant une FP ou une douleur au talon a entrainé une amélioration plus importante de la fonction et une réduction de la douleur légèrement plus importante de 4 semaines à 6 mois, en comparaison avec les étirements et le renforcement. Ils recommandent donc aux thérapeutes d’utiliser des techniques de mobilisations articulaires et des tissus mous en combinaison avec la réalisation d’exercices d’étirements et de renforcement dans le traitement de la FP.

Les interventions manuelles effectuées dans les études analysées étaient des tractions, inversions, éversions subtalaires (grade I et II) ; des glides antérieurs et postérieurs talo-cruraux (en charge et en décharge) ; des pronations/supinations de l’articulation médio-tarsienne ; des mobilisations diverses de la hanche, du genou, de la cheville et de l’arrière-pied, ainsi que des mobilisations des tissus mous (triceps sural, gastrocnémiens, fascia plantaire).

Par ailleurs, une récente RCT réalisée par Grim et al. (2019) vient appuyer l’efficacité de la thérapie manuelle dans le traitement de la FP. Leurs résultats indiquent que la thérapie manuelle, les orthèses plantaires et les traitements combinés ont engendré des améliorations au fil du temps, avec un plus grand effet généré par la thérapie manuelle.

Les échelles et scores permettant entre autres un suivi du traitement :

- The Ankle Hindfoot Score de l’American Orthopaedic Foot & Ankle Society (AOFAS)

- The Foot and Ankle Disability Index (FADI)

- The Roles-Maudsley score

- Échelle de Likert (pour la satisfaction)

- Short Form - 36 (SF-36)

- Foot Function Index (FFI)

- Pain Scale for Plantar Fasciitis (PSPF)

Bien qu’à ce jour il n’existe toujours pas de directive claire concernant le traitement de la fasciapathie plantaire, la prise en charge de cette pathologie s’est considérablement améliorée ces dix dernières années. Il est prouvé que la plupart des patients répondent bien au traitement conservateur et que l’utilisation de plusieurs modalités de traitements conservateurs est plus efficace pour traiter la fasciapathie plantaire (Motley et al. 2021).  De plus, il est important de prendre en charge au plus tôt les patients souffrants de FP car il existe des preuves selon lesquelles les patients ayant une FP aiguë répondent généralement plus rapidement au traitement et de façon plus prédictive que les sujets ayant une FP chronique (Motley et al. 2021). Enfin, d’après la revue systématique publiée par Al-Boloushi et son équipe en 2019, les effets à long terme des traitements mini-invasifs (non chirurgicaux) comme les injections de toxine botulique A, la thérapie par ondes de chocs, les injections de PRP et le dry needling, ont montré des résultats similaires voire même meilleurs par rapport aux injections de corticostéroïdes seuls. La chirurgie intervient donc en dernier recours.

Traitements chirurgicaux :

Au cours des quinze dernières années, la fasciotomie plantaire ouverte (OPF) a progressivement cédé sa place à la récession gastrocnémienne (PMGR) comme procédure chirurgicale la plus couramment réalisée pour la FP récalcitrante. L’étude de Gamba et al. (2020) a constaté avec un niveau de preuve I que l’OPF et la PMGR ont fourni de bons résultats chez les patients ayant une FP récalcitrante. Aucune des 2 chirurgies n’était supérieure à l’autre par rapport à la douleur, au score AOFAS, à la satisfaction ou au SF-36. Cependant, Gamba et son équipe (2020) recommandent la PMGR en première intention car d’une part une récupération plus rapide a été observée dans le groupe PMGR et d’autre part, la PMGR engendrerait moins de complications biomécaniques que l’OPF (pied plat iatrogène, surcharge de la colonne latérale due au déplacement du centre de pression du pied, perte de l’effet guindeau (windlass)). Pour information, l’effet windlass a été évoqué par Hicks et al. en 1954. Il a indiqué que le fascia plantaire a la particularité de se tendre lors de l’extension des orteils, ce qui permet de maintenir la voûte plantaire lors de la phase digitigrade de l’appui, grâce à un effet de treuil / guindeau (windlass). Les études de Pearce et al. (2021) et de Motley et al. (2021) soutiennent également que des preuves cliniques ont révélé que la PMGR est une stratégie de traitement efficace (soulagement de la douleur, reprise rapide, faible morbidité) chez les patients qui ne répondent pas bien au traitement conservateur par rapport à la fasciotomie plantaire (Abbassian et al. 2012 ; Maskill et al. 2010).

PMGR : proximal medius gastrocnemius release (libération du gastrocnémien proximal médial)

OPF : fasciotomie plantaire ouverte

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The Patient-Specific Functional Scale (PSFS)
Illimité
Foot and Ankle Ability Measure (FAAM)
Illimité

Bibliographie du module

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La fasciapathie plantaire
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La fasciapathie plantaire

Vous trouverez ici tous les éléments nécessaires pour comprendre cette pathologie, pour réaliser un examen clinique complet et pour effectuer une prise en charge en suivant les dernières recommandations EBP.
Mis à jour le :
13/9/2021

Avant-propos

S’il est vrai que la fasciapathie plantaire (FP) représente la cause la plus fréquente de douleur au talon, la pathogenèse n'est actuellement pas bien comprise (Schleip, 2012). La littérature relate tout de même un certain nombre de facteurs susceptibles d'augmenter le risque de souffrir de fasciapathie plantaire (FP) (Petraglia et al. 2017; Hamstra-Wright et al. 2021).

Souvent, les patients ne recherchent pas de conseils de santé primaires tant que les symptômes ne sont pas déjà chroniques (Monteagudo et al. 2018). Or l’altération fonctionnelle du pied et de la capacité de marche affecte la santé globale et peut expliquer la diminution de la qualité de vie générale chez les patients atteints de FP (Irving et al. 2008).

Il est tout de même important de noter qu’environ 90% des patients atteints de FP constateront que leurs symptômes disparaissent dans les 12 mois avec un traitement conservateur (Crawford et al. 2003). L’objectif de ce module est de donner un aperçu détaillé des nouvelles découvertes concernant l’étiologie de la fasciapathie plantaire, ses facteurs de risques, et les dernières recommandations concernant son diagnostic et sa prise en charge.

Introduction à la pathologie

Rappels anatomiques :

Le fascia plantaire est décrit comme un tissu conjonctif dense, principalement composé de fibrocytes, qui sert de lien entre le tubercule médial plantaire du calcanéum et l'avant-pied (Motley et al. 2021). Dans les divers manuels d'anatomie, les termes « fascia plantaire » et « aponévrose plantaire » sont utilisés de manière interchangeable. En fait, le terme "aponévrose" est généralement utilisé pour désigner un tissu avec un arrangement unidirectionnel de fibres de collagène, alors qu'un fascia est une structure avec un arrangement multidirectionnel des fibres (Langevin et al. 2009).

Dans leur étude de 2013, Stecco et al. ont indiqué que les fibres de collagène étaient principalement disposées dans une direction longitudinale (proximale à distale-, mais qu'il y avait aussi diverses fibres verticales, transversales et obliques. Les auteurs soulignent que cette configuration multicouches de fibres de collagène est une caractéristique typique des fascias plutôt que de l'aponévrose. Par conséquent, Stecco et son équipe suggèrent que le terme « fascia plantaire » serait un nom plus approprié pour ce tissu. Les mêmes auteurs affirment que presque tout le fascia plantaire est formé de fibre de collagène de type 1.

D’un point de vue fonctionnel, il a un rôle fondamental dans la biomécanique du pied, dans le soutien de sa voûte médiane longitudinale et dans les mécanismes de propulsion, dissipant les forces et les contraintes du pied lors de la marche ou dans d'autres conditions de mise en charge (Hicks, 1954 ; Bolgla et al. 2004). Il a également été démontré que le FP est capable de stocker l’énergie de déformation et de la convertir en une force de propulsion, se comportant comme un tissu quasi-élastique (Natali et al. , 2010 ; Pavan et al. 2011).

L’innervation du fascia plantaire est riche, en particulier là où il se joint aux fascias des muscles abducteur de l’hallux et abducteur du 5ème orteil, et là où les muscles plantaires sont insérés. La présence de corpuscules de Pacini et de Ruffini - généralement considérés comme responsables de la mécanoréception (Moraes et al. 2008) - suggère que les innervations du fascia plantaire jouent un rôle dans la proprioception, dans la stabilité et le contrôle des mouvements du pied (Stecco et al. 2013).

Grâce aux nombreuses insertions musculaires, le fascia plantaire est capable de percevoir à la fois la position du pied et l'état de contraction des différents muscles intrinsèques du pied. Si ces muscles se contractent excessivement, le FP (et les terminaisons nerveuses qu'il contient) pourrait être surchargé (Steccco et al. 2013).

Épidémiologie :

La fasciapathie plantaire représente l’un des types les plus courants de blessures aux pieds (Buchbinder et al. 2004 ; Lopes et al. 2012 ; Kakouris et al. 2021) et la source la plus récurrente de douleur au talon (McPoil et al. 2008). Environ 10% de la population générale ressentira une fois dans sa vie des plaintes associées à la fasciapathie plantaire (Crawford et al. 2003), qu’on soit actif ou sédentaire (Tong et al. 2010 ; Cole et al. 2005). Aux USA, environ deux millions de personnes recherchent un traitement pour une douleur au talon plantaire chaque année (Riddle et al. 2003), avec un coût estimé entre 192 et 376 millions de dollars en 2007 (Tong et al. 2010).

Dans leur revue systématique de 2021, Kakouris et al ont révélé que la fasciapathie plantaire était la blessure musculosquelettique la plus fréquemment rapportée avec la tendinopathie d’Achille chez les coureurs non ultra-marathoniens (Kakouris et al. 2021). Également, nous retrouvons une grande prévalence de fasciapathie plantaire chez les danseurs, puisque cette activité demande une flexion plantaire maximale de cheville associée à la dorsiflexion maximale des articulations métatarsophalangiennes (Brukner et al. 2012). Au sein de la population générale, l'incidence de la fasciapathie plantaire atteint généralement un pic entre 40 et 60 ans (Schneider et al., 2018) et présente le  temps  de  récupération  le  plus  long  par rapport aux  10  principales blessures du coureur à pied, avec une médiane de 5 mois (Nielsen et al. 2014).

Souvent, les patients ne recherchent pas de conseils de santé primaires tant que les symptômes ne sont pas déjà chroniques (Monteagudo et al. 2018). Or l’altération fonctionnelle du pied et de la capacité de marche affecte la santé globale et peut expliquer la diminution de la qualité de vie générale chez les patients atteints de FP (Irving et al. 2008).

Il est tout de même important de noter qu’environ 90% des patients atteints de FP constateront que leurs symptômes disparaissent dans les 12 mois avec un traitement conservateur (Crawford et al. 2003).

Pathomécanique :

La "fasciite plantaire" a été le terme le plus couramment utilisé pour cette affection, probablement en raison des croyances initiales selon lesquelles la douleur résultait d'une réaction inflammatoire au niveau de l'enthèse fasciale (Furey. 1975). Actuellement, les études ont présenté des données probantes démontrant un processus pathologique dégénératif sans signe d'inflammation (Puttaswamaiah et al. 2007 ; Hossain et al. 2011, Lemont et al. 2003) rendant ainsi le terme « fasciite » impropre. Par conséquent, les termes de « fasciapathie » ou « fasciose » sont actuellement utilisés pour mieux décrire la physiopathologie (Schwartz. 2014 ; Brukner et al. 2012).

Malgré l'ampleur de sa prévalence et son impact sur ceux qui en font l'expérience, l'étiologie de la douleur au talon plantaire n'est pas bien comprise (Beeson et al. 2014, Cole et al. 2005, A.C. League. 2008, Landorf et al. 2015).

Généralement, la pathogenèse de la douleur plantaire au talon est considérée comme une contrainte cumulative excessive au niveau de l'enthèse du fascia plantaire (Wearing et al. 2006). Les contraintes biomécaniques persistantes entraînent des micro déchirures de l’enthèse calcanéenne, une inhibition du processus normatif de réparation et des réponses histologiques anormales (Hunt et al. 2004). Les altérations du fascia qui en découlent provoquent une diminution de la capacité du corps à absorber et disperser les forces reçues pendant l’effort, conduisant à leur tour à une surcharge du fascia plantaire et à une augmentation des changements dégénératifs.

Bien que, de manière générale, la pathogénèse ne soit pas très bien comprise (Schleip, 2012), un certain nombre de facteurs susceptibles d'augmenter le risque de souffrir de fasciapathie plantaire (FP) récalcitrante ont été suggérés (Riddle et al. 2003). Cependant, les preuves étayant ces facteurs et leur impact sur la réponse aux différents traitements ne sont pas claires (Hamstra-Wright et al. 2021)

Certains auteurs ont classé ces facteurs de risques en facteurs intrinsèques et extrinsèques (Petraglia et al. 2017). Les facteurs de risque intrinsèques sont associés aux caractéristiques corporelles et comprennent des facteurs anatomiques, fonctionnels et dégénératifs. Les facteurs de risque extrinsèques sont associés aux activités physiques et comprennent la surutilisation, un entraînement incorrect et des chaussures inadéquates (Petraglia et al. 2017).

Dans son étude en 2017, Petraglia suggère les facteurs de risques suivants :

Facteurs de risque intrinsèques anatomiques :

- Les pieds plats

- Les pieds creux

- Un pied en hyperpronation

- Une différence de longueur de jambe

- Une torsion latérale excessive du tibia

- Une antéversion fémorale excessive

- Un surpoids

Facteurs de risque intrinsèques fonctionnels :

- Une rétraction des gastrocnémiens et du soléaire

- Une rétraction du tendon d’Achille.

- Un déficit de force des gastrocnémiens, du soléaire et des muscles intrinsèques du pied

Facteurs de risque intrinsèques dégénératifs :

- Vieillissement du coussinet adipeux du talon

- Atrophie du coussinet adipeux du talon.

- Rétraction du fascia plantaire

De manière générale, l’avancée en âge favorise l’apparition de la pathologie par la diminution de l’élasticité des tissus et la dégénérescence du tissu adipeux qui réduit l’absorption des contraintes pourrait expliquer l’apparition tardive de la FP dans la population non sportive (Hossain et al. 2011).

Facteurs de risque extrinsèques liés à la surutilisation :

- Contraintes mécaniques et micro-déchirures de l’enthèse calcanéenne.

Facteurs de risque extrinsèques liés aux erreurs d'entraînement :

- Une augmentation trop rapide du volume, de l’intensité, de la fréquence des activités impliquant une charge d’impact répétitive.

Facteurs de risque extrinsèques liés au port de chaussures inadéquates :

- Surface mal rembourrée.

- Remplacement inapproprié des chaussures.

Concernant le sexe du patient, il ne semble pas y avoir de différence de prévalence entre les hommes et les femmes (Beeson et al. 2014). Toutefois, dans leur étude en 2019, Priesand et al ont constaté que le sexe féminin était associé à une prévalence plus élevée de FP dans leur cohorte (Priesand et al. 2019). Les mêmes auteurs ont constaté que la prévalence de la FP chez les patients souffrant de diabète de type 2 était de 42% et 64% plus élevée que chez les patients atteints de diabète de type 1 et sans diabète respectivement (Priesand et al. 2019). Ce facteur de risque est confirmé par l’équipe de Kariani et al en 2020 qui rapporte que les patients diabétiques adultes sont plus à risque de FP que les patients non-diabétiques (Kariani et al. 2020).

Concernant les épines calcanéennes, une étude de 2016 a conclu que la forme et la taille de l’épine calcanéenne ne sont pas corrélées à la fonction du talon ou à la douleur chez le patient atteint de fasciapathie plantaire, avant ou après le traitement (Ahmad et al. 2016). De plus, ces épines calcanéennes sont fréquentes chez les individus asymptomatiques.

Dans son étude de 2014, Beeson et al soulignent que la génétique peut jouer un rôle dans la contracture progressive du tissu conjonctif. La génétique interagissant avec d'autres facteurs prédisposants peut expliquer pourquoi une personne individuelle est plus sujette aux contractures musculaires causant des problèmes tendineux récurrents à un endroit.

Un certain nombre d'études ont également mentionné une diminution de la force du tronc et des muscles de la hanche comme facteurs de risque possibles de FP ( Kamonseki et al. 2016 ; Santos et al. 2016). L’altération de la force du tronc et de la hanche peut modifier le schéma de mouvement des membres inférieurs, entraînant une adduction fémorale et une rotation médiale excessives ainsi qu'un valgus du genou, qui peuvent avoir des implications significatives pour la fonction distale des membres. En raison de ces changements, une surcharge lors d’activités en charge peut entraîner une rotation médiale excessive du fémur et du tibia ainsi qu'une plus grande pronation du pied, ce qui entraînerait une perturbation du fascia plantaire pendant la phase intermédiaire du cycle de marche (Chang et al. 2014 ; Barwick et al. 2012).

En plus des facteurs physiques, des facteurs psychologiques semblent également influencer la douleur PF. Dans leur étude de 2020, Harutaichun et al ont démontré que les militaires qui avaient de l'anxiété et une mauvaise qualité de mouvement des membres inférieurs ont développé une intensité de douleur plus élevée du FP que ceux qui n'avaient pas ces caractéristiques (Harutaichun et al. 2020).

Dans leur étude publiée en mars 2020, Sullivan et al ont étudié le rôle des facteurs mécaniques dans la présentation clinique de la douleur au talon plantaire. Les auteurs ont conclu que la douleur au talon plantaire est associée à un IMC élevé chez les personnes non sportives, à une réduction de la plage de flexion dorsale de la cheville, ainsi qu'à des déficits spécifiques de force du pied et de la cheville (Sullivan et al. 2020). Les mêmes auteurs soulignent que l'endurance des fléchisseurs plantaires du pied et de la cheville ne semble pas être associée à une douleur au talon et l'importance de l'alignement du pied et de la grande flexibilité des orteils reste incertaine.

Enfin, ils rapportent que des preuves limitées soutiennent le kilométrage en course et la durée debout liée au travail en tant que facteurs de risque potentiels de douleur au talon plantaire. Ces relations entre ces facteurs mécaniques et la douleur au talon sont limitées à des études transversales, qui sont incapables de déterminer si ces facteurs ont un rôle dans l'étiologie de la maladie (Sullivan et al. 2020).

Une récente étude effectuée par Lee et son équipe a évalué l’amplitude de mouvement en flexion dorsale chez les sujets avec FP et les sujets sans FP. Les auteurs ont constaté qu'il n'y avait pas de différence significative dans la flexion dorsale passive de la cheville et dans la prévalence d'une contracture isolée du complexe gastrocnémien ou gastrocnémien-soléaire entre les individus avec et sans fasciapathie plantaire (Lee et al. 2021).

Enfin, dans leur revue systématique et méta-analyse de 2021, Hamstra-Wright et al ont évalué les facteurs de risque de la fasciapathie plantaire chez les personnes physiquement actives. Ils ont rapporté qu’une augmentation de l’amplitude de mouvement en flexion plantaire, l’IMC et la charge imposée sur les structures plantaires étaient des facteurs de risque de développer une FP (Hamstra-Wright et al. 2021).

Diagnostic différentiel :

La douleur au talon plantaire peut donc être due à des causes locales, par exemple, la fasciapathie plantaire ; à des causes référées comme la radiculopathie S1 ou une maladie systémique comme les spondylarthropathies séronégatives (SpA). Les causes les plus courantes de douleur au talon plantaire sont la fasciapathie plantaire, l'atrophie du coussinet adipeux du talon, les fractures de stress du calcaneus  ou le piégeage du nerf tibial, du nerf calcanéen médial ou de la première branche du nerf plantaire latéral (nerf de Baxter) (Allam et al. 2021).

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Bilan

Bilan - Diagnostique :

Le diagnostic de cette pathologie est clinique. Il se réalise principalement au travers de l’histoire de la maladie et nécessite peu de tests. Au cours de l’anamnèse, les patients décrivent souvent une douleur vive dans la partie médiale du talon, « comme un coup de poignard », principalement lors des premiers pas de la journée. La douleur diminue suite à la mise en mouvement, mais tend à augmenter lors de longues périodes en station debout ou lors d’activités imposant au fascia une charge plus importante après une période de repos (Neufeld et Cerrato, 2008 ; Uden et al. 2011).

Willis et al ont développé, en 2009, l'échelle de douleur pour la fasciapathie plantaire (Pain Scale for Plantar Fasciitis PSPF) ; il s'agit d'un questionnaire destiné à mesurer les changements de la douleur et de son impact sur les activités de la vie quotidienne des patients atteints de fasciapathie plantaire (Willis et al. 2009 ; Konjen et al. 2015). Depuis sa publication, il a été utilisé dans plusieurs études (Sheridan et al. 2010 ; Salvioli et al. 2017 ; Saba et al. 2016 ; Karagounis et al. 2011 ; Clark et al. 2012) mais il n’existe malheureusement pas encore de traduction française validée.

L’examen physique correspond à la palpation de la zone douloureuse, plus particulièrement au niveau de l’insertion du fascia sur la partie médiale du calcanéus, à la partie proximale du fascia (Schleip, 2012).

Le test Windlass peut être effectué pour évaluer la charge du fascia plantaire, bien que ce test soit caractérisé par une faible sensibilité (De Garceau et al. 2003).

L’évaluation de l’amplitude des mouvements peut révéler un déficit de flexion dorsale de la cheville liée à la rétraction des muscles gastrocnémiens, du soléaire ou du tendon d’Achille (Neufeld et Cerrato, 2008 ; Radford et al. 2006).

Le test de Silfverskiolds est une méthode recommandée pour évaluer la résistance à la dorsiflexion au niveau de la cheville (Hossain et Makwana 2011), mais une dorsiflexion limitée n'implique pas seulement une fasciapathie plantaire, elle peut également indiquer des problèmes musculaires au niveau du talon postérieur, du tendon Achilléen ou du mollet (Neill et al. 2017).

A l'examen de la marche, lorsque la douleur est importante, le thérapeute pourra objectiver une boiterie, avec parfois une esquive de l'appui talonnier lors de la phase d'attaque du pas.

La faiblesse musculaire et l'examen neurovasculaire doivent être évalués afin d'exclure d'autres possibilités pour obtenir un diagnostic correct (Neufeld et al. 2008).

Le thérapeute peut effectuer le test de Tinnel sur le côté médial du pied, sous la malléole médiale, pour détecter un éventuel syndrome du tunnel tarsien (Neill et al. 2017).

Le Calcaneal Squeez test peut être effectué pour écarter une éventuelle fracture de stress du calcanéus (Albano et al. 2019).

En cas de diagnostic incertain ou lorsque le patient présente une douleur persistante au talon, une analyse instrumentale peut être réalisée. Généralement l'imagerie diagnostique est recommandée lorsque le patient souffre de douleurs persistantes au talon après 4 à 6 mois de traitement conservateur ou en cas de symptômes ou de signes atypiques (Neufeld et al. 2008).

Toutefois, l’échographie pourrait avoir un rôle important dans le diagnostic de la FP. En effet, Aggarwal et al ont rapporté; dans leur étude de 2020, que le diagnostic de la fasciapathie plantaire peut être facilement confirmé par échographie. Les auteurs révèlent qu’une épaisseur > 4 mm, des marges indistinctes et une hypoéchogénicité sont suffisants pour faire le diagnostic de la FP (Aggarwal et al. 2020). Les auteurs suggèrent donc que l’échographie peut aider le clinicien à confirmer le diagnostic de FP et lui permettre également d’évaluer les effets du traitement.

Quant à la radiographie et la scintigraphie osseuse, elles sont principalement utilisées pour exclure les tumeurs ou fractures osseuses (Young. 2012).

Dans une étude de 2020, Yin et al ont proposé un système de notation fiable et reproductible pour la gravité de la fasciapathie plantaire. En effet, les auteurs soulignent qu’il est important de déterminer comment les caractéristiques démographiques individuelles du patient, les signes de l'examen physique, la durée et la gravité des symptômes ou les résultats d'imagerie influencent la probabilité d'une réponse significative au traitement conservateur.

Pour obtenir un score, les auteurs ont évalué les éléments suivants (Yin et al. 2020) :

EVA :

- 0 à 3 points = 1 point

- 3,1 à 7 points = 3 points

- 7,1 à 10 points = 5 points

Durée des symptômes :

- < 6 mois = 1 point

- ≥ 6 mois = 2 points

Capacité à marcher sans douleur :

- > 1h = 1 points

- ≤ 1h = 4 points

Épine calcanéenne en radiographie :

- Non = 0 point

- Oui = 2 points

Zone de haute intensité à l’IRM :

- Non = 0 point

- Oui = 2 points

Les auteurs ont divisé le score total en 4 catégories de gravité : légère (2 à 4 points), modérée (5 à 8 points), sévère (9 à 12 points) et critique (13 à 15 points).

Les auteurs rapportent qu’un traitement conservateur semble être une alternative de bon pronostic chez les patients ayant un score ≤10. Un traitement chirurgical semblerait recommandé pour les patients avec un score > 10 (Yin et al. 2020)

Il est curieux d’observer que la présence d’une épine calcanéenne influence le score total étant donné l’absence de corrélation avec la fasciapathie plantaire précédemment rapportée (Ahmad et al. 2016). Toutefois, les auteurs de l’étude ont démontré que la présence d'épines calcanéennes est fréquente sur les radiographies latérales simples des individus ayant une FP et représente un signe fiable de PF (Yin et al. 2020).

Par conséquent, il semble que la relation entre les épines calcanéennes et la douleur de la fasciapathie plantaire ne soit pas encore tout à fait élucidée.

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Prise en charge

À noter : Retrouvez des exemples de prises en charge en vidéos en fonction de l'irritabilité du patient en bas de cette page

Traitements non-chirurgicaux :

Environ 90% des cas de FP peuvent être traités avec succès dans les 12 mois avec un traitement conservateur. En effet, de nombreuses options de traitements non chirurgicaux sont disponibles pour soulager les douleurs liées à la fasciapathie plantaire. Certaines thérapies se concentrent sur l'insertion proximale de l'aponévrose (orthèses, injections, thérapies par ondes de choc) tandis que d'autres (attelles nocturnes, étirements) traitent de la relation entre la tension gastrocnémienne et l'aponévrose plantaire pendant les activités de mise en charge.

Traitements mécaniques (orthèses (semelles), chaussures, attelles, taping) :

L’objectif des traitements mécaniques est de modifier les caractéristiques du pied telles que la répartition de la pression plantaire grâce aux semelles (diminuer la pronation et décharger l‘insertion proximale du fascia) (Rasenberg et al. 2016) ou encore la longueur du fascia plantaire grâce aux chaussures à bascule ou aux AFO. Les traitements mécaniques sont plutôt prometteurs car leur capacité à soulager les symptômes de la fasciapathie plantaire lors des tâches fonctionnelles de la vie quotidienne est plutôt importante, ils ont un faible risque de complications et sont relativement accessibles.  Plusieurs études ont été réalisées à ce sujet, et une étude récente (Schuitema et al. 2019) a rassemblé et comparé les preuves existantes concernant les différents traitements mécaniques (tape, orthèse, attelle, semelles…) couramment utilisés dans la prise en charge de cette pathologie.

Il semblerait que l’utilisation de semelles intérieures (à glisser dans la chaussure) soit efficace pour diminuer la douleur et améliorer la fonction. De plus, l’utilisation de semelles préfabriquées semble avoir les mêmes effets sur la douleur et la fonction que l’utilisation de semelles sur-mesure (Landorf et al. 2006 ; Pfeffer et al. 1999 ; Ring et al. 2014 ; Baldassin et al. 2009 ; Wrobel et al. 2015).

Une alternative aux semelles intérieures pour diminuer la douleur est le port de chaussures à bascule, nommées “Rocker sole shoe” ou “Rocker Bottom Shoe” en anglais. La chaussure à bascule est rigide et amène l’apex du pied plus en proximal. Cette position du pied facilite le lever précoce du talon et minimise ainsi les moments de flexion plantaire et la pression plantaire de l'avant-pied. Un moment de flexion plantaire moins important demande moins de force de traction au tendon d’Achille, engendrant ainsi moins de tension dans le fascia plantaire lors de la marche (Sobhani et al. 2014 ; Erdemir et al. 2004). A noter également que l’utilisation de chaussures à bascule couplée à l’utilisation de semelles intérieures profilées diminuerait de manière encore plus importante la douleur (Fong et al. 2012).

Si le rôle des semelles et chaussures adaptées est de diminuer la douleur et de favoriser les processus de guérison en réduisant la tension du fascia plantaire pendant la marche, le rôle des AFO (Ankle Foot Orthosis) consiste à l’inverse à augmenter la tension dans le fascia plantaire au repos. En effet, pendant le sommeil, l’aponévrose plantaire est dans un état raccourci et non fonctionnel (Batt et al. 1996), et certaines études ont émis l’hypothèse que l’application d’une légère tension dans le fascia plantaire en phase de repos pourrait favoriser sa guérison (Batt et al. 1996). Le port d’une AFO amenant une légère dorsiflexion du pied permettrait d’allonger le fascia plantaire, où du moins de diminuer la raideur et d’améliorer la tolérance du patient à la mise en charge le matin (diminution de la douleur) (Bolgla et 2004 ; Roos et al. 2006). Il semblerait d’après la littérature que quel que soit le type d’AFO utilisé (antérieure ou postérieure), il y ait une diminution de la douleur et une amélioration de la fonction suite au port de celle-ci (Attard et al. 2012). Par ailleurs, il semble que ces améliorations soient augmentées lors de la combinaison du port d’une attelle de nuit et de semelles intérieures. Cependant, il faut tenir compte du fait que certains patients ne tolèrent que modérément le port d’une attelle, ce qui peut poser un problème d’observance thérapeutique (Batt et al. 1996 ; Roos et al. 2006 ; Probe et al. 1999 ; Powell et al. 1998).

Quant au tapping, malgré la contradiction entre certaines études, il semblerait qu’il soit aussi efficace que le port d’une semelle intérieure pour diminuer la douleur et améliorer la fonction (Abd El Salam & Abd Elhafz, 2011 ; Lynch et al. 1998 ; Van Lunen et al. 2011). Des études complémentaires doivent encore être effectuées pour comparer ces traitements entre eux. Pour améliorer la biomécanique du pied, le taping devrait principalement être utilisé à court terme (< 1 mois) tandis que les autres options de traitement (AFO, semelles, chaussures adaptées) devraient être prescrites pour une période plus longue (> 1 mois) (Hyland et al. 2006 ; Radford et al. 2006 ; Bolgla et al. 2004).

Education thérapeutique :

Le traitement conservateur le plus utile pour la FP est l’éducation thérapeutique. Il est nécessaire d'expliquer aux patients que la douleur peut s'installer avec le temps, et de gérer leurs attentes (Monteagudo et al. 2018). Par ailleurs, d’après une récente étude prospective d’une série de cas, réalisée par Mills et al. (2020), il semblerait que l’éducation aux neurosciences de la douleur des patients atteints de fasciapathie plantaire chronique soit potentiellement bénéfique (diminution de la catastrophisation et de la peur du mouvement, réduction de la sensibilité à la douleur, augmentation de la fonction). De futures études sont nécessaires pour le confirmer.

Injections d’anti-inflammatoires :

L’administration d’une ou plusieurs injections de cortisone ou d’anesthésiques locaux pour soulager la douleur est un processus encore courant dans le monde. Cependant, des essais contrôlés et randomisés assez récents (David et al. 2017) ont trouvé des preuves de faible qualité quant aux effets positifs modérés des injections locales de stéroïdes pour réduire la douleur à court terme (environ 1 mois) par rapport à un placebo ou à l’absence de traitement (David et al. 2017 ; Crawford et al. 2003). D’après la revue systématique et méta-analyse de Hohmann et al. de 2021, au-delà d’un mois, les injections de corticostéroïdes ne seraient d’aucune utilité pour réduire la douleur. En effet, comme décrit dans plusieurs études (Puttaswamaiah et al. 2007 ; Hossain et al. 2001 ; Lemont et al. 2003), la fasciapathie plantaire n’est pas une affection inflammatoire. Il pourrait y avoir une courte phase d’inflammation en début d’affection, ce qui pourrait expliquer pourquoi les injections de corticostéroïdes et les AINS seraient d’une relative efficacité à court terme (Donley et al. 2007 ; Crawford et al. 1999 ; McMillan et al. 2012) mais beaucoup d’études histologiques n’ont pas montré d’activité inflammatoire en chronique (après 2-3 semaines de symptômes) (Hammer et al. 2008 ; Lemont et al. 2003 ; Thomas et al. 2010 ; Wearing et al. 2006). En conséquence, les injections de corticostéroïdes n’ont pas vraiment de sens si on s’en tient à la littérature et la prudence est également de mise car le risque de rupture du fascia, bien que très rare, et d'atrophie du coussinet graisseux croit avec l’augmentation du nombre d’injections réalisées (Schuitema et al. 2019). D’autres thérapies par injections semblent plus avantageuses à court terme, bien que leurs effets soient variables d’un sujet à l’autre, comme par exemple le dextrose hyperosmolaire, la toxine botulique A ou encore l’administration de sang autologue (ACP : autologous conditioned plasma) (Ryan et al. 2014 ; Babcock et al. 2005 ; Kalaci et al. 2009 ; Wheeler et al. 2013).

Injections de PRP (plasma riche en plaquettes) :

D’après de récentes revues systématiques et méta-analyses (Singh et al. 2017 ; Hohmann et al. 2021 ; Huang et al. 2020 ; Alkhatib et al. 2020), il semblerait que l’injection de PRP pour traiter la fasciapathie plantaire chronique soit une option de traitement efficace et sûre.

En comparaison avec les corticostéroïdes :

- L’injection de PRP a montré de manière significative un meilleur contrôle de la douleur à 3 mois, et jusqu’à 1 an (Singh et al. 2017 ; Hohmann et al. 2020 ; Alkhatib et al. 2020)

- L’injection de PRP a montré une amélioration de la fonction significativement plus importante à moyen et long terme (6 et 12 mois) (scores AOFAS plus élevés à moyen et long termes) (Alkhatib et al. 2020 ; Huang et al. 2020) et une amélioration de la fonction à court terme (3 mois) selon Singh et al. 2017. Cependant, Alkhatib et al. 2020 n’ont souligné aucune différence fonctionnelle à court terme (entre 1 et 3 mois) entre les sujets ayant reçu une injection de corticostéroïdes et ceux ayant reçu une injection de PRP.

En comparaison avec les ondes de chocs :

- L’injection de PRP semble être associée à de meilleurs résultats concernant la réduction de la douleur chez les sujets ayant une FP chronique, bien que les ODC soient tout de même efficaces (Haddad et al. 2021).

- L’injection de PRP semble également avoir des effets bénéfiques sur la douleur à 6 mois (Goel et al. 2021).

Ondes de chocs (shockwave therapy) :

Les ondes de chocs (ODC) (de faible et de forte intensité) semblent être un traitement sûr de la fasciapathie plantaire d’après la revue systématique de Roerdink et al. de 2017. Bien qu’il existe des effets secondaires comme la douleur pendant le traitement ou la présence d’un érythème transitoire, les complications dans l’année suivant le traitement semblent peu probables. Cependant, la douleur pendant le traitement peut être inconfortable pour le patient et l’amener à cesser le traitement (Gollwitzer et al. 2015 ; Gerdesmeyer et al. 2008). Pour pallier à cette douleur pendant le traitement, il est suggéré : soit d’administrer les ondes de chocs de manière progressive, soit de les utiliser avec une faible intensité, soit d’utiliser les FSWT (focused shockwave therapy) (Roerdink et al. 2017), ou encore d’administrer une anesthésie locale, en sachant que cette méthode augmente le risque d’infection (Chuckpaiwong et al. 2008). Des études supplémentaires devraient être effectuées pour trouver un protocole de traitement adéquat et récolter tous les effets secondaires liés à l’application des ODC. Malgré cela, la plupart des études semblent être d’accord sur le fait que la douleur diminue davantage chez les sujets ayant reçu des séances d’ODC par rapport aux sujets ayant reçu des injections de corticostéroïdes. D’après l’étude de Lai Ta-Wei et son équipe (2018), après 12 semaines de traitement, la thérapie par ondes de chocs extracorporelles (ESWT) était plus efficace que l’injection de corticostéroïdes (CSI) sur les fasciapathies plantaires chroniques. D’après l’étude de Li Shuxiang et son équipe (2018), les ODC de haute intensité avaient la probabilité la plus importante d’être le meilleur traitement dans les 3 mois, suivi des CSI et des ODC de faible intensité. Enfin, d’après l’étude de Xu et al. (2020), les ODC et les CSI ont entraîné des améliorations cliniques, mais les ODC ont fourni un soulagement plus long que les CSI (niveau de preuve II).

Étirements :

Depuis longtemps, la raideur des muscles gastrocnémiens est associée à la fasciapathie plantaire (Donley et al. 2007 ; Labovitz et al. 2011 ; Patel et al. 2001). Beaucoup d’options de traitements conservateurs visant à soulager les douleurs et montrant de bons résultats ont été étudiés (DiGiovanni et al. 2012), notamment les exercices d’étirement du mollet (DiGiovanni et al. 2003, DiGiovanni et al. 2006, Garrett et al. 2013 ; Radford et al. 2007). D’après plusieurs études, l’étirement du tendon d’Achille seul serait un traitement efficace (Porter et al. 2002) et d’autres études cliniques de niveaux de preuves I et II démontrent également l’efficacité de l’étirement spécifique du fascia plantaire à domicile (DiGiovanni et al. 2003 ; DiGiovanni et al. 2006 ; Flanigan et al. 2007). DiGiovanni et al. ont rapporté en 2006 une diminution de la douleur (réduction de la douleur au matin et de la pire douleur ressentie la semaine précédente), une diminution des limitations fonctionnelles et un taux élevé de satisfaction chez les patients ayant réalisé des exercices d’étirement du fascia plantaire. Plus récemment, l’étude de Pearce et al. de 2021 a mis en lumière la forte corrélation (statistiquement significative) entre la raideur des gastrocnémiens et la gravité de la douleur au talon dans la fasciapathie plantaire. Par ailleurs, il est intéressant de noter que Ballal et al. (2014) ont démontré dans une étude cadavérique qu’il existait un prolongement de fibres reliant la partie proximale médiale des gastrocnémiens et le fascia plantaire via le tendon d’Achille. Au vu de ces résultats, le thérapeute doit tenir compte de l’importance du continuum “gastrocnémien - tendon d’Achille - fascia plantaire” bien étiré et doit encourager son patient à bien respecter le régime d’étirements qui lui est prescrit. Pearce et al. (2021) suggèrent que les étirements des gastrocnémiens devraient toujours être le traitement de première intention de la fasciapathie plantaire, étant donné que c’est une forme de traitement sûre et peu coûteuse.

● Comment savoir s’il existe une raideur des gastrocnémiens ?

Il est possible de réaliser le test de Silfverskiold. En effet, on peut objectiver une contracture des gastrocnémiens lorsqu’il y a une différence d’amplitude en dorsiflexion maximale de la cheville entre la réalisation du test genou tendu et genou fléchi (Henricson et al. 1983 ; Rabin et al. 2014).

● Comment réaliser les étirements ?

Plusieurs techniques d’étirements existent. Thong-On et al. (2019) proposent de placer le pied en dorsiflexion contre le mur jusqu’à ressentir un étirement puis de maintenir la position pendant 20 secondes pour étirer le fascia plantaire. Quant à l’étirement du mollet, ils proposent de poser fermement le pied au sol et de se pencher vers l’avant jusqu’à sentir un étirement, puis de maintenir la position pendant 20 secondes. Ces étirements doivent être réalisés 2 à 3 fois par jour.

Schwartz et al. (2014) proposent un autre type d’étirement pour détendre les muscles du pied, qui consiste à s’asseoir sur une chaise, à placer un objet rond (par exemple une balle de tennis ou un petit rouleau de massage) sous la voûte plantaire et à réaliser des mouvements de va-et-vient pendant 1 minute et ce 3 fois en laissant 30 secondes de repos entre chaque série d’étirements. L’étude de Hameed et al. réalisée en 2021 confirme que les techniques de relâchement myofascial au moyen d’un rouleau en mousse ou d’une balle de tennis sont efficaces pour diminuer les douleurs et améliorer la fonction musculaire chez les sujets souffrant de FP. Enfin, pour allier étirement et massage à la glace, une autre option consiste à utiliser une bouteille d’eau glacée (Haley et Coke, 2020). D’après l’étude de Ranbhor et al. (2020), les techniques d’étirements et d’utilisation d’un rouleau en mousse (plus ou moins dure) contribueraient à réduire la douleur et à augmenter l’amplitude de mouvement.

Un autre point important, énoncé dans l’étude de Thong-On et al. (2019), est que non seulement les étirements seraient efficaces, mais les exercices de renforcement le seraient également. Les étirements et le renforcement permettraient de réduire la douleur et d’améliorer la marche (cadence, durée de la foulée, longueur de la foulée, vitesse de marche) chez les sujets ayant une FP.

Renforcement :

L’étude de Monteagudo et al. de 2018 a émis l’hypothèse que l’utilisation du protocole d’Alfredson (Alfresdon et al. 1998), couplé à des étirements du fascia plantaire, pourrait être le traitement de premier choix pour la fasciapathie plantaire. La récente étude de Pearce et al. de 2021 confirme l’efficacité du protocole d’Alfredson (réalisé uniquement avec le genou tendu dans leur étude) dans le but de soulager la douleur au talon lors de la fasciapathie plantaire. Nous allons voir en quoi consiste le protocole d’Alfredson, cependant, il est important de noter que ce protocole, qui recommande la réalisation de 180 descentes de talon en excentrique par jour, a été testé et validé chez des sujets sportifs / athlètes, qu’il prend du temps et qu’il est potentiellement inconfortable pour les patients. Cela soulève des problèmes importants d’ordre pratique liés à l’observance thérapeutique et à la satisfaction du patient, ce qui impacte directement l’efficacité globale du traitement. Stevens et son équipe (2014) suggèrent donc que les patients plus sédentaires / moins sportifs, réalisent le protocole d’Alfredson dans une version modifiée, qui consisterait en la réalisation d’un maximum de répétitions tolérables par les patients. Afin de contrôler le volume d’exercice, le thérapeute et le patient pourraient se baser sur l’aggravation des symptômes ou sur toute autre méthode permettant de surveiller la douleur afin d’adapter correctement la charge sur les tissus et de rendre le patient plus autonome et actif dans sa prise en charge. D’autres études sont nécessaires pour appuyer les résultats des études déjà réalisées à ce sujet.

Le protocole d’Alfredson (Alfredson et al. 1998) consiste en la réalisation de 2 types d’exercices excentriques du mollet : les gastrocnémiens vont être sollicités de manière excentrique à la fois avec le genou tendu et également avec le genou fléchi pour maximiser l’activation du soléaire. Le sujet est en position debout, et réalise l’exercice avec tout le poids du corps sur l’avant-pied de la jambe blessée, l’articulation de la cheville étant en flexion plantaire en début d’exercice. Puis le sujet va progressivement abaisser le talon sous l’avant-pied. Aucune sollicitation concentrique ne doit être effectuée, pour cela, le sujet revient à la position de départ à l’aide de la jambe non blessée. Chacun des 2 exercices comprend 3 séries de 15 répétitions, le tout devant être réalisé 2 fois par jour. Les patients sont invités à poursuivre l’exercice même s’ils ressentent une douleur, sauf si celle-ci devient invalidante. Ils doivent également s’attendre à avoir des douleurs musculaires pendant les 1 à 2 premières semaines. Les patients sont invités à augmenter progressivement la charge excentrique sur les mollets dès que la gêne diminue, pour cela ils peuvent utiliser un sac à dos lesté ou utiliser une machine de musculation.

D’après la revue systématique réalisée par Huffer et al. en 2017, les preuves concernant l’efficacité des exercices de renforcement des muscles intrinsèques du pied sont limitées. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour prouver les éventuels bénéfices des exercices de renforcement chez les sujets présentant des pathologies liées à la faiblesse du pied, telles que la fasciapathie plantaire. Par ailleurs, bien qu’aucune modification de l’épaisseur du fascia plantaire n’ait été constatée suite aux exercices de renforcement à charge élevée (Skou et al. 2012, Choo et al. 2021, Rathleff et al. 2014), il existe des indications selon lesquelles le renforcement pourrait contribuer à une réduction plus rapide de la douleur par rapport aux étirements plantaires spécifiques, et à une plus grande amélioration de la performance fonctionnelle (Huffer et al. 2017 ; Rathleff et al. 2014 ; Choo et al. 2021). En effet, dans leur étude, Choo et al. ont constaté que l’intensité de la douleur était significativement plus faible après 12 semaines dans le groupe ayant effectué un renforcement par rapport au groupe ayant réalisé uniquement des étirements. Et la performance fonctionnelle était également significativement plus élevée dans le groupe “renforcement” que dans le groupe “étirement” après 12 semaines. Les études ne sont pas suffisamment détaillées quant aux modalités des exercices de renforcement.

Dry needling (aiguillage à sec) :

La récente revue systématique et méta-analyse réalisée par Llurda-Almuzara et son équipe en 2021 a recensé les preuves existantes dans la littérature concernant les effets du dry needling chez les sujets ayant des douleurs plantaires (y compris la fasciapathie plantaire) d’origine musculosquelettique. Ils ont trouvé des preuves de qualité faible à modérée concernant les effets positifs du dry needling au point douloureux pour diminuer la douleur et pour diminuer l’incapacité liée à la douleur à court et long terme respectivement.

Thérapie laser :

Il est probable que la thérapie laser ait une certaine efficacité dans le traitement de la fasciapathie plantaire. En effet, dans leur étude, Naruseviciute et Raimondas (2020) ont évalué les effets de la thérapie laser de haute intensité et de faible intensité sur la douleur (EVA et algométrie de pression) et sur l’épaisseur du fascia (échographie) chez des sujets souffrant de fasciapathie plantaire. Ils ont constaté une amélioration suite aux 2 modalités d’utilisation du laser, mais aucune différence significative entre le laser de haute intensité et le laser de faible intensité. Par ailleurs, un nombre statistiquement significatif de sujets ayant reçu le laser à haute intensité a considéré le traitement comme “efficace” dans plus de 50% des cas. D’autres études ayant étudié les effets de la thérapie laser de faible intensité confirment son efficacité concernant la diminution de la douleur chez les sujets atteints de fasciapathie plantaire (Armagan et al. 2020 ; Koteeswaran et al. 2020). De plus, la revue systématique et méta-analyse réalisée par Wang et al. en 2019 indique également que l’utilisation de la thérapie laser de faible intensité soulage de manière significative la douleur au talon chez les sujets ayant une fasciapathie plantaire, et ce jusqu’à 3 mois après le traitement. En revanche, elle indique que la réalisation d’études à plus grande échelle et bien conçues est nécessaire pour clarifier non seulement l’efficacité à long terme du traitement par thérapie laser, mais aussi les paramètres de traitement optimaux (dose, emplacement, fréquence, etc…).

Ultrasons :

D’après l’étude de Ali et al. (2020), la thérapie par ultrasons combinée à un étirement plantaire serait moins efficace que la thérapie laser de faible intensité combinée à un étirement du fascia plantaire pour diminuer la douleur et améliorer la qualité de vie chez les sujets ayant une fasciapathie plantaire. La thérapie par ultrasons serait également moins efficace que la thérapie par ondes de chocs pour diminuer l’intensité de la douleur et diminuer les limitations d’activité selon Al-Siyabi et al. (2020). Par ailleurs, dans leur revue systématique et méta-analyse réalisée en 2018, Boucly et Péricaud n’ont trouvé qu’une seule étude relatant l’utilisation des ultrasons par rapport à un placebo (Crawford et al. 1996) dans le traitement des douleurs au talon. Dans cette étude, il n’a pas été constaté de différence significative entre le groupe “placebo” et le groupe “ultrasons” : le groupe placebo a eu une amélioration de 25% par rapport à la douleur initiale et le groupe ultrasons a eu une amélioration de 30% par rapport à la douleur initiale. Enfin, l’étude de Saban et al. (2014), qui incluait 69 participants avec un suivi sur 6 semaines, a comparé l’évolution de la douleur à la suite d’un traitement “massages profonds + étirements” par rapport à un traitement “ultrasons + étirements”. Il s’est avéré que les 2 traitements ont montré une amélioration de la douleur à l’EVA statistiquement significative à la fin du traitement mais aucune différence significative n’a été trouvée entre les 2 groupes.

Thérapie manuelle :

La thérapie manuelle est associée à une amélioration de la fonction et à une réduction de la douleur chez les sujets souffrant de fasciapathie plantaire. En effet, d’après la revue systématique réalisée par Fraser et al. en 2018, l’inclusion de la thérapie manuelle dans la prise en charge des sujets ayant une FP ou une douleur au talon a entrainé une amélioration plus importante de la fonction et une réduction de la douleur légèrement plus importante de 4 semaines à 6 mois, en comparaison avec les étirements et le renforcement. Ils recommandent donc aux thérapeutes d’utiliser des techniques de mobilisations articulaires et des tissus mous en combinaison avec la réalisation d’exercices d’étirements et de renforcement dans le traitement de la FP.

Les interventions manuelles effectuées dans les études analysées étaient des tractions, inversions, éversions subtalaires (grade I et II) ; des glides antérieurs et postérieurs talo-cruraux (en charge et en décharge) ; des pronations/supinations de l’articulation médio-tarsienne ; des mobilisations diverses de la hanche, du genou, de la cheville et de l’arrière-pied, ainsi que des mobilisations des tissus mous (triceps sural, gastrocnémiens, fascia plantaire).

Par ailleurs, une récente RCT réalisée par Grim et al. (2019) vient appuyer l’efficacité de la thérapie manuelle dans le traitement de la FP. Leurs résultats indiquent que la thérapie manuelle, les orthèses plantaires et les traitements combinés ont engendré des améliorations au fil du temps, avec un plus grand effet généré par la thérapie manuelle.

Les échelles et scores permettant entre autres un suivi du traitement :

- The Ankle Hindfoot Score de l’American Orthopaedic Foot & Ankle Society (AOFAS)

- The Foot and Ankle Disability Index (FADI)

- The Roles-Maudsley score

- Échelle de Likert (pour la satisfaction)

- Short Form - 36 (SF-36)

- Foot Function Index (FFI)

- Pain Scale for Plantar Fasciitis (PSPF)

Bien qu’à ce jour il n’existe toujours pas de directive claire concernant le traitement de la fasciapathie plantaire, la prise en charge de cette pathologie s’est considérablement améliorée ces dix dernières années. Il est prouvé que la plupart des patients répondent bien au traitement conservateur et que l’utilisation de plusieurs modalités de traitements conservateurs est plus efficace pour traiter la fasciapathie plantaire (Motley et al. 2021).  De plus, il est important de prendre en charge au plus tôt les patients souffrants de FP car il existe des preuves selon lesquelles les patients ayant une FP aiguë répondent généralement plus rapidement au traitement et de façon plus prédictive que les sujets ayant une FP chronique (Motley et al. 2021). Enfin, d’après la revue systématique publiée par Al-Boloushi et son équipe en 2019, les effets à long terme des traitements mini-invasifs (non chirurgicaux) comme les injections de toxine botulique A, la thérapie par ondes de chocs, les injections de PRP et le dry needling, ont montré des résultats similaires voire même meilleurs par rapport aux injections de corticostéroïdes seuls. La chirurgie intervient donc en dernier recours.

Traitements chirurgicaux :

Au cours des quinze dernières années, la fasciotomie plantaire ouverte (OPF) a progressivement cédé sa place à la récession gastrocnémienne (PMGR) comme procédure chirurgicale la plus couramment réalisée pour la FP récalcitrante. L’étude de Gamba et al. (2020) a constaté avec un niveau de preuve I que l’OPF et la PMGR ont fourni de bons résultats chez les patients ayant une FP récalcitrante. Aucune des 2 chirurgies n’était supérieure à l’autre par rapport à la douleur, au score AOFAS, à la satisfaction ou au SF-36. Cependant, Gamba et son équipe (2020) recommandent la PMGR en première intention car d’une part une récupération plus rapide a été observée dans le groupe PMGR et d’autre part, la PMGR engendrerait moins de complications biomécaniques que l’OPF (pied plat iatrogène, surcharge de la colonne latérale due au déplacement du centre de pression du pied, perte de l’effet guindeau (windlass)). Pour information, l’effet windlass a été évoqué par Hicks et al. en 1954. Il a indiqué que le fascia plantaire a la particularité de se tendre lors de l’extension des orteils, ce qui permet de maintenir la voûte plantaire lors de la phase digitigrade de l’appui, grâce à un effet de treuil / guindeau (windlass). Les études de Pearce et al. (2021) et de Motley et al. (2021) soutiennent également que des preuves cliniques ont révélé que la PMGR est une stratégie de traitement efficace (soulagement de la douleur, reprise rapide, faible morbidité) chez les patients qui ne répondent pas bien au traitement conservateur par rapport à la fasciotomie plantaire (Abbassian et al. 2012 ; Maskill et al. 2010).

PMGR : proximal medius gastrocnemius release (libération du gastrocnémien proximal médial)

OPF : fasciotomie plantaire ouverte

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The Patient-Specific Functional Scale (PSFS)
Illimité
Foot and Ankle Ability Measure (FAAM)
Illimité

Bibliographie du module

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Peggy G.
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"Afin d’être mieux préparé à prendre en charge une pathologie bien spécifique, je n’hésite pas à consulter fullphysio.io"
Antonio B.
Étudiant kiné en 4ème année
Je suis étudiant en 4ème année, avec Fullphysio j'ai de quoi enrichir mes connaissances sur plein de sujets variés. Les modules sont hypers intéressants et à la page de l'actualité. Avec Fullphysio je gagne du temps dans mes révisions. L'équipe est très professionnelle et à l'écoute !
Julie D.
Kinésithérapeute libéral
"Fullphysio est une plateforme très pratique qui regroupe beaucoup d’informations. Elle est très bien organisée, par thème et facile à utiliser. À souligner également le chouette suivi de la part de l'équipe"
Paloma M.
Étudiante kiné en 2ème année
"Étant en seconde année de kiné et voulant compléter mon enseignement. Je m'appuie désormais tous les jours sur toutes les ressources que propose Fullphysio. Les synthèses sont complètes, simples et organisées, à l'image du site d'ailleurs. Ce qui me fait gagner un temps non négligeable ! Merci beaucoup du travail que vous fournissez."
Pierre H
Kinésithérapeute libéral
"La centralisation des informations proposée par Fullphysio m'a permis de gagner un temps précieux sur mon emploi du temps. Je pourrais difficilement m'en passer maintenant"
Émilie P.
Kinésithérapeute libéral
"Grâce à Fullphysio j’ai pu améliorer la prise en charge de mes patients très rapidement !”
Savanah H.
Kinésithérapeute libéral
“Fullphysio est devenu pour moi la façon idéale de tester et rafraîchir mes connaissance grâce aux nombreux outils mis à notre disposition"
Antoine P.
Kinésithérapeute libéral
"Fullphysio est un outil très intéressant pour tout kinésithérapeute désirant maintenir ses compétences à jour"
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On nous pose souvent ces questions, on y répond !

À quelle fréquence sont ajoutées les ressources ?
Nous ajoutons de nouvelles ressources toutes les semaines. La conception de ces ressources nous demande un travail de recherche scientifique extrêmement important afin de vous fournir des contenus de très grande qualité et à forte valeur ajoutée. 

Les modules et les fiches synthèses sont les ressources qui demandent le plus de préparation. Celles-ci sont ajoutées en moyenne tous les 15 jours.
Concernant les autres ressources, celles-ci sont ajoutées toutes les semaines.
Les ressources sont-elles régulièrement mises à jour ?
Absolument ! Nous veillons à mettre régulièrement à jour toutes nos ressources afin que vous restiez à la page et à la pointe de l'actualité en kinésithérapie.
Vous devez mettre beaucoup de temps pour créer les ressources, non ?
Toute l’équipe est mobilisée pour vous proposer des ressources de très grande qualité et à forte valeur ajoutée. Nous travaillons chaque jour avec passion pour arriver à ce résultat !
Pour vous donner un ordre d'idée, pour un module et ses ressources associées, cela nous demande entre 5 à 10 jours de travail complet et 4 personnes mobilisées.

Beaucoup de travail pour nous, mais un gain de temps incroyable pour vous !
Puis-je démarrer avec un abonnement Découverte (gratuit) et passer en Illimité par la suite ?
Tout à fait ! Vous pouvez découvrir la plateforme à votre rythme avec l’abonnement Découverte qui est gratuit et passer en Illimité quand vous le souhaiterez.
Je veux souscrire à un abonnement Illimité. Comment utiliser mon code de parrainage ou mon code promo ?
Au moment où la fenêtre de paiement s’affiche vous avez simplement à cliquer sur “J’ai un code promotionnel” (voir ci-dessous) puis à indiquer votre code. La réduction sera appliquée.
Quels sont les moyens de paiements pour souscrire à un abonnement Illimité ?
Vous avez la possibilité de régler votre abonnement par carte bancaire via notre solution de paiement sécurisée Stripe.
Si je prends un abonnement Illimité mensuel, dois-je payer manuellement tous les mois ou c’est automatique ?
Votre abonnement se renouvelle automatiquement tous les mois. Vous n’avez rien à faire !
Les abonnements sont-ils vraiment sans engagement ?
Oui, les abonnements sont sans engagement. Vous avez la possibilité de résilier très facilement votre abonnement à tout moment en vous rendant sur votre Tableau de bord > Abonnement > annuler mon abonnement.
Comment modifier mon moyen de paiement ?
Rendez-vous sur votre Tableau de bord > Abonnement > Gérer mon abonnement & informations de paiement.
À qui s'adresse Fullphysio ?
Étudiants : Aux étudiants qui souhaitent gagner du temps dans la compréhension des pathologies étudiées en cours et appréhender de manière concrète les pathologies qu'ils traiteront en tant que kinésithérapeute !

Kinésithérapeutes : Aux kinés qui souhaitent gagner du temps dans la recherche d’informations essentielles à la bonne prise en charge de vos patients et qui veulent gagner en efficacité ainsi qu'en confiance dans leurs prises en charge.Aux kinés qui souhaitent perfectionner leurs compétences en permanence afin d’améliorer les résultats de leurs traitements.
NOUS SOMMES LÀ POUR VOUS !
Fullphysio, c’est une équipe à votre service !
Pour toute demande contactez-nous par email ou par téléphone :
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