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Le tennis elbow
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Le tennis elbow

Vous trouverez ici tous les éléments nécessaires pour comprendre cette pathologie, pour réaliser un examen clinique complet et pour effectuer une prise en charge en suivant les dernières recommandations EBP.
Mis à jour le :
13/9/2021

Avant-propos

L’épicondylalgie latérale est une affection douloureuse des tendons extenseurs de la partie dorsale de l'avant-bras, qui s'attachent à l'épicondyle latéral de l'humérus. Elle est la cause la plus fréquente de symptômes du coude chez les patients présentant une douleur au coude en général (Buchanan et al. 2020).
Cette pathologie est également largement connue sous le nom de tennis elbow étant donné qu’elle touche jusqu’à 50 % des joueurs de tennis, notamment les débutants apprenant le revers à une main (Ollivierre et al. 1996). Toutefois, le tennis elbow ne se limite pas aux tennismen et aux sportifs plus généralement. En effet, cette pathologie représente un problème de santé publique en raison de sa fréquence élevée chez les ouvriers (Herquelot et al. 2013). De manière générale, toute activité impliquant une extension répétitive du poignet, une déviation radiale et/ou une supination de l'avant-bras présente un risque accru d’épicondylalgie latérale (Welsh et al. 2018 ; Kwapisz et al. 2018).
Dans ce module, nous commencerons par un bref rappel des éléments anatomiques et biomécaniques nécessaires à la bonne compréhension de la suite du module.
Nous nous pencherons ensuite sur les étapes du diagnostic de l'épicondylalgie latérale, en présentant également les tests les plus fréquemment utilisés pour identifier un tennis elbow.
Enfin, nous résumerons les options de prise en charge dans les cas d'épicondylalgie latérale.

Introduction à la pathologie

Rappels anatomiques et biomécaniques

L'articulation du coude permet de positionner la main à l'intérieur d'une sphère autour du corps, créée par le mouvement de l'épaule et avec la longueur du bras comme rayon. C'est le deuxième maillon, dans une chaîne de leviers conjoints, qui commence à l'épaule et se termine aux doigts. Le mouvement de l'articulation du coude est décrit autour de différents axes permettant une flexion-extension fonctionnelle du coude et une rotation de l'avant-bras définies respectivement comme pronation-supination (Rasmussen. 2020).

La flexion du coude, couplée à la supination, est utilisée pour amener la main sur le corps et le visage pour manger, s'habiller et effectuer l'hygiène personnelle, ainsi que pour tirer ou porter des objets. L'extension du coude couplée à la pronation est utilisée pour atteindre, lancer et pousser (Lockard et al. 2006 ; Islam et al. 2020 ;  Bernard et aL. 2008). Par conséquent, la pathologie de l'articulation du coude peut gravement affecter la fonction du membre supérieur, et plus particulièrement, la capacité de l'individu à positionner et à fixer la main, nécessaire à son utilisation dans le travail et les loisirs

Normalement, le mouvement en flexion et en extension est défini comme une extension complète à 0° et une flexion des tissus mous normalement décrite à 145°. La pronation et la supination sont normalement décrites en flexion du coude à 90°, car cela stabilise la rotation humérale. Dans cette position, la pronation est généralement de 80° et la supination d'environ 90° (Amis et al. 2012). Le mouvement actif est généralement inférieur au mouvement passif. Avec l'âge, le mouvement diminue et le sexe a une influence ; les femmes sont plus sujettes à l'hyperextension que les hommes (Amis et al. 2012).

En 1981, Morrey et al. ont examiné le mouvement nécessaire pour effectuer un éventail d'activités quotidiennes. Ces auteurs ont défini un axe de flexion du coude compris entre 30° et 130° et un axe de rotation de l'avant-bras de 50° en supination à 50° en pronation comme nécessaires pour mener une vie normale (Morrey et al. 1981).
Plus récemment, Oosterwijk et al ont conclu dans leur revu systématique que le mouvement du coude de 0° à 150° était nécessaire pour les activités quotidiennes (Oosterwijk et al. 2018).

Il y a 20 muscles dans l'avant-bras. Ces muscles sont disposés en un compartiment antérieur, un compartiment latéral et un compartiment postérieur (Lannotti et al. 2013). Les muscles du compartiment antérieur sont organisés en groupes superficiels et profonds.

Les muscles du compartiment antérieur superficiel sont : le rond pronateur, le fléchisseur radial du carpe, le long palmaire, le fléchisseur superficiel des doigts et le fléchisseur ulnaire du carpe (Lannotti et al. 2013 ; Standing et al. 2016).

Les muscles du compartiment antérieur profond sont : le fléchisseur profond des doigts, le long fléchisseur du pouce et le carré pronateur (Lannotti et al. 2013 ; Standing et al. 2016).

Leur rôle est en général de fléchir la main et les doigts sauf le muscle rond et carré pronateurs qui font la pronation de l’avant-bras.
Les muscles du compartiment antérieur sont séparés des muscles dorsaux par la membrane interosseuse radio-ulnaire (Precerutti et al. 2010).

Dans l'avant-bras palmaire, le nerf ulnaire innerve le fléchisseur ulnaire du carpe et le fléchisseur profond des doigt, et le nerf médian innervent tous les autres muscles fléchisseurs de l'avant-bras (Reavey et al. 2017).

Les muscles du compartiment latéral est formée par quatre muscles qui sont :

- le muscle brachio-radial
- le muscle extenseur radial du carpe
- le muscle court extenseur radial du carpe
- le muscle anconé.

Enfin la loge postérieure est composée de huit muscles divisés en deux plans : le groupe superficiel et le groupe profond.

Les muscles du compartiment postérieur superficiel sont : le muscle extenseur ulnaire du carpe, le muscle extenseur du petit doigt, le muscle extenseur commun des doigts.
Les muscles du compartiment postérieur profond sont : le muscle long abducteur du pouce, le muscle court abducteur du pouce, le muscle court extenseur du pouce, le muscle long extenseur du pouce et le muscle extenseur de l’index. Ils sont essentiellement extenseurs de la main et des doigts.

Le coude latéral est composé de structures osseuses et ligamentaires qui stabilisent l'articulation et servent d'origine aux attaches musculo-tendineuses de l'avant-bras dorsal.

Les épicondyliens latéraux : ils sont au nombre de 6 et prennent leur origine au niveau de l’épicondyle latérale de l’humérus :

1-court extens. radial du carpe
2- extens. ulnaire du carpe
3-anconé
4- extenseur du V
5-extenseur des doigts
6- supinateur

Le court extenseur radial du carpe (CERC), l’extenseur commun des doigts et l’extenseur ulnaire du carpe forment un tendon solide, discret et conjoint qui s'attache à la face antérieure de l'épicondyle latéral et de la crête supracondylienne latérale, à côté des origines des muscles brachio-radial et du long extenseur radial du carpe (Blease et al. 2007).
L'épicondyle latéral est également le site d'attachement de l’extenseur du 5ème doigt et du supinateur, qui se rejoignent avec le CERC, l’extenseur commun des doigts et l’extenseur ulnaire du carpe pour former le tendon de l'extenseur commun. Le CERC occupe la partie profonde et antérieure de ce tendon commun et s'insère à la base du troisième métacarpien ce qui en fait l'extenseur central du poignet. La face inférieure du CERC est en contact avec le capitellum (partie latérale du condyle huméral qui s'articule avec la tête radiale) et glisse le long de son bord latéral lors de l'extension et de la flexion du coude.


Des lésions capsulaires ainsi que l'épaississement et la déchirure du ligament collatéral ulnaire latéral (LUCL) et du ligament collatéral radial (LCR) ont été ont été identifiés en association avec une épicondylalgie latérale sévère (Bredella et al. 1999 ; Potter et al. 1995). Le complexe du ligament collatéral latéral (LCL) se compose du ligament collatéral ulnaire latéral (LUCL), du ligament collatéral radial (LCR), du ligament annulaire et du ligament collatéral accessoire.

Le ligament collatéral ulnaire latéral (LUCL) s'insère au niveau du tubercule de la crête supinatrice de l'ulna. C'est l'une des principales contraintes statiques du coude et assure la stabilité varus et postérolatérale. Du fait de son insertion distale par rapport à l'attache postérieure du ligament annulaire, il maintient la stabilité en varus du coude après l'exérèse de la tête radiale. L'insuffisance du LUCL entraîne une instabilité postéro-latérale du coude (Werner et al. 1993).


Le LCR naît à l'épicondyle latéral en avant et se mêle aux fibres du ligament annulaire et du fascia du muscle supinateur (Blease et al. 2007). Il stabilise la tête radiale (Johnson et al. 2005).

Le ligament annulaire, qui est le principal stabilisateur de l'articulation radio-ulnaire proximale, s'amincit distalement et entoure la tête radiale en entonnoir.
Le ligament collatéral accessoire a des attaches au niveau du ligament annulaire et de la crête supinatrice. Il a pour fonction de stabiliser le ligament annulaire lors d'un effort en varus au coude (Bryce et al. 2008 ; Fornalski et al. 2003 ; Bain et al. 2000).

Incidence :

Cette pathologie est fréquente dans la population générale avec une prévalence de 1 % à 3 % (Allander et al. 1974 ; Sanders et al. 2015) et est associée aux patients en âge de travailler, de 20 à 65 ans, avec un pic d'incidence entre 40 et 50 ans (Bot et al. 2005). Dans leur revue systématique et méta-analyse, Sayampanathan et son équipe ont indiqué que les femmes avaient une probabilité 1,29 fois plus élevée de souffrir d'une épicondylalgie latérale que les hommes.

Dans leur étude, Herquelot et son équipe ont rapporté que l'EL est un problème de santé publique en raison de sa fréquence élevée chez les ouvriers, parmi lesquels 10,5 % ressentent des douleurs latérales du coude et 2,4 % ont un diagnostic confirmé de EL (Herquelot et al. 2013).

Par ailleurs, l'épicondylalgie latérale (EL) est largement connue sous le nom de tennis elbow car elle touche 50 % des joueurs de tennis, notamment les débutants apprenant le revers à une main. Néanmoins, seulement 10 % de tous les patients atteints d'EL jouent au tennis (Ollivierre et al. 1996).


Etiologie :

L'étiologie exacte de l’épicondylalgie latérale (LE) n'a pas été bien identifiée. Cependant, ces lésions sont le plus souvent acquises dans des circonstances professionnelles ou sportives, le surmenage répétitif est particulièrement évident dans les antécédents (Ellenbecker et al, 2013).

De manière générale, les emplois impliquant une répétition de la flexion et de l'extension du coude (>2 heures/jour) (Herquelot et al, 2013), une surcharge des tendons se connectant à l'épicondyle (>5kg pendant plus de 2h/jour) (Seidel et al, 2019) et la surexposition à des outils vibrants (>2h/jour) (Heliövaara et al, 2006) présentent le risque de lésion le plus élevé (Herquelot et al, 2013).

En ce qui concerne les sports, l'épicondylalgie latérale est le plus souvent associée à des activités qui impliquent des mouvements répétitifs du poignet ou de préhension (ex : tennis, golf…)(Galloway et al, 1992 ; Finestone et Rabinovitch, 2008), et peut se développer suite à une augmentation soudaine de l'utilisation de muscles extenseurs du poignet jusque-là sous-utilisés.

Le court extenseur radial du carpe (ECRB) est le muscle le plus fréquemment touché. Les muscles pronateurs et autres muscles extenseurs du carpe sont également fréquemment touchés (Taylor et al. 2012).

La pratique du tennis, et plus particulièrement l'exécution d'un revers, exerce des charges bien plus importantes sur le tendon CERC que sur les autres tendons épicondyliens (Alizadehkhaiyat et al. 2015), comme le montrent plusieurs études anatomiques. Nimura et al., par exemple, ont établi à partir d'une étude de 23 spécimens cadavériques que le CERC est en contact direct avec la capsule articulaire au-dessus de la ligne articulaire huméro-radiale (Nimura et al. 2014).  
Ainsi, les charges communes semblent être directement transférées au CERC. À ce site, alors que les autres extenseurs sont musculaires, le CERC est tendineux et peut donc être moins apte à cicatriser après une blessure (Nimura et al. 2014). Ando et al. ont également suggéré une plus grande fragilité du tendon CERC sur la base de leur découverte que l'empreinte du tendon sur l'épicondyle était 13  fois plus petite que celle du long extenseur radial du carpe (LERC) (Ando et al. 2008).

Enfin, dans une étude cadavérique des changements produits par les mouvements du coude, Bunata et al. ont observé des frictions entre la surface profonde du CERC et le capitulum lors de la flexion/extension (Bunata et al. 2007). En appuyant directement sur le CERC, le LERC peut augmenter la friction contre le capitulum.

L’epicondylalgie latérale était à l'origine considérée comme un processus inflammatoire, en particulier dans ses phases initiales. Les microtraumatismes répétés résultant d'une surcharge ou d'une surutilisation peuvent provoquer une rupture des fibrilles de collagène et l'activation du système immunitaire inné (Nirschl et al. 1973 ; Bishai et al. 2006). Cependant, des études histopathologiques ont montré qu'il n'y a pas de cellules inflammatoires dans les biopsies d'EL chronique (Kannus et al. 1991 ; Kraushaar et al. 1999). De plus en plus de preuves l'identifient comme une tendinose, un processus dégénératif symptomatique caractérisé par une abondance de fibroblastes, une hyperplasie vasculaire et un collagène non structuré. Ces découvertes ont été qualifiées d'hyperplasie angiofibroblastique par Nirschl et Alvarado (Nirschl et al. 1995).

Les propriétés mécaniques des tendons sont généralement déterminées par la structure moléculaire des protéines et la composition de la matrice extracellulaire (Kjaer et al. 2004). La tension sur un tendon favorise normalement la réticulation et le dépôt de collagène (Kraushaar et al. 1999). Dans les situations d'étirements répétitifs, de multiples microdéchirures du tendon provoquent potentiellement une dénaturation irréversible des protéines matricielles et une prolifération du tissu fibreux (Patterson-Kane et al. 2012). Au fil du temps, ces tissus cicatriciels sont vulnérables aux forces répétitives, avec d'autres déchirures ultérieures. Les traumatismes cycliques à haute fréquence et la réparation immature entraînent des déchirures plus sévères, avec pour conséquence une altération et une défaillance de la biomécanique musculotendineuse et une aggravation des symptômes (Kannus. 1997).

De nouvelles preuves indiquent un lien significatif entre le degré de tension des tendons et l'étendue des blessures (Sharma et al. 2005 ; Kannus et al. 2000). Les tensions inférieures à 4 % permettent généralement au tendon de retrouver sa longueur d'origine après déchargement, mais les fibres de collagène commencent à se léser lorsque les tensions sont supérieures à 4 %, et il sera susceptible de se rompre lorsque les tensions sont supérieures à 8 %.


Plusieurs études suggèrent que l'EL peut être une manifestation de l'instabilité du coude. Ando et al. ont mis en évidence la proximité anatomique étroite entre le CERC et les ligaments collatéraux (Ando et al. 2008). Une étude IRM de 24 coudes classés selon la sévérité de l'EL a montré que les lésions du ligament collatéral ulnaire latéral étaient significativement plus fréquentes dans le groupe avec une EL sévère (Qi et al. 2013). Kniesel et al. ont recherché systématiquement des signes arthroscopiques d'instabilité au cours de la chirurgie pour une EL réfractaire (Kniesel et al. 2014). Sur les 40 patients, 13 avaient plus de 3 mm de décoaptation dans au moins un des compartiments du coude et 2 autres avaient plus de 6 mm de décoaptation.

Arrigoni et al. ont défini trois signes arthroscopiques de laxité du coude : la translation antéro-postérieure, la perte de couverture de la tête radiale par le ligament annulaire et le relâchement du ligament collatéral radial (Arrigoni et al. 2017). Sur 35  patients opérés pour EL, 48,6 % présentaient au moins un de ces signes, ce qui suggère qu'une défaillance des stabilisateurs statiques pourrait entraîner une surcharge du CERC pendant la stabilisation dynamique.

Cause de la douleur :
En ce qui concerne la machinerie de la douleur de l'EL, la plupart des études attribuent la pathogenèse de l'EL à l'étiologie neurogène sur la base de plusieurs éléments de preuve indiquant la présence de fibres nerveuses réagissant aux neuropeptides, notamment la substance P (SP) et le peptide lié au gène de la calcitonine (CGRP) (Ljung et al. 2004 ; Uchio et al. 2002 ; Han et al. 2012).

Kraushaar et Nirschl ont décrit quatre stades de tendinose, facilitant la reconnaissance du processus dégénératif de l'EL(Kraushaar et al. 1999).

Les étapes qui peuvent mener à cet état pathologique peuvent être schématisés ainsi :

Facteurs de risques :

En 2019, Sayampanathan et son équipe ont réalisé une méta-analyse pour identifier les facteurs de risques de développer une épicondylalgie latérale. Les auteurs ont révélés que certains facteurs démographiques peuvent être associés à l'épicondylalgie latérale :

  • La main dominante
  • Etre plus âgé
  • Etre une femme
  • Avoir des antécédents de tabagisme

Bien que les auteurs n’ont pas trouvé d’association entre le diabète sucré et l'épicondylalgie latérale, un HBA1C (fait référence au glucose et à l'hémoglobine réunis) élevé et une glycémie élevée ont été associés à l'épicondylalgie latérale (Thiese et al. 2016 ; Sasaki et al. 2012 ; Garg et al. 2014 ; Lee et al. 2019).

Comme nous l’avions mentionné plus haut, il est probable que l’épicondylalgie latérale soit due à un processus dégénératif chronique. Des facteurs tels que l'âge avancé, le tabagisme et la présence de maladies chroniques accélèrent les processus dégénératifs dans d'autres modèles de maladie (Khalil et al. 2015 ; McDaniel et al. 2014). Pour Sayampanathan et al, la pathophysiologie de l'épicondylalgie latérale est probablement similaire (Sayampanathan et al. 2019).

Les auteurs soulignent que nous utilisons notre main dominante plus fréquemment pour les activités quotidiennes qui demandent plus de force. Par conséquent, le mécanisme extenseur de notre main dominante est plus exposé au risque d'épicondylalgie latérale (Sayampanathan et al. 2019).

Par rapport aux muscles, les tendons ont un apport sanguin limité (Boushel et al. 2000). Il a été démontré que l'apport sanguin microvasculaire est faible chez les diabétiques, les fumeurs et les personnes âgées (Garg et al. 2010 ; Morain et al. 1990), ce qui limite encore davantage l'apport sanguin aux tendons, qui est essentiel à la guérison éventuelle des tendons.
Lorsque soumis à un stress excessif pendant une période prolongée, les tendons peuvent devenir avasculaires pendant des périodes inutilement longues. Par conséquent, cela induit la génération de radicaux libres et des lésions de reperfusion qui peuvent affecter la cicatrisation (Ahmad et al. 2013).
Une vascularisation compromise entrave les voies d'élimination, ce qui conduit à la présence prolongée de radicaux libres au sein des sites de dégénérescence, ce qui réduit encore la vitesse et la qualité de la cicatrisation dans le composant affecté du mécanisme d'extension.
Tous ces facteurs font que certains individus présentent un risque plus élevé d'épicondylalgie latérale par rapport aux autres dans des situations de stress excessif (Sayampanathan et al. 2019).
Outre le mécanisme de sur-utilisation couramment rapporté dans la littérature, des études récentes ont également révélé que la sous-utilisation peut également augmenter le risque de blessure. La sous-utilisation est une situation dans laquelle les tendons subissent régulièrement des charges inférieures à la normale. Cela induit un affaiblissement structurel du tendon, ce qui le rend plus enclins aux blessures et à la dégénérescence (Kannus et al. 1997). De même, la conséquence des symptômes douloureux suite à une EL entraîne souvent involontairement une «sous-utilisation» ou une protection contre le stress des tendons touchés, ce qui entraîne par la suite un affaiblissement structurel du tendon, le rendant plus sensible aux blessures (Sharma et al. 2005).

Sayampanathan et al. conclut dans leur méta-analyse, qu’au total, seuls le fait d'être une femme et les antécédents de tabagisme se sont avérés être des associations généralisables.
Leur revue systématique a également révélé que la main dominante, les antécédents de diabète sucré et un âge plus avancé étaient également potentiellement associés à l'épicondylalgie latérale.

A noter que certains auteurs ont rapporté que l’obésité constitue également un facteur de risque de développer une EL (Shiri et al. 2006).

A côté de ces mécanismes, d'autres facteurs peuvent augmenter la propension à développer une EL. Ainsi, les personnes à faible revenu peuvent être plus à risque (Herquelot et al. 2013 ; Haahr et al. 2003). Aben et al. ont également suggéré un profil psychologique à risque caractérisé par une diminution de la sociabilité, moins de contacts avec les collègues, un plus grand perfectionnisme, des niveaux d'anxiété plus élevés et une autonomie plus faible (Aben et al. 2018).

Pronostic

Les plaintes des patients se résolvent souvent spontanément en 6 à 12 mois (Hudak et al. 1996), mais de nombreux patients souffrent de douleurs et d'inconfort considérables et ont besoin de s'absenter du travail.

Facteurs pronostiques :


En 2006, Smidt et al ont révélé qu'une longue durée des plaintes au coude, des douleurs cervicales concomitantes et des douleurs sévères lors de la présentation sont associées à de moins bons résultats à 12 mois (Smidt et al. 2006).
Les patients des classes sociales supérieures ont rapporté des scores de douleur inférieurs à 1 an comparé aux patients des classes sociales inférieures. De plus, d'autres auteurs ont trouvé que les facteurs prédisant une pire issue pour la douleur à 12 mois sont le sexe féminin (Gerberich et al. 1985 ; Lewis et al. 2002), un âge plus élevé (Haahr et al. 2003 ; Descatha et al. 2009 ; Feleus et al. 2008), une plainte récurrente (Bot et al. 2005 ; Feleus et al. 2007), le bras dominant affecté (Feleus et al. 2007 ; Haahr et al. 2003), et le travail manuel (Haahr et al. 2003 ; Descatha et al. 2009 ; Lewis et al. 2002).

Dans une étude de 2019, Holmedal et al ont tenté d’identifier les prédicteurs du succès du traitement et du soulagement de la douleur dans l'épicondylalgie latérale aiguë à 6, 12, 26 et 52 semaines de suivi (Holmedal et al. 2019).

Succès du traitement :

Le prédicteur le plus constant d'un taux plus faible de réussite du traitement était un score élevé au Pain Free Function Index (PFFI).
Un score initial élevé sur cet indice de douleur à 8 activités quotidiennes indique un état plus grave, et les auteurs ont constaté que cela réduit le succès à tous les moments de la rééducation (6 semaines, 12 semaines, 52 semaines) (Holmedal et al. 2019).

Les personnes ayant présenté une plainte similaire plus tôt avaient un taux de réussite du traitement plus élevé à 6 semaines, mais un taux de réussite plus faible à 26 semaines. Cela pourrait indiquer que le patient a reconnu le problème plus tôt et a rapidement réduit son exposition à des activités nocives. Le fait d'avoir un problème récurrent pourrait également suggérer que le patient souffrait d'une maladie plus chronique ou plus grave (Bot et al. 2005 ; Feleus et al. 2007).
Les patients associant leur tennis elbow à une utilisation inhabituelle avaient un taux de réussite du traitement plus élevé à 12 semaines. Par conséquent, les auteurs supposent que le patient s'est abstenu d'une activité qu’il considérait comme nuisible.

Mis à part un taux de réussite plus élevé chez les femmes à 26 semaines, les auteurs n’ont trouvé aucune association entre le succès du traitement et l'âge, le sexe, le travail rémunéré ou le travail manuel.


Soulagement de la douleur :

Un score initial global de plaintes élevé prédisait plus de douleur à tous les moments de la rééducation (6 semaines, 12 semaines, 26 semaines, 52 semaines).
Les auteurs n’ont trouvé aucune association entre l'âge ou la durée de la plainte et la douleur, ni aucune association avec l’implication du membre supérieur dominant.
Haahr a trouvé que l'atteinte du coude dominant et l'âge de plus de 40 ans prédisaient un score de douleur élevé continu (Haahr et al. 2003).

Le travail rémunéré et l'exercice régulier étaient associés à un score de douleur plus faible à 26 semaines, suggérant un effet bénéfique de rester actif.
De plus, les auteurs n’ont trouvé  aucune relation avec le travail manuel là où d'autres auteurs ont trouvé une corrélation. Par exemple Lewis et al ont constaté que le travail manuel était associé à une augmentation de la douleur au coude et à une diminution de la fonction au cours des suivis de 4 semaines et 6 mois (Lewis et al. 2002).  
Haahr et al ainsi qu’Holmedal et al n'ont trouvé aucune relation entre le sexe et l'amélioration générale (Haahr et al. 2003 ; Holmedal et al. 2019).

Holmedal et al  ont constaté que l'enseignement supérieur prédisait moins de douleur à 6 semaines. Ceci est cohérent avec ce que d'autres ont trouvé et peut indiquer une corrélation avec une classe socio-économique plus élevée (Smidt et al. 2006), alors que Haahr et al ont constaté que l'enseignement supérieur n'était pas lié à une amélioration générale (Haahr et al. 2003). Holmedal et al supposent que tout effet positif est dû à un travail moins contraignant physiquement pour les personnes ayant fait des études supérieures ou de meilleures capacités d'adaptation (Holmedal et al. 2019).

Faire de l'exercice régulièrement a donné moins de douleur à 26 semaines dans l’étude d’Holmedal et al. Cela pourrait être dû aux effets bénéfiques de l'exercice sur l'épicondylalgie latérale à long terme. Le début aigu des symptômes signifiait plus de douleur à 52 semaines. Les auteurs font remarquer qu'un début aigu est plus souvent causé par une charge soudaine ou lourde ou une utilisation inhabituelle du coude et donc une plainte plus grave (Holmedal et al. 2019). Un score initial de douleur élevé indiquait plus de douleur à 6 semaines. Plus il y a de douleur au départ, plus on peut s'attendre à une plainte grave et donc plus durable. Ceci est cohérent avec ce que d'autres auteurs ont trouvé (Smidt et al. 2006 ; Bot et al. 2005 ; Feleus et al. 2007 ; Gerberich et al. 1985 ; Haahr et al. 2003 ; Descatha et al. 2009).
Un score de fonction affectée plus élevé au départ indiquait moins de douleur à 26 semaines.

Le prédicteur le plus constant de la réduction de la douleur à tous les moments était un faible score de base sur les plaintes globales à l'EVA. Fait intéressant, les auteurs n’ont trouvé aucune corrélation entre la douleur et le score initial au Pain Free Function Index, qui avait une forte corrélation avec le taux de réussite du traitement.

Les auteurs font remarquer que pour le succès du traitement, les enregistrements de la douleur, de la fonction affectée et de la plainte globale sur l'EVA n'ont pas atteint un niveau de signification. Les auteurs suggèrent que le succès du traitement est un résultat plus qualitatif, correspondant à la performance des participants dans les activités quotidiennes telles qu'enregistrées avec le Pain Free Function Index, tandis que les enregistrements VAS pourraient être une évaluation clinique plus quantitative laissant moins de latitude pour un sentiment d'amélioration (Holmedal et al. 2019).


En résumé, les auteurs suggèrent que dans le traitement de l'épicondylalgie latérale aiguë, une prise en compte des plaintes globales et une évaluation de la performance perçue du patient dans les activités quotidiennes avec le Pain Free Function Index sont utiles pour identifier les patients au début de l'évolution clinique où une évolution plus prolongée et plus sérieuse pourrait être attendu (Holmedal et al. 2019).

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Bilan

Présentation clinique :


Les patients se plaignent souvent de douleurs ou de brûlures autour de l'épicondyle latéral de l'humérus, qui irradie fréquemment vers le bas de l'avant-bras et s'étend parfois de manière proximale à la partie supérieure du bras. Cette douleur est généralement déclenchée ou exacerbée par diverses activités impliquant une extension du poignet sous résistance, telles que saisir des objets ou tordre des serviettes (Hsu et al. 2012 ; Ahmad et al. 2013).

Également, la douleur au cou et à l'épaule font partie des symptômes les plus courants dans la population d'épicondylalgie latérale, mais elle peut être associée à des modifications de la biomécanique du membre supérieur (Rath et al. 1993).

Éventuellement,  le patient signalera des modifications des facteurs biomécaniques. Par exemple, le joueur de tennis pourrait rapporter l’utilisation d’une nouvelle raquette de tennis, de balles mouillées, un surentraînement, une mauvaise technique, une blessure à l'épaule (Nirschl et al. 2003).

L'intensité de la douleur au coude varie souvent de légère à sévère et d'intermittente à persistante, ce qui affecte sérieusement la qualité de vie quotidienne des patients. De plus, les patients se plaignent souvent de faiblesse lors de la préhension et de difficultés à soulever des objets (Dorf et al. 2007).

Nirschl et Ashman ont proposé un système de classification et ont ainsi séparé l’EL en sept phases basées sur le niveau de douleur (Nirschl et al. 2003). Bien qu'il n'y ait pas de corrélation complète entre les lésions histologiques et les caractéristiques cliniques de chaque phase, leur corrélation théorique supposée est utile pour guider le traitement de l'EL.
La douleur dans les phases I et II est généralement auto-limitative avec les soins et la protection nécessaires. La douleur des phases III et IV nécessite généralement des traitements non-opératoires et la douleur dans les phases V à VII est plus susceptible de nécessiter un traitement opératoire.

Diagnostic :

La plupart des cas d’EL peuvent être cliniquement confirmés par une enquête approfondie sur les antécédents et des examens physiques. Le contenu de la collecte des antécédents médicaux comprend généralement la profession, la dominance de la main, les comportements et habitudes quotidiens, le niveau d’activité, la durée des symptômes, la date des épisodes antérieurs, le nombre de récidives, les facteurs inducteurs ou aggravants, les modalités de traitement (médication, autres), l’âge, l’IMC, l'usage du tabac, l’état de santé générale (diabète, autres pathologie..). La durée des symptômes et le nombre de récidives sont deux facteurs importants pour déterminer le stade de l’EL (Vaquero-Picado et al. 2017).

Étant donnée les facteurs pronostics rapporté par Holmedal et al, ils seraient également judicieux d’évaluer les plaintes globales (0: non affecté, 100: très affecté) et la performance perçue du patient dans les activités quotidiennes avec le Pain Free Function Index (0–8, 0: toutes les fonctions, 8: aucune fonction), pour identifier dès le début les patients plus à risque de chronicisation des symptômes (Holmedal et al. 2019).

A l'inspection, il n'y a pas d'altération notable dans les premiers stades. Au fur et à mesure que la maladie évolue, une proéminence osseuse sur l'épicondyle latéral peut être détectée. Une atrophie musculaire et cutanée ainsi qu'un décollement du tendon commun des extenseurs peuvent être observés à la suite d'injections de corticoïdes ou d'une maladie de longue date (Ahmad et al. 2013).

L'amplitude de mouvement n'est généralement pas affectée. Le mouvement peut être douloureux dans les stades plus avancés où il peut être provoqué en extension complète du coude avec l'avant-bras en pronation. S'il existe un mouvement limité, une autre pathologie concomitante doit être exclue (Orchard et al. 2011).

Tout test capable de déclencher les symptômes typiques de l’EL peut être considéré comme une modalité d'examen efficace pour diagnostiquer l’EL. Une douleur et une sensibilité ponctuelle peuvent être retrouvées par la palpation de l'épicondyle latéral et/ou à 1-2 cm en aval de l'épicondyle.

La résistance des extenseurs du poignet avec extension complète du coude et pronation peut reproduire la douleur dans les cas légers à modérés (Hsu et al. 2012). Des tests spéciaux sont couramment utilisés lors de l'examen physique, tels que le test de la chaise, le test de Cozen, le test de Mill (Gardner. 1970 ; Zwerus et al. 2018), et le test de Maudsley (McCallum et al. 2011).

Par exemple dans leur étude de 2020, Ikemoto et al ont utilisé les critères diagnostiques suivants pour inclure dans leur expérimentation les patients souffrant d’une EL :
Une douleur chronique à la face latérale du coude, définie comme une douleur pendant plus de 12 semaines, une douleur lors de la palpation latérale de l'épicondyle et au moins 2 tests positifs dans les tests d’examen suivants : douleur lors de l'extension du poignet ou du doigt contre résistance avec le coude à 90 degrés de flexion (test de Cozen), douleur avec le coude en extension et extension passive du poignet (test de Mills), douleur lors de l'élévation de la chaise avec poignet en pronation et semi-fléchi (test de Gardner), douleur à la résistance supination, et douleur lors de l'étirement passif du muscle supinateur.


En outre, la faiblesse de la préhension est également considérée comme un test efficace, avec une précision de 83% pour déterminer une EL (Dorf et al. 2007). Dans leur étude, les forces de préhension ont été prises avec un dynamomètre de Jamar, à la fois avec le coude en flexion de 90° et avec le coude complètement étendu devant le patient. Une diminution de la force de préhension en extension de 8 % par rapport à la force de préhension en flexion s'est avérée être précise à 83 % pour distinguer les extrémités affectées des extrémités non affectées (Dorf et al. 2007).


Pour évaluer la force de préhension avec le dynamomètre de Jamar, le sujet a pour consigne de serrer au maximum l’outil, lors d’une durée de 3 secondes sans déclencher de douleur. L’évaluateur ne peut ni encourager ni motiver le sujet. La mesure est prise 3 fois, toutes les 15 secondes, le résultat final est la moyenne de ces 3 mesures.

Imagerie diagnostique :


Lorsque les symptômes cliniques ne peuvent pas être bien définis sur la base de l'examen physique et des antécédents, une imagerie diagnostique peut être nécessaire. Bien que des résultats négatifs soient généralement notés pour les radiographies, des informations utiles peuvent être obtenues en termes de révélation de maladies osseuses, telles que l'arthropathie, les défauts ostéochondraux, les corps lâches et les calcifications à l’insertion du CERC (Ahmad et al. 2013). Bien que la TDM soit plus sensible que l'IRM pour identifier les déchirures capsulaires, elle est rarement utilisée dans le diagnostic de l'EL en raison des rayonnements ionisants (Sasaki et al. 2011).

L'échographie est considérée comme une méthode d'imagerie efficace, non invasive et relativement rentable pour l’EL (Dones et al. 2014). Il existe une variété de résultats sur l'échographie pour identifier les modifications dégénératives des tendons attachés à la région de l'épicondyle latéral, qui comprennent des irrégularités osseuses, des dépôts calcifiés, un épaississement, un amincissement et des déchirures des tendons ou de la capsule affectés (Connell et al. 2001). De plus, la néovascularisation peut également être détectée par échographie. Si aucun de ces résultats n'est détecté, l’EL peut probablement être exclu (du Toit et al. 2008).

Par rapport à l'échographie, l'IRM peut fournir une meilleure vision des structures anatomiques complètes de l'épicondyle latéral (Aoki et al. 2005). Les principaux résultats de l'IRM du coude comprennent des signes d'épaississement anormal du tendon et de la capsule et une augmentation de l'intensité du signal dans l'origine commune de l'extenseur. L'IRM peut également identifier des déchirures partielles ou totales du CERC, ce qui peut influencer la nécessité d'une prise en charge chirurgicale et être utile lors de la planification préopératoire (Mackay et al. 2003). Par rapport à l'échographie, cependant, l'IRM a une valeur diagnostique limitée pour déterminer l'étendue et la taille globales de la déchirure du tendon (Miller et al. 2002). L'IRM est généralement envisagée pour une éventuelle pathologie intra-articulaire ou lorsque les symptômes sont liés à un problème cervical. Elle n'est pas recommandée en routine en raison de son coût et de l'incohérence des symptômes cliniques avec les résultats de l'imagerie (Savnik et al. 2004).

Diagnostic différentiel :


Chez un patient d'âge moyen présentant une douleur sur le côté latéral du coude et des symptômes et signes typiques, l'épicondylalgie latérale doit sans aucun doute être le diagnostic principal, mais il faut exclure d'autres affections potentielles pouvant provoquer des douleurs latérales. Ces pathologies potentielles comprennent principalement la radiculopathie cervicale, l’arthrose du coude, la fracture de la tête radiale, fracture radiale distale ou fracture de l’olécrane, l'épaule gelée, le syndrome du tunnel radial, le syndrome du plica latérale du coude, l’épicondylalgie médiale, l'instabilité postérolatérale du coude, la fibromyalgie, et l'œdème inflammatoire du muscle du coude. D'autres causes de douleur comprennent une infection de bas grade ou d'autres maladies inflammatoires, telles que la polyarthrite rhumatoïde.

Bilan fin de traitement :

En fin de traitement, en plus de la réévaluation des différentes variables mises en évidence lors du bilan (tests cliniques, force de préhension…), le thérapeute pourra utiliser diverses échelles et questionnaires dans le but de valoriser les résultats des différents traitements et d’y ajouter une mesure objective.

Parmi les échelles utilisées on retrouve : l’EVA, Roles and Maudsley score, Global Rating of Change scale, score de Nirschl et Global assessment.
Parmi les questionnaires utilisés, on retrouve : PRTEE, SF-36, OSA V 2.2, DASH et Quick-DASH.

Echelles :

EVA : nous considérons que cette échelle est suffisamment connue.

Echelle Roles and Maudsley Score :

Cette échelle a pour but d’apprécier l’interférence de la douleur sur les activités. C’est une échelle subjective à 4 points évaluant la douleur et la limitation d’activité.
Le premier point correspond à “excellent”, pas de douleur, mouvement et activité complets. Le second point “bon”, signifie que l’activité et le mouvement sont réalisés complètement, de l’inconfort étant cependant présent. Le troisième point, “mauvais”, représente de l’inconfort après une activité prolongée. Enfin, le quatrième et dernier point, “pauvre”, indique que l’activité est limitée pour cause de douleur (Gollwitzer et al. 2007).

Echelle Global Rating of Change Scale :

Cette échelle permet d’évaluer le changement clinique de manière subjective. Elle se compose de 15 points allant de “-7”, correspondant à “mauvais”, jusqu'à “7” signifiant “bon”. Une étude de 1996 témoigne de sa bonne validité pour évaluer le changement dans le temps. Cependant elle peut être compromise car les patients remplissent eux-mêmes la mesure de leur état fonctionnel. Ensuite, il s’est avéré que les patients avaient des soucis pour se souvenir de leur état initial (Stratford et al.1996).

Score de Nirschl (vu précédemment) :

Ce score classifie les étapes de l’EL sur 7 stades de la douleur. Il reflète l’intensité de la lésion. Le premier stade correspond à une douleur légère apparaissant après l’activité et disparaissant dans les vingt-quatre heures qui suivent. Le second équivaut à une douleur apparaissant après l’échauffement et disparaissant dans les quarante-huit heures post exercice. Le stade trois représente une douleur arrivant en cours d’exercices mais celle-ci n’affecte pas les capacités fonctionnelles du sujet. Le quatrième stade signifie une douleur se présentant lors de l’activité physique et réduit les capacités fonctionnelles du sujet. Le stade cinq se rapporte à une douleur causée par des activités journalières lourdes. Le sixième stade correspond à une douleur qui survient lors du repos et lors d’activités journalières légères sans impacter le sommeil du sujet. Enfin le septième et dernier stade équivaut à une douleur constante et à des troubles du sommeil (Nirschl et al. 2003).

Global assessment :

Cette évaluation mesure l’effet de la thérapie sur le patient et permet à celui-ci une auto-évaluation. L’échelle de score va de 1 à 6. “1 = rétablissement complet, 2 = rétablissement significatif, 3 = rétablissement léger, 4 = pas de changement, 5 = légère aggravation, 6 = aggravation” (Reyhan et al., 2019).


Questionnaires :

• Questionnaire Patient Rated Elbow Evaluation (PRTEE)
Ce questionnaire décrit la douleur et la fonction du sujet au niveau du coude durant la semaine précédant la réalisation du questionnaire. Le questionnaire est divisé en 2 sous-échelles. Les 5 premières questions concernent la douleur dans le coude (PRTEE-P) et les 10 suivantes se concentrent sur la fonction du coude (PRTEE-F). Lorsque PRTEE est mentionné, celui-ci reprend donc la valeur du score PRTEE-P sommé à la valeur du score PRTEE-F.

Concernant la sous-échelle sur la fonction, 6 questions sont relatives aux activités spécifiques et les 4 questions suivantes, aux activités quotidiennes. Dans la même optique que l’EVA, le scoring se situe sur une échelle de 0 à 10. “0” équivaut à “aucune douleur” et “10” correspond à “la pire douleur imaginable” lors de la performance de l’activité en question. Ensuite les scores sont additionnés et évalués sur une échelle allant jusqu’à cent, “0” étant le meilleur score, “100” étant le moins bon.
Ce questionnaire est certifié fiable et valide (Overend et al. 1999 ; Newcomer et al. 2005).

Questionnaire The Short Form 36 (SF-36)
Le questionnaire SF-36 évalue l’interférence de l’intensité de la douleur sur les activités de la vie journalière. L’intensité de la douleur est évaluée sur une échelle de 6 points allant de “aucun” à “très sévère”. La mesure à laquelle la douleur a interféré sur l’accomplissement de l’activité est, elle, évaluée sur une échelle de 5 points allant de “pas du tout” à “extrêmement”.
La validité du questionnaire a été démontrée par Brazier et son équipe en 1992 (Brazier et al., 1992; Hawker et al., 2011).


• Questionnaire Occupational Self Assessment (OSA v2.2)
Le questionnaire OSA est un questionnaire d’auto-évaluation qui aide le thérapeute à optimaliser son traitement. Il est composé de 21 items permettant d’évaluer la participation dans la vie de tous les jours, la performance des compétences et la volonté de participation. Le sujet évalue chaque item à l’aide de deux échelles de quatre points. La première concerne leur propre perception de la compétence et la seconde concerne la valeur de l’activité, c’est-à-dire l’importance de celle-ci pour le patient.
En 2011 une étude a fourni des preuves déterminant une bonne validité et fiabilité pour ce questionnaire (Kielhofner, Dobria, Forsyth, & Kramer, 2010).


• Questionnaire Disabilities of the Arm, Shoulder and Hand (DASH)
Ce questionnaire est composé de 30 items qui permettent d'évaluer la fonction physique et les symptômes chez des personnes ayant une dysfonction du membre supérieur. Chaque item a une option de réponse allant de 1 à 5 dans le but de créer un score total allant de 0 (correspondant à aucune incapacité ou symptôme) jusqu'à 100 (correspondant au plus grand handicap ou un symptôme plus important).
Beaton et son équipe ont révélé lors d’une étude en 2001, un score de 0,96 au test-retest de fiabilité, et une validité efficace sur l’ensemble du membre supérieur, allant de proximal jusqu’au distal (Altan et al., 2010; Babaei-Ghazani et al., 2019; Beaton, Wright, & Katz, 2005).

• Questionnaire Quick - Disabilities of the Arm, Shoulder and Hand (Quick- DASH)
Le questionnaire Quick-DASH est une version plus courte du questionnaire DASH. Cinq domaines du questionnaire DASH ont été abandonnés à l’aide d’études garantissant une validité et fiabilité semblable : la faiblesse, la raideur, les soins familiaux, l’activité sexuelle et l’image de soi. Le but est de créer un questionnaire plus court, plus intéressant car il permet de gagner du temps. Il est d’une utilisation plus facile et il réduit la charge imposée au sujet.
Il contient 11 items permettant d’évaluer la fonction physique et les symptômes chez des personnes ayant une dysfonction du membre supérieur. Chaque item a une option de réponse allant de 1 à 5 dans le but de créer un score total allant de 0 (correspondant à aucune incapacité ou symptôme) jusqu'à 100 (équivalant au plus grand handicap ou un symptôme plus important).
Mintken et son équipe ont révélé la validité du questionnaire lors de leur étude et ainsi obtenu une valeur de 0,90 à la fiabilité test-retest. Comme espéré lors de la mise en place de cette version plus courte, la valeur de Cronbach étant de ≥ 0,92. Elle est proche de celle du questionnaire DASH (0,97) (Altan et al., 2010; Babaei- Ghazani et al., 2019; Beaton et al., 2005; Mintken, Glynn, & Cleland, 2009).

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Prise en charge

À noter : Retrouvez des exemples de prises en charge en vidéos en fonction de l'irritabilité du patient en bas de cette page

L’épicondylalgie latérale est une pathologie qui se résout la plupart du temps spontanément sans traitement en 1 à 2 années (Binder et al. 1983 ; Haahr et al. 2003). En revanche, l’attribution de l’issue favorable aux traitements utilisés ou à l’histoire naturelle de la pathologie n’est pas encore claire car peu d’études ont comparé les résultats avec et sans traitement (Lenoir et al. 2019).

Concernant la prise en charge de l’EL, les résultats des études divergent :

- Une RCT a conclu que la kinésithérapie pouvait améliorer légèrement les résultats à 1 an par rapport à des injections de corticoïdes ou à aucun traitement mis à part des analgésiques standards et les AINS (Smidt et al. 2002).

- Une autre RCT a rapporté que les résultats à 1 an n'étaient pas meilleurs dans les groupes « corticothérapie » et « kinésithérapie » que dans le groupe sans traitement (Bisset et al. 2006).

- Une récente méta-analyse n’a trouvé aucune preuve convaincante que les traitements conservateurs (aucune distinction des traitements non-opératoires faite dans leur étude) sont meilleurs qu’une absence de traitement (Sayegh et al. 2015).

En somme, des études futures sont nécessaires pour comparer les différents types de traitements spécifiques et ainsi aiguiller le thérapeute dans la prise en charge des patients souffrant d’une EL.

Traitement non-opératoire :

La kinésithérapie est classiquement le traitement de première intention utilisé lors d’une épicondylalgie latérale (EL), alors que le traitement opératoire est disponible pour les cas récalcitrants, dans le cas où la prise en charge non opératoire a échoué. Généralement, on retrouve 5 objectifs thérapeutiques (Ahmad et al. 2013) :

- Contrôle de la douleur

- Préservation du mouvement du membre affecté

- Amélioration de la force de préhension et de l’endurance

- Restauration de la fonction normale du membre affecté

- Prévention d’une nouvelle détérioration

D’après Hoogvliet et al. (2013) et Hay et al. (1999), un traitement conservateur peut résoudre significativement l’EL symptomatique dans 90 % des cas. Nous allons voir quelles sont les différentes modalités de soins non opératoires proposées dans la littérature.

Tout d’abord, il est suggéré d’opter pour une modification de l’activité et d’éviter un surmenage : pour cela, le patient est invité à éviter provisoirement de soulever des objets avec la paume de la main vers le bas mais plutôt en la tournant vers le haut afin de transférer la force de l'épicondyle latéral à l'épicondyle médial et ainsi aider à soulager la douleur latérale du coude. Le principe « RICE » (repos, glace, compression et élévation) peut être utile au stade initial de la pathologie pour soulager la douleur (Ma et Wang 2020).

Concernant les étirements et le massage transversal profond par friction : ils sont couramment utilisés en pratique mais il existe peu de preuves de leur efficacité à tel point que la revue systématique de Bisset et al. (2005) n’a pas fourni de conclusion sur l’utilisation des étirements, et la revue de littérature de Brosseau et al. (2002) n’a pas trouvé d’utilité au MTP par friction.

Concernant les mobilisations, d’après Lucado et al. (2019), les mobilisations articulaires dirigées vers le coude (impliquant des mouvements articulaires, la manipulation de Mill ou une mobilisation régionale) améliorent à la fois les scores de douleur et/ou de préhension fonctionnelle dans tous les délais par rapport aux groupes témoins dans la gestion de la tendinopathie latérale du coude.

Concernant le renforcement, il est rare que les exercices (en modes isocinétiques, isométriques, concentriques ou excentriques) soient réalisés en tant que traitement isolé. De nombreuses RCT ont étudié une variété de types d’exercices en combinaison avec d’autres interventions. D’après la revue systématique de Cullinane et al. (2014), il serait davantage recommandé de réaliser des exercices de renforcement excentrique des muscles épicondyliens.
En effet, ils ont trouvé deux revues de très bonne qualité démontrant des bénéfices par rapport aux patients n’ayant pas reçu cette modalité de traitement. Cependant dans la littérature, les résultats restent contradictoires et plusieurs RCT de bonne qualité méthodologique ont montré que l’exercice de manière générale peut être plus efficace pour réduire la douleur et améliorer la fonction que d’autres interventions telles que les US, les US placebo et le massage par friction. Mais d’après Bisset et al. (2015), il se peut également qu’il n’y ait aucune différence entre les effets des différents types d’exercices. En somme, bien que l'exercice excentrique engendre des résultats prometteurs, les mécanismes exacts sous-jacents à l'exercice excentrique dans le traitement de l'EL restent ambigus en raison de programmes excentriques variés et d'un dosage optimal (durée, fréquence, charge) non défini (Raman et al. 2012).

A propos des modalités physiques telles que les thérapies par ondes de choc (ODC), le laser, la neurostimulation électrique transcutanée basse fréquence, les ultrasons (US) et les ondes magnétiques pulsées, il n’existe aucune preuve solide concernant leurs éventuels effets bénéfiques, mais il n’existe pas non plus de preuve de leur éventuelle inefficacité (les protocoles varient en termes de dose et de fréquence d’utilisation) (Bisset et al. 2005 ;  Weber et al. 2015 ; Dion et al. 2017).  Parmi ces modalités, seule la thérapie laser de faible intensité et de haute intensité semble être un traitement efficace de l’EL (Tumilty et al. 2010 ; Bjordal et al. 2008 ;  Dundar et al. 2015 ; Akkurt et al. 2016).

Concernant les orthèses, seules quelques études ont comparé différentes méthodes de contention mais sans utiliser de groupe témoin (Forogh et al. 2012 ; Garg et al. 2010 ; Jafarian et al. 2009). Il y a donc peu de données disponibles sur l’efficacité de l’utilisation des attelles de poignet ou d’avant-bras. D’après la revue de littérature de Ma et Wang (2020), l’attelle de contre-force semble être populaire dans le traitement de l’EL depuis des dizaines d’années. Elle permettrait de soulager la douleur en exerçant une pression sur les muscles extenseurs de l’avant-bras et en inhibant / dispersant le stress sur l’origine de l’ECRB affecté (court extenseur radial du carpe), facilitant ainsi son auto-guérison (Nirschl et Ashman 2003). D’après une étude biomécanique réalisée par Walther et al. (2002), l'immobilisation de l'avant-bras à l'aide d'un appareil orthopédique pourrait réduire de manière significative les contraintes exercées sur l'origine de l'ECRB. Par ailleurs, la RCT de Kroslak et al. (2019) montre qu’une attelle de contre-force permettrait de réduire significativement la fréquence et la gravité de la douleur à court terme (2 à 12 semaines), et d’augmenter la fonction globale du coude à 26 semaines, par rapport à une attelle placebo.

A propos du taping, bien que quelques essais randomisés aient été réalisés, leurs méthodologies imparfaites et leurs résultats contradictoires ne permettent pas d’établir des recommandations (Au et al. 2017 ; Cho et al. 2018 ; Eraslan et al. 2018).

Il existe différents types d’injections pouvant être administré aux sujets souffrant d’épicondylalgie latérale du coude. On retrouve par exemple les injections de corticostéroïdes qui font actuellement parties des traitements les plus utilisés car elles procurent un soulagement notable des symptômes pendant quelques semaines. Hay et son équipe ont rapporté que les injections de corticostéroïdes étaient supérieures aux AINS pour améliorer les résultats des patients dans les 4 premières semaines, sans avantages à long terme (12 mois) (Hay et al. 1999). Bien que des améliorations à court terme soient recensées, on constate des effets indésirables à moyen et long termes. En effet, dans leur RCT de 2002, Smidt et al. ont constaté un effet rebond des corticostéroïdes : les résultats dans le groupe « corticostéroïdes » étaient meilleurs après 6 semaines que dans les groupes « kinésithérapie » et « absence de traitement » mais les résultats étaient sensiblement pires après 1 an par rapport aux 2 autres groupes.
De plus, dans une étude plus récente réalisée par Olaussen et al. (2015), les résultats à 26 semaines étaient moins bons après injections de corticoïdes qu’après injections de sérum physiologique ou sans traitement. D’autres études ont rapporté que les injections de corticoïdes pourraient augmenter le risque d’échec du traitement non opératoire voire même être un facteur prédictif important d’échec du traitement chirurgical si plus de 3 injections sont réalisées (Kachooei et al. 2016 ; Degen et al. 2017). En effet, des injections répétées de corticostéroïdes peuvent entraîner une rupture iatrogène du tendon et une atrophie musculaire. Par conséquent, les thérapeutes doivent être attentifs à l'abus de corticostéroïdes dans le traitement de l’EL en raison de leur faible efficacité à long terme d’une part et des effets indésirables potentiels d’autre part (Coombes et al. 2013).

Par ailleurs, dans certaines études comparatives, les injections de corticoïdes ont certes produit des effets plus importants à court terme, mais les résultats étaient meilleurs à plus long terme avec des injections de PRP (plasma riche en plaquettes) (Ben-Nafa et al. 2018 ; Lebiedziński et al. 2015 ; Mi et al. 2017 ; Peerbooms et al. 2010).

Cependant, les données concernant les effets des injections de PRP sont encore contradictoires dans la littérature, de nouvelles études sont encore nécessaires, y compris pour découvrir ses mécanismes exacts de fonctionnement au sein du tissu injecté. Par exemple, Murray et al. (2015) ont trouvé dans leur étude que les injections de PRP ont un rôle important et efficace dans le traitement de l’EL, dans les cas où la kinésithérapie a échoué, tandis que Vos et al. (2014), affirment dans leur revue systématique qu’il existe des preuves solides que les injections de PRP ne sont pas efficaces dans la prise en charge de l’EL chronique du coude.

Une RCT plutôt récente réalisée par Lim et al. (2018) sur 156 sujets a rapporté qu’une seule injection de PRP avait produit un plus grand soulagement de la douleur et un meilleur score de performance du coude (MEPS : Mayo Elbow Performance Score) par rapport à la kinésithérapie (modalités de traitement inconnues), en présence d’une EL chronique. Lim et al. (2018) signalent également que ces améliorations ont été maintenues pendant plus de 6 mois de suivi et sans signalement de complications.

Concernant les injections de toxine botulique, il semble clair d’après la littérature qu’elles devraient être abandonnées en tant que traitement de l’EL car leurs effets sont controversés (en ce qui concerne la force de préhension, la douleur et la qualité de vie), semblent être de courte durée et induisent presque toujours une faiblesse incapacitante des muscles extenseurs (Espandar et al. 2010 ; Hayton et al. 2005 ; Nirschl & Pettrone 1979).

Concernant l’acupuncture (dry needling), les données de la littérature sont encore une fois contradictoires. L’insertion d’une aiguille dans la zone épicondylienne douloureuse aurait des effets thérapeutiques indépendamment du produit injecté (Lenoir et al. 2019). Une RCT réalisée par Uygur et al. (2017) a constaté que le dry needling avait été significativement plus efficace à 6 mois qu’un traitement consistant en la prise d’anti-inflammatoires, l’application de glace et l’utilisation d’une attèle pour l’avant-bras ; bien qu’à 3 semaines les résultats indiquaient une efficacité des 2 méthodes de traitement. Une augmentation de l'apport sanguin local combinée à une réaction de guérison pourrait expliquer ces effets. Trois revues systématiques suggèrent que l’acupuncture est très efficace pour soulager la douleur de l’EL à court terme (les résultats à long terme étant peu clairs) (Trinh et al. 2004 ; Bisset et al. 2005 ; Gadau et al. 2014). Tandis que deux autres revues systématiques n’ont pu tirer aucune conclusion concernant les effets de l’acupuncture sur l’état fonctionnel du coude au vu du peu d’études disponibles et de leur mauvaise qualité (Tang et al. 2015 ; Buchbinder et al. 2008).

Enfin, une RCT réalisée par Mishra et al. en 2014 sur 230 sujets fournit une preuve fiable en comparant en double aveugle les effets du dry needling avec et sans PRP. A 12 semaines, aucune différence significative n’a été trouvée entre les 2 groupes. Cependant à 24 semaines, des améliorations cliniquement significatives ont été observées chez les patients traités avec du PRP enrichi en leucocytes par rapport au groupe témoin actif (sujets ayant été piqué sans PRP) : les scores de douleur après 24 semaines étaient significativement plus bas chez les patients traités par PRP.

Bien que moins abondantes, les données concernant les injections de sang autologue (ABI) ont été analysées dans la littérature et ont été décrites comme pouvant faire partie des traitements de l’EL. Des divergences subsistent concernant les délais de leur efficacité. Certaines études suggèrent que l'ABI peut engendrer de bons résultats à court terme ; cependant, aucun bénéfice n'a été trouvé dans le suivi à moyen ou long terme d’après les méta-analyses de Sirico et al. (2017) et Qian et al. (2016). En revanche d’autres études  suggèrent une efficacité supérieure à moyen et long terme par rapport aux injections de corticoïdes et une efficacité similaire aux injections de PRP (Qian et al. 2016 ; Chou et al. 2016 ; Arirachakaran et al. 2016 ; Ahmad et al. 2013). En effet, la revue systématique et méta-analyse d’Arirachakaran et al. (2016) a conclu que l’injection de sang autologue pourrait améliorer la douleur, les scores d'incapacité et le seuil de douleur à la pression, mais présenterait un risque plus élevé de complications (réaction cutanée et douleur locale importante au site d’injection) que les injections de PRP. En conséquence, les indications des injections de sang autologue devraient se limiter aux cas récalcitrants lorsque d'autres modalités de traitement sont moins efficaces.

Traitement opératoire :

Faut-il avoir recours à la chirurgie ?

Il n’existe pas de recommandations claires basées sur des preuves scientifiques concernant le traitement chirurgical de l’EL ; les mécanismes sous-jacents aux bénéfices de la chirurgie restent mal élucidés. A l’heure actuelle, la décision d’effectuer une intervention chirurgicale ou non repose essentiellement sur l’avis d’experts et la conviction personnelle de chaque spécialiste. Ainsi, d’après Kachooei et al. (2016) le risque relatif de subir une intervention chirurgicale était 12 fois plus élevé si le prestataire lors de la première visite médicale était un chirurgien orthopédiste plutôt qu'un non-chirurgien.

L’intervention la plus pratiquée est probablement celle décrite par Nirschl et Pettrone (1979) qui est l’excision du tissu fibreux dégénératif. Cependant, dans leur RCT, Kroslak & Murrell (2018) ont obtenu des résultats similaires après une procédure fictive consistant en une incision cutanée et une exposition de l’ECRB (court extenseur radial du carpe) et après l'excision chirurgicale de la partie macroscopiquement dégénérée de l'ECRB. Les 2 procédures ont significativement diminué la douleur et la raideur du coude, ont diminué la difficulté à saisir des objets, à effectuer des mouvements de torsion et ont amélioré l’évaluation globale du coude à > 6 mois et à 2,5 ans. Les deux procédures ont également amélioré de manière similaire la sensibilité de l'épicondyle, la plage de pronation-supination, la force de préhension et le « modified Orthopaedic Research Institute–Tennis Elbow Testing System » à 6 mois. Aucun effet secondaire ou complication n’a été signalé.

Peu d’études ont effectué des comparaisons des résultats chirurgicaux par rapport à l’absence de traitement ou par rapport à des traitements non opératoires. En comparaison avec l’injection de PRP, les études divergent. Dans une récente étude réalisée par Karaduman et al. (2016), il a été trouvé  que la thérapie PRP était plus efficace que la chirurgie (procédure de Nirschl et Pettrone) pour le soulagement de la douleur et la fonctionnalité à court et à moyen terme. En revanche, une RCT réalisée par Merolla et al. (2017) a montré des améliorations plus importantes de la force, de la douleur et des scores fonctionnels après 2 ans dans le groupe ayant reçu une chirurgie sous arthroscopie par rapport au groupe ayant reçu des injections de PRP. Par ailleurs, Ford et al. (2015) ont obtenu des résultats similaires en termes d'amélioration de la douleur et de retour au travail avec des injections de PRP et avec une intervention chirurgicale (procédure de Nirschl et Pettrone) dans l’EL récalcitrante du coude. En conclusion, il n’est pas possible de déterminer si la chirurgie peut remplacer les traitements non chirurgicaux sur la base des preuves disponibles.

Par ailleurs, Ford et al. (2015) suggèrent que les injections de PRP pourraient être une alternative raisonnable pour les patients qui craignent la réalisation d’une intervention chirurgicale ou pour les mauvais candidats à la chirurgie. A noter qu’en pratique, l'identification des facteurs de risque d'échec d'un traitement non opératoire peut aider à sélectionner les patients à opérer. Dans le cas de l’EL, il est difficile d’identifier les patients les plus susceptibles de bénéficier d’une intervention chirurgicale car les facteurs de risques d’échec du traitement chirurgical sont similaires à ceux du traitement non-opératoire : âge avancé, obésité, tabagisme, injections antérieures de corticoïdes (Degen et al. 2017 ; Knutsen et al. 2015).

Un autre élément qui influence la prise de décision de pratiquer ou non une chirurgie est le risque de complications post-opératoires (entre autres : symptômes résiduels, soulagement incomplet de la douleur, nécessité de répéter l’intervention, infection, complications nerveuses, etc…). Elles peuvent sembler trop importantes si l’obtention de gains fonctionnels est incertaine. Dans une revue de littérature réalisée par Pomerantz et al. (2016), le taux global de complications était de 3,3 % (pour 3436 patients) : plus spécifiquement 4,3% pour les procédures ouvertes ; 1,9% pour les procédures percutanées et 1,1% pour les procédures arthroscopiques.

Étant donné que l’EL se résout généralement spontanément (Haahr et Andersen 2003 ; Binder et Hazleman 1983 ; Smidt et al. 2002), l'objectif principal de la chirurgie est de réduire la durée des symptômes, ce qui ne peut être prédit à l’avance chez le patient de manière individuelle. Malgré le fait qu’on ne sache pas si les traitements chirurgicaux sont utiles, il est tout de même difficile en pratique de ne pas proposer d’option chirurgicale aux patients qui recherchent un soulagement. Concernant les délais opératoires, il est suggéré dans la littérature un délai de 6 mois après l’apparition des symptômes pour effectuer l’intervention (Nirschl et Pettrone 1979 ; Baker et al. 2008 ; Sœur et al. 2016) et on peut s’attendre à une diminution de l’intensité de la douleur de manière significative dans les 3 mois post-chirurgie (Oki et al. 2014).

Quel type de chirurgie faut-il privilégier ?

Il existe plusieurs méthodes chirurgicales pouvant être envisagées chez les patients qui ne répondent pas au traitement conservateur et qui souhaitent un soulagement plus rapide de leurs symptômes ou qui ont des symptômes depuis longtemps. On retrouve notamment les techniques ouvertes, percutanées et arthroscopiques. Il est cependant nécessaire d’expliquer aux patients l’incertitude concernant l’efficacité des interventions chirurgicales.

Parmi les premières méthodes chirurgicales, on retrouve la procédure de libération à ciel ouvert, qui a été développée par Boyd et McLeod en 1973 et qui consistait à retirer la partie proximale du ligament annulaire et à libérer l'enthèse épicondylienne. Cette procédure a été abandonnée au profit de l'excision du tissu fibreux dégénératif au niveau de l'enthèse épicondylienne comme décrit par Nirschl et Pettrone (1979), bien que l’étape de décortication de l’épicondyle latéral de cette même procédure ait été progressivement abandonnée car elle ne semblait pas améliorer les résultats et pouvait entrainer une douleur postopératoire plus importante (Kim et al. 2011). Coleman et al. (2010) ont rapporté dans leur étude leurs 15 années d'expérience dans le traitement de l'EL réfractaire. Parmi 158 patients traités par chirurgie ouverte, 94,6 % ont obtenu des résultats bons ou excellents avec un suivi moyen de 9,8 ans. Bien que les résultats de la chirurgie ouverte soient positifs, il existe tout de même un risque d'instabilité du coude car une dissection excessive de l’EL peut blesser les ligaments latéraux. Par ailleurs, Dunn et al. (2008) ont présenté les résultats de suivi à 10 à 14 ans pour 83 patients ayant une EL et ayant opté pour la technique chirurgicale de Nirschl : 84% des coudes étaient peu ou pas douloureux, 92% des patients ont retrouvé une amplitude de mouvement du coude normale et 93% des patients ont pu reprendre leurs activités sportives. Le taux d’amélioration global était de 97%.

Toujours parmi les procédures ouvertes, la dénervation est une technique moins connue mais qui semble donner des résultats prometteurs (Berry et al. 2011).

Une autre procédure facile à réaliser et pouvant produire des résultats similaires à ceux de la chirurgie ouverte conventionnelle et de la chirurgie arthroscopique est la microténotomie par radiofréquence (Meknas et al. 2008 ; Meknas et al. 2013 ; Hamlin et al. 2018 ; Lee et al. 2018).

Par ailleurs, de nombreuses études soutiennent l’utilisation de la chirurgie arthroscopique comme Baker et al. (2000) qui concluent dans leur étude que « la libération arthroscopique du tennis elbow est un traitement fiable qui permet aux patients un retour au travail accéléré et peut entraîner une plus grande force de préhension postopératoire ». Les principaux avantages de cette procédure sont un retour rapide au travail et la possibilité de traiter la pathologie intra-articulaire potentielle grâce à la visualisation de l'ensemble de l'articulation du coude. Baker et al. (2008) ont rapporté que 87 % des patients ayant une EL et ayant subi une arthroscopie du coude avaient de bons résultats de suivi à long terme. Par ailleurs, bien que diverses études ont montré un taux de complications plus faible du traitement arthroscopique que celui de l'abord ouvert et percutané (Karkhanis et al. 2008 ; Burn et al. 2018), l'arthroscopie du coude aurait une courbe d'apprentissage exigeante avec des risques potentiels de lésion du nerf radial et du ligament collatéral ulnaire latéral (Tosti et al. 2013 ; Savoie et al. 2010 ; Othman 2011).

Concernant les méthodes percutanées ; qui consistent à libérer l’origine du tendon extenseur commun au niveau de l’épicondyle latéral par un abord chirurgical percutané comme son nom l’indique ; elles semblent offrir un moyen efficace pour le clinicien dans le traitement de l’EL autant que les traitements ouverts et arthroscopiques d’après Szabo et al. (2006) :

- Diminution de la douleur sur l’EVA (Cho et al. 2009 ; Nazar et al. 2012)

- Augmentation des scores au Andrew’s Carson Score

La technique chirurgicale percutanée s’est avérée être sûre, fiable et rentable (Grundberg et al. 2000 ; Kaleli et al. 2004).

Une revue de la littérature datant de 2017 et réalisée par Pierce et al. ont rassemblé des informations sur 848  chirurgies ouvertes, 578  arthroscopies et 178  libérations percutanées . Ils ont constaté d’une part que les résultats fonctionnels des libérations ouvertes et arthroscopiques peuvent être supérieurs à ceux des libérations percutanées ; et d’autre part que les patients peuvent signaler moins de douleur avec les techniques arthroscopiques et percutanées. Ils ont également trouvé que le risque de complications était similaire quelle que soit la technique utilisée, excepté pour les complications infectieuses, qui surviennent de manière légèrement plus fréquente lors des libérations ouvertes (il est donc nécessaire d’en informer les patients).

A ce jour, il n’y a aucune preuve qu’une méthode chirurgicale est supérieure aux autres car il existe trop peu d’études ayant un niveau de preuve élevé et les données disponibles divergent (Kim et al. 2018 , Kown et al. 2017 ; Solheim et al. 2016 ; Peart et al. 2004 ; Pierce et al. 2017). Aucun traitement spécifique ne peut donc être recommandé actuellement.

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Le tennis elbow
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Le tennis elbow

Vous trouverez ici tous les éléments nécessaires pour comprendre cette pathologie, pour réaliser un examen clinique complet et pour effectuer une prise en charge en suivant les dernières recommandations EBP.
Mis à jour le :
13/9/2021

Avant-propos

L’épicondylalgie latérale est une affection douloureuse des tendons extenseurs de la partie dorsale de l'avant-bras, qui s'attachent à l'épicondyle latéral de l'humérus. Elle est la cause la plus fréquente de symptômes du coude chez les patients présentant une douleur au coude en général (Buchanan et al. 2020).
Cette pathologie est également largement connue sous le nom de tennis elbow étant donné qu’elle touche jusqu’à 50 % des joueurs de tennis, notamment les débutants apprenant le revers à une main (Ollivierre et al. 1996). Toutefois, le tennis elbow ne se limite pas aux tennismen et aux sportifs plus généralement. En effet, cette pathologie représente un problème de santé publique en raison de sa fréquence élevée chez les ouvriers (Herquelot et al. 2013). De manière générale, toute activité impliquant une extension répétitive du poignet, une déviation radiale et/ou une supination de l'avant-bras présente un risque accru d’épicondylalgie latérale (Welsh et al. 2018 ; Kwapisz et al. 2018).
Dans ce module, nous commencerons par un bref rappel des éléments anatomiques et biomécaniques nécessaires à la bonne compréhension de la suite du module.
Nous nous pencherons ensuite sur les étapes du diagnostic de l'épicondylalgie latérale, en présentant également les tests les plus fréquemment utilisés pour identifier un tennis elbow.
Enfin, nous résumerons les options de prise en charge dans les cas d'épicondylalgie latérale.

Introduction à la pathologie

Rappels anatomiques et biomécaniques

L'articulation du coude permet de positionner la main à l'intérieur d'une sphère autour du corps, créée par le mouvement de l'épaule et avec la longueur du bras comme rayon. C'est le deuxième maillon, dans une chaîne de leviers conjoints, qui commence à l'épaule et se termine aux doigts. Le mouvement de l'articulation du coude est décrit autour de différents axes permettant une flexion-extension fonctionnelle du coude et une rotation de l'avant-bras définies respectivement comme pronation-supination (Rasmussen. 2020).

La flexion du coude, couplée à la supination, est utilisée pour amener la main sur le corps et le visage pour manger, s'habiller et effectuer l'hygiène personnelle, ainsi que pour tirer ou porter des objets. L'extension du coude couplée à la pronation est utilisée pour atteindre, lancer et pousser (Lockard et al. 2006 ; Islam et al. 2020 ;  Bernard et aL. 2008). Par conséquent, la pathologie de l'articulation du coude peut gravement affecter la fonction du membre supérieur, et plus particulièrement, la capacité de l'individu à positionner et à fixer la main, nécessaire à son utilisation dans le travail et les loisirs

Normalement, le mouvement en flexion et en extension est défini comme une extension complète à 0° et une flexion des tissus mous normalement décrite à 145°. La pronation et la supination sont normalement décrites en flexion du coude à 90°, car cela stabilise la rotation humérale. Dans cette position, la pronation est généralement de 80° et la supination d'environ 90° (Amis et al. 2012). Le mouvement actif est généralement inférieur au mouvement passif. Avec l'âge, le mouvement diminue et le sexe a une influence ; les femmes sont plus sujettes à l'hyperextension que les hommes (Amis et al. 2012).

En 1981, Morrey et al. ont examiné le mouvement nécessaire pour effectuer un éventail d'activités quotidiennes. Ces auteurs ont défini un axe de flexion du coude compris entre 30° et 130° et un axe de rotation de l'avant-bras de 50° en supination à 50° en pronation comme nécessaires pour mener une vie normale (Morrey et al. 1981).
Plus récemment, Oosterwijk et al ont conclu dans leur revu systématique que le mouvement du coude de 0° à 150° était nécessaire pour les activités quotidiennes (Oosterwijk et al. 2018).

Il y a 20 muscles dans l'avant-bras. Ces muscles sont disposés en un compartiment antérieur, un compartiment latéral et un compartiment postérieur (Lannotti et al. 2013). Les muscles du compartiment antérieur sont organisés en groupes superficiels et profonds.

Les muscles du compartiment antérieur superficiel sont : le rond pronateur, le fléchisseur radial du carpe, le long palmaire, le fléchisseur superficiel des doigts et le fléchisseur ulnaire du carpe (Lannotti et al. 2013 ; Standing et al. 2016).

Les muscles du compartiment antérieur profond sont : le fléchisseur profond des doigts, le long fléchisseur du pouce et le carré pronateur (Lannotti et al. 2013 ; Standing et al. 2016).

Leur rôle est en général de fléchir la main et les doigts sauf le muscle rond et carré pronateurs qui font la pronation de l’avant-bras.
Les muscles du compartiment antérieur sont séparés des muscles dorsaux par la membrane interosseuse radio-ulnaire (Precerutti et al. 2010).

Dans l'avant-bras palmaire, le nerf ulnaire innerve le fléchisseur ulnaire du carpe et le fléchisseur profond des doigt, et le nerf médian innervent tous les autres muscles fléchisseurs de l'avant-bras (Reavey et al. 2017).

Les muscles du compartiment latéral est formée par quatre muscles qui sont :

- le muscle brachio-radial
- le muscle extenseur radial du carpe
- le muscle court extenseur radial du carpe
- le muscle anconé.

Enfin la loge postérieure est composée de huit muscles divisés en deux plans : le groupe superficiel et le groupe profond.

Les muscles du compartiment postérieur superficiel sont : le muscle extenseur ulnaire du carpe, le muscle extenseur du petit doigt, le muscle extenseur commun des doigts.
Les muscles du compartiment postérieur profond sont : le muscle long abducteur du pouce, le muscle court abducteur du pouce, le muscle court extenseur du pouce, le muscle long extenseur du pouce et le muscle extenseur de l’index. Ils sont essentiellement extenseurs de la main et des doigts.

Le coude latéral est composé de structures osseuses et ligamentaires qui stabilisent l'articulation et servent d'origine aux attaches musculo-tendineuses de l'avant-bras dorsal.

Les épicondyliens latéraux : ils sont au nombre de 6 et prennent leur origine au niveau de l’épicondyle latérale de l’humérus :

1-court extens. radial du carpe
2- extens. ulnaire du carpe
3-anconé
4- extenseur du V
5-extenseur des doigts
6- supinateur

Le court extenseur radial du carpe (CERC), l’extenseur commun des doigts et l’extenseur ulnaire du carpe forment un tendon solide, discret et conjoint qui s'attache à la face antérieure de l'épicondyle latéral et de la crête supracondylienne latérale, à côté des origines des muscles brachio-radial et du long extenseur radial du carpe (Blease et al. 2007).
L'épicondyle latéral est également le site d'attachement de l’extenseur du 5ème doigt et du supinateur, qui se rejoignent avec le CERC, l’extenseur commun des doigts et l’extenseur ulnaire du carpe pour former le tendon de l'extenseur commun. Le CERC occupe la partie profonde et antérieure de ce tendon commun et s'insère à la base du troisième métacarpien ce qui en fait l'extenseur central du poignet. La face inférieure du CERC est en contact avec le capitellum (partie latérale du condyle huméral qui s'articule avec la tête radiale) et glisse le long de son bord latéral lors de l'extension et de la flexion du coude.


Des lésions capsulaires ainsi que l'épaississement et la déchirure du ligament collatéral ulnaire latéral (LUCL) et du ligament collatéral radial (LCR) ont été ont été identifiés en association avec une épicondylalgie latérale sévère (Bredella et al. 1999 ; Potter et al. 1995). Le complexe du ligament collatéral latéral (LCL) se compose du ligament collatéral ulnaire latéral (LUCL), du ligament collatéral radial (LCR), du ligament annulaire et du ligament collatéral accessoire.

Le ligament collatéral ulnaire latéral (LUCL) s'insère au niveau du tubercule de la crête supinatrice de l'ulna. C'est l'une des principales contraintes statiques du coude et assure la stabilité varus et postérolatérale. Du fait de son insertion distale par rapport à l'attache postérieure du ligament annulaire, il maintient la stabilité en varus du coude après l'exérèse de la tête radiale. L'insuffisance du LUCL entraîne une instabilité postéro-latérale du coude (Werner et al. 1993).


Le LCR naît à l'épicondyle latéral en avant et se mêle aux fibres du ligament annulaire et du fascia du muscle supinateur (Blease et al. 2007). Il stabilise la tête radiale (Johnson et al. 2005).

Le ligament annulaire, qui est le principal stabilisateur de l'articulation radio-ulnaire proximale, s'amincit distalement et entoure la tête radiale en entonnoir.
Le ligament collatéral accessoire a des attaches au niveau du ligament annulaire et de la crête supinatrice. Il a pour fonction de stabiliser le ligament annulaire lors d'un effort en varus au coude (Bryce et al. 2008 ; Fornalski et al. 2003 ; Bain et al. 2000).

Incidence :

Cette pathologie est fréquente dans la population générale avec une prévalence de 1 % à 3 % (Allander et al. 1974 ; Sanders et al. 2015) et est associée aux patients en âge de travailler, de 20 à 65 ans, avec un pic d'incidence entre 40 et 50 ans (Bot et al. 2005). Dans leur revue systématique et méta-analyse, Sayampanathan et son équipe ont indiqué que les femmes avaient une probabilité 1,29 fois plus élevée de souffrir d'une épicondylalgie latérale que les hommes.

Dans leur étude, Herquelot et son équipe ont rapporté que l'EL est un problème de santé publique en raison de sa fréquence élevée chez les ouvriers, parmi lesquels 10,5 % ressentent des douleurs latérales du coude et 2,4 % ont un diagnostic confirmé de EL (Herquelot et al. 2013).

Par ailleurs, l'épicondylalgie latérale (EL) est largement connue sous le nom de tennis elbow car elle touche 50 % des joueurs de tennis, notamment les débutants apprenant le revers à une main. Néanmoins, seulement 10 % de tous les patients atteints d'EL jouent au tennis (Ollivierre et al. 1996).


Etiologie :

L'étiologie exacte de l’épicondylalgie latérale (LE) n'a pas été bien identifiée. Cependant, ces lésions sont le plus souvent acquises dans des circonstances professionnelles ou sportives, le surmenage répétitif est particulièrement évident dans les antécédents (Ellenbecker et al, 2013).

De manière générale, les emplois impliquant une répétition de la flexion et de l'extension du coude (>2 heures/jour) (Herquelot et al, 2013), une surcharge des tendons se connectant à l'épicondyle (>5kg pendant plus de 2h/jour) (Seidel et al, 2019) et la surexposition à des outils vibrants (>2h/jour) (Heliövaara et al, 2006) présentent le risque de lésion le plus élevé (Herquelot et al, 2013).

En ce qui concerne les sports, l'épicondylalgie latérale est le plus souvent associée à des activités qui impliquent des mouvements répétitifs du poignet ou de préhension (ex : tennis, golf…)(Galloway et al, 1992 ; Finestone et Rabinovitch, 2008), et peut se développer suite à une augmentation soudaine de l'utilisation de muscles extenseurs du poignet jusque-là sous-utilisés.

Le court extenseur radial du carpe (ECRB) est le muscle le plus fréquemment touché. Les muscles pronateurs et autres muscles extenseurs du carpe sont également fréquemment touchés (Taylor et al. 2012).

La pratique du tennis, et plus particulièrement l'exécution d'un revers, exerce des charges bien plus importantes sur le tendon CERC que sur les autres tendons épicondyliens (Alizadehkhaiyat et al. 2015), comme le montrent plusieurs études anatomiques. Nimura et al., par exemple, ont établi à partir d'une étude de 23 spécimens cadavériques que le CERC est en contact direct avec la capsule articulaire au-dessus de la ligne articulaire huméro-radiale (Nimura et al. 2014).  
Ainsi, les charges communes semblent être directement transférées au CERC. À ce site, alors que les autres extenseurs sont musculaires, le CERC est tendineux et peut donc être moins apte à cicatriser après une blessure (Nimura et al. 2014). Ando et al. ont également suggéré une plus grande fragilité du tendon CERC sur la base de leur découverte que l'empreinte du tendon sur l'épicondyle était 13  fois plus petite que celle du long extenseur radial du carpe (LERC) (Ando et al. 2008).

Enfin, dans une étude cadavérique des changements produits par les mouvements du coude, Bunata et al. ont observé des frictions entre la surface profonde du CERC et le capitulum lors de la flexion/extension (Bunata et al. 2007). En appuyant directement sur le CERC, le LERC peut augmenter la friction contre le capitulum.

L’epicondylalgie latérale était à l'origine considérée comme un processus inflammatoire, en particulier dans ses phases initiales. Les microtraumatismes répétés résultant d'une surcharge ou d'une surutilisation peuvent provoquer une rupture des fibrilles de collagène et l'activation du système immunitaire inné (Nirschl et al. 1973 ; Bishai et al. 2006). Cependant, des études histopathologiques ont montré qu'il n'y a pas de cellules inflammatoires dans les biopsies d'EL chronique (Kannus et al. 1991 ; Kraushaar et al. 1999). De plus en plus de preuves l'identifient comme une tendinose, un processus dégénératif symptomatique caractérisé par une abondance de fibroblastes, une hyperplasie vasculaire et un collagène non structuré. Ces découvertes ont été qualifiées d'hyperplasie angiofibroblastique par Nirschl et Alvarado (Nirschl et al. 1995).

Les propriétés mécaniques des tendons sont généralement déterminées par la structure moléculaire des protéines et la composition de la matrice extracellulaire (Kjaer et al. 2004). La tension sur un tendon favorise normalement la réticulation et le dépôt de collagène (Kraushaar et al. 1999). Dans les situations d'étirements répétitifs, de multiples microdéchirures du tendon provoquent potentiellement une dénaturation irréversible des protéines matricielles et une prolifération du tissu fibreux (Patterson-Kane et al. 2012). Au fil du temps, ces tissus cicatriciels sont vulnérables aux forces répétitives, avec d'autres déchirures ultérieures. Les traumatismes cycliques à haute fréquence et la réparation immature entraînent des déchirures plus sévères, avec pour conséquence une altération et une défaillance de la biomécanique musculotendineuse et une aggravation des symptômes (Kannus. 1997).

De nouvelles preuves indiquent un lien significatif entre le degré de tension des tendons et l'étendue des blessures (Sharma et al. 2005 ; Kannus et al. 2000). Les tensions inférieures à 4 % permettent généralement au tendon de retrouver sa longueur d'origine après déchargement, mais les fibres de collagène commencent à se léser lorsque les tensions sont supérieures à 4 %, et il sera susceptible de se rompre lorsque les tensions sont supérieures à 8 %.


Plusieurs études suggèrent que l'EL peut être une manifestation de l'instabilité du coude. Ando et al. ont mis en évidence la proximité anatomique étroite entre le CERC et les ligaments collatéraux (Ando et al. 2008). Une étude IRM de 24 coudes classés selon la sévérité de l'EL a montré que les lésions du ligament collatéral ulnaire latéral étaient significativement plus fréquentes dans le groupe avec une EL sévère (Qi et al. 2013). Kniesel et al. ont recherché systématiquement des signes arthroscopiques d'instabilité au cours de la chirurgie pour une EL réfractaire (Kniesel et al. 2014). Sur les 40 patients, 13 avaient plus de 3 mm de décoaptation dans au moins un des compartiments du coude et 2 autres avaient plus de 6 mm de décoaptation.

Arrigoni et al. ont défini trois signes arthroscopiques de laxité du coude : la translation antéro-postérieure, la perte de couverture de la tête radiale par le ligament annulaire et le relâchement du ligament collatéral radial (Arrigoni et al. 2017). Sur 35  patients opérés pour EL, 48,6 % présentaient au moins un de ces signes, ce qui suggère qu'une défaillance des stabilisateurs statiques pourrait entraîner une surcharge du CERC pendant la stabilisation dynamique.

Cause de la douleur :
En ce qui concerne la machinerie de la douleur de l'EL, la plupart des études attribuent la pathogenèse de l'EL à l'étiologie neurogène sur la base de plusieurs éléments de preuve indiquant la présence de fibres nerveuses réagissant aux neuropeptides, notamment la substance P (SP) et le peptide lié au gène de la calcitonine (CGRP) (Ljung et al. 2004 ; Uchio et al. 2002 ; Han et al. 2012).

Kraushaar et Nirschl ont décrit quatre stades de tendinose, facilitant la reconnaissance du processus dégénératif de l'EL(Kraushaar et al. 1999).

Les étapes qui peuvent mener à cet état pathologique peuvent être schématisés ainsi :

Facteurs de risques :

En 2019, Sayampanathan et son équipe ont réalisé une méta-analyse pour identifier les facteurs de risques de développer une épicondylalgie latérale. Les auteurs ont révélés que certains facteurs démographiques peuvent être associés à l'épicondylalgie latérale :

  • La main dominante
  • Etre plus âgé
  • Etre une femme
  • Avoir des antécédents de tabagisme

Bien que les auteurs n’ont pas trouvé d’association entre le diabète sucré et l'épicondylalgie latérale, un HBA1C (fait référence au glucose et à l'hémoglobine réunis) élevé et une glycémie élevée ont été associés à l'épicondylalgie latérale (Thiese et al. 2016 ; Sasaki et al. 2012 ; Garg et al. 2014 ; Lee et al. 2019).

Comme nous l’avions mentionné plus haut, il est probable que l’épicondylalgie latérale soit due à un processus dégénératif chronique. Des facteurs tels que l'âge avancé, le tabagisme et la présence de maladies chroniques accélèrent les processus dégénératifs dans d'autres modèles de maladie (Khalil et al. 2015 ; McDaniel et al. 2014). Pour Sayampanathan et al, la pathophysiologie de l'épicondylalgie latérale est probablement similaire (Sayampanathan et al. 2019).

Les auteurs soulignent que nous utilisons notre main dominante plus fréquemment pour les activités quotidiennes qui demandent plus de force. Par conséquent, le mécanisme extenseur de notre main dominante est plus exposé au risque d'épicondylalgie latérale (Sayampanathan et al. 2019).

Par rapport aux muscles, les tendons ont un apport sanguin limité (Boushel et al. 2000). Il a été démontré que l'apport sanguin microvasculaire est faible chez les diabétiques, les fumeurs et les personnes âgées (Garg et al. 2010 ; Morain et al. 1990), ce qui limite encore davantage l'apport sanguin aux tendons, qui est essentiel à la guérison éventuelle des tendons.
Lorsque soumis à un stress excessif pendant une période prolongée, les tendons peuvent devenir avasculaires pendant des périodes inutilement longues. Par conséquent, cela induit la génération de radicaux libres et des lésions de reperfusion qui peuvent affecter la cicatrisation (Ahmad et al. 2013).
Une vascularisation compromise entrave les voies d'élimination, ce qui conduit à la présence prolongée de radicaux libres au sein des sites de dégénérescence, ce qui réduit encore la vitesse et la qualité de la cicatrisation dans le composant affecté du mécanisme d'extension.
Tous ces facteurs font que certains individus présentent un risque plus élevé d'épicondylalgie latérale par rapport aux autres dans des situations de stress excessif (Sayampanathan et al. 2019).
Outre le mécanisme de sur-utilisation couramment rapporté dans la littérature, des études récentes ont également révélé que la sous-utilisation peut également augmenter le risque de blessure. La sous-utilisation est une situation dans laquelle les tendons subissent régulièrement des charges inférieures à la normale. Cela induit un affaiblissement structurel du tendon, ce qui le rend plus enclins aux blessures et à la dégénérescence (Kannus et al. 1997). De même, la conséquence des symptômes douloureux suite à une EL entraîne souvent involontairement une «sous-utilisation» ou une protection contre le stress des tendons touchés, ce qui entraîne par la suite un affaiblissement structurel du tendon, le rendant plus sensible aux blessures (Sharma et al. 2005).

Sayampanathan et al. conclut dans leur méta-analyse, qu’au total, seuls le fait d'être une femme et les antécédents de tabagisme se sont avérés être des associations généralisables.
Leur revue systématique a également révélé que la main dominante, les antécédents de diabète sucré et un âge plus avancé étaient également potentiellement associés à l'épicondylalgie latérale.

A noter que certains auteurs ont rapporté que l’obésité constitue également un facteur de risque de développer une EL (Shiri et al. 2006).

A côté de ces mécanismes, d'autres facteurs peuvent augmenter la propension à développer une EL. Ainsi, les personnes à faible revenu peuvent être plus à risque (Herquelot et al. 2013 ; Haahr et al. 2003). Aben et al. ont également suggéré un profil psychologique à risque caractérisé par une diminution de la sociabilité, moins de contacts avec les collègues, un plus grand perfectionnisme, des niveaux d'anxiété plus élevés et une autonomie plus faible (Aben et al. 2018).

Pronostic

Les plaintes des patients se résolvent souvent spontanément en 6 à 12 mois (Hudak et al. 1996), mais de nombreux patients souffrent de douleurs et d'inconfort considérables et ont besoin de s'absenter du travail.

Facteurs pronostiques :


En 2006, Smidt et al ont révélé qu'une longue durée des plaintes au coude, des douleurs cervicales concomitantes et des douleurs sévères lors de la présentation sont associées à de moins bons résultats à 12 mois (Smidt et al. 2006).
Les patients des classes sociales supérieures ont rapporté des scores de douleur inférieurs à 1 an comparé aux patients des classes sociales inférieures. De plus, d'autres auteurs ont trouvé que les facteurs prédisant une pire issue pour la douleur à 12 mois sont le sexe féminin (Gerberich et al. 1985 ; Lewis et al. 2002), un âge plus élevé (Haahr et al. 2003 ; Descatha et al. 2009 ; Feleus et al. 2008), une plainte récurrente (Bot et al. 2005 ; Feleus et al. 2007), le bras dominant affecté (Feleus et al. 2007 ; Haahr et al. 2003), et le travail manuel (Haahr et al. 2003 ; Descatha et al. 2009 ; Lewis et al. 2002).

Dans une étude de 2019, Holmedal et al ont tenté d’identifier les prédicteurs du succès du traitement et du soulagement de la douleur dans l'épicondylalgie latérale aiguë à 6, 12, 26 et 52 semaines de suivi (Holmedal et al. 2019).

Succès du traitement :

Le prédicteur le plus constant d'un taux plus faible de réussite du traitement était un score élevé au Pain Free Function Index (PFFI).
Un score initial élevé sur cet indice de douleur à 8 activités quotidiennes indique un état plus grave, et les auteurs ont constaté que cela réduit le succès à tous les moments de la rééducation (6 semaines, 12 semaines, 52 semaines) (Holmedal et al. 2019).

Les personnes ayant présenté une plainte similaire plus tôt avaient un taux de réussite du traitement plus élevé à 6 semaines, mais un taux de réussite plus faible à 26 semaines. Cela pourrait indiquer que le patient a reconnu le problème plus tôt et a rapidement réduit son exposition à des activités nocives. Le fait d'avoir un problème récurrent pourrait également suggérer que le patient souffrait d'une maladie plus chronique ou plus grave (Bot et al. 2005 ; Feleus et al. 2007).
Les patients associant leur tennis elbow à une utilisation inhabituelle avaient un taux de réussite du traitement plus élevé à 12 semaines. Par conséquent, les auteurs supposent que le patient s'est abstenu d'une activité qu’il considérait comme nuisible.

Mis à part un taux de réussite plus élevé chez les femmes à 26 semaines, les auteurs n’ont trouvé aucune association entre le succès du traitement et l'âge, le sexe, le travail rémunéré ou le travail manuel.


Soulagement de la douleur :

Un score initial global de plaintes élevé prédisait plus de douleur à tous les moments de la rééducation (6 semaines, 12 semaines, 26 semaines, 52 semaines).
Les auteurs n’ont trouvé aucune association entre l'âge ou la durée de la plainte et la douleur, ni aucune association avec l’implication du membre supérieur dominant.
Haahr a trouvé que l'atteinte du coude dominant et l'âge de plus de 40 ans prédisaient un score de douleur élevé continu (Haahr et al. 2003).

Le travail rémunéré et l'exercice régulier étaient associés à un score de douleur plus faible à 26 semaines, suggérant un effet bénéfique de rester actif.
De plus, les auteurs n’ont trouvé  aucune relation avec le travail manuel là où d'autres auteurs ont trouvé une corrélation. Par exemple Lewis et al ont constaté que le travail manuel était associé à une augmentation de la douleur au coude et à une diminution de la fonction au cours des suivis de 4 semaines et 6 mois (Lewis et al. 2002).  
Haahr et al ainsi qu’Holmedal et al n'ont trouvé aucune relation entre le sexe et l'amélioration générale (Haahr et al. 2003 ; Holmedal et al. 2019).

Holmedal et al  ont constaté que l'enseignement supérieur prédisait moins de douleur à 6 semaines. Ceci est cohérent avec ce que d'autres ont trouvé et peut indiquer une corrélation avec une classe socio-économique plus élevée (Smidt et al. 2006), alors que Haahr et al ont constaté que l'enseignement supérieur n'était pas lié à une amélioration générale (Haahr et al. 2003). Holmedal et al supposent que tout effet positif est dû à un travail moins contraignant physiquement pour les personnes ayant fait des études supérieures ou de meilleures capacités d'adaptation (Holmedal et al. 2019).

Faire de l'exercice régulièrement a donné moins de douleur à 26 semaines dans l’étude d’Holmedal et al. Cela pourrait être dû aux effets bénéfiques de l'exercice sur l'épicondylalgie latérale à long terme. Le début aigu des symptômes signifiait plus de douleur à 52 semaines. Les auteurs font remarquer qu'un début aigu est plus souvent causé par une charge soudaine ou lourde ou une utilisation inhabituelle du coude et donc une plainte plus grave (Holmedal et al. 2019). Un score initial de douleur élevé indiquait plus de douleur à 6 semaines. Plus il y a de douleur au départ, plus on peut s'attendre à une plainte grave et donc plus durable. Ceci est cohérent avec ce que d'autres auteurs ont trouvé (Smidt et al. 2006 ; Bot et al. 2005 ; Feleus et al. 2007 ; Gerberich et al. 1985 ; Haahr et al. 2003 ; Descatha et al. 2009).
Un score de fonction affectée plus élevé au départ indiquait moins de douleur à 26 semaines.

Le prédicteur le plus constant de la réduction de la douleur à tous les moments était un faible score de base sur les plaintes globales à l'EVA. Fait intéressant, les auteurs n’ont trouvé aucune corrélation entre la douleur et le score initial au Pain Free Function Index, qui avait une forte corrélation avec le taux de réussite du traitement.

Les auteurs font remarquer que pour le succès du traitement, les enregistrements de la douleur, de la fonction affectée et de la plainte globale sur l'EVA n'ont pas atteint un niveau de signification. Les auteurs suggèrent que le succès du traitement est un résultat plus qualitatif, correspondant à la performance des participants dans les activités quotidiennes telles qu'enregistrées avec le Pain Free Function Index, tandis que les enregistrements VAS pourraient être une évaluation clinique plus quantitative laissant moins de latitude pour un sentiment d'amélioration (Holmedal et al. 2019).


En résumé, les auteurs suggèrent que dans le traitement de l'épicondylalgie latérale aiguë, une prise en compte des plaintes globales et une évaluation de la performance perçue du patient dans les activités quotidiennes avec le Pain Free Function Index sont utiles pour identifier les patients au début de l'évolution clinique où une évolution plus prolongée et plus sérieuse pourrait être attendu (Holmedal et al. 2019).

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Bilan

Présentation clinique :


Les patients se plaignent souvent de douleurs ou de brûlures autour de l'épicondyle latéral de l'humérus, qui irradie fréquemment vers le bas de l'avant-bras et s'étend parfois de manière proximale à la partie supérieure du bras. Cette douleur est généralement déclenchée ou exacerbée par diverses activités impliquant une extension du poignet sous résistance, telles que saisir des objets ou tordre des serviettes (Hsu et al. 2012 ; Ahmad et al. 2013).

Également, la douleur au cou et à l'épaule font partie des symptômes les plus courants dans la population d'épicondylalgie latérale, mais elle peut être associée à des modifications de la biomécanique du membre supérieur (Rath et al. 1993).

Éventuellement,  le patient signalera des modifications des facteurs biomécaniques. Par exemple, le joueur de tennis pourrait rapporter l’utilisation d’une nouvelle raquette de tennis, de balles mouillées, un surentraînement, une mauvaise technique, une blessure à l'épaule (Nirschl et al. 2003).

L'intensité de la douleur au coude varie souvent de légère à sévère et d'intermittente à persistante, ce qui affecte sérieusement la qualité de vie quotidienne des patients. De plus, les patients se plaignent souvent de faiblesse lors de la préhension et de difficultés à soulever des objets (Dorf et al. 2007).

Nirschl et Ashman ont proposé un système de classification et ont ainsi séparé l’EL en sept phases basées sur le niveau de douleur (Nirschl et al. 2003). Bien qu'il n'y ait pas de corrélation complète entre les lésions histologiques et les caractéristiques cliniques de chaque phase, leur corrélation théorique supposée est utile pour guider le traitement de l'EL.
La douleur dans les phases I et II est généralement auto-limitative avec les soins et la protection nécessaires. La douleur des phases III et IV nécessite généralement des traitements non-opératoires et la douleur dans les phases V à VII est plus susceptible de nécessiter un traitement opératoire.

Diagnostic :

La plupart des cas d’EL peuvent être cliniquement confirmés par une enquête approfondie sur les antécédents et des examens physiques. Le contenu de la collecte des antécédents médicaux comprend généralement la profession, la dominance de la main, les comportements et habitudes quotidiens, le niveau d’activité, la durée des symptômes, la date des épisodes antérieurs, le nombre de récidives, les facteurs inducteurs ou aggravants, les modalités de traitement (médication, autres), l’âge, l’IMC, l'usage du tabac, l’état de santé générale (diabète, autres pathologie..). La durée des symptômes et le nombre de récidives sont deux facteurs importants pour déterminer le stade de l’EL (Vaquero-Picado et al. 2017).

Étant donnée les facteurs pronostics rapporté par Holmedal et al, ils seraient également judicieux d’évaluer les plaintes globales (0: non affecté, 100: très affecté) et la performance perçue du patient dans les activités quotidiennes avec le Pain Free Function Index (0–8, 0: toutes les fonctions, 8: aucune fonction), pour identifier dès le début les patients plus à risque de chronicisation des symptômes (Holmedal et al. 2019).

A l'inspection, il n'y a pas d'altération notable dans les premiers stades. Au fur et à mesure que la maladie évolue, une proéminence osseuse sur l'épicondyle latéral peut être détectée. Une atrophie musculaire et cutanée ainsi qu'un décollement du tendon commun des extenseurs peuvent être observés à la suite d'injections de corticoïdes ou d'une maladie de longue date (Ahmad et al. 2013).

L'amplitude de mouvement n'est généralement pas affectée. Le mouvement peut être douloureux dans les stades plus avancés où il peut être provoqué en extension complète du coude avec l'avant-bras en pronation. S'il existe un mouvement limité, une autre pathologie concomitante doit être exclue (Orchard et al. 2011).

Tout test capable de déclencher les symptômes typiques de l’EL peut être considéré comme une modalité d'examen efficace pour diagnostiquer l’EL. Une douleur et une sensibilité ponctuelle peuvent être retrouvées par la palpation de l'épicondyle latéral et/ou à 1-2 cm en aval de l'épicondyle.

La résistance des extenseurs du poignet avec extension complète du coude et pronation peut reproduire la douleur dans les cas légers à modérés (Hsu et al. 2012). Des tests spéciaux sont couramment utilisés lors de l'examen physique, tels que le test de la chaise, le test de Cozen, le test de Mill (Gardner. 1970 ; Zwerus et al. 2018), et le test de Maudsley (McCallum et al. 2011).

Par exemple dans leur étude de 2020, Ikemoto et al ont utilisé les critères diagnostiques suivants pour inclure dans leur expérimentation les patients souffrant d’une EL :
Une douleur chronique à la face latérale du coude, définie comme une douleur pendant plus de 12 semaines, une douleur lors de la palpation latérale de l'épicondyle et au moins 2 tests positifs dans les tests d’examen suivants : douleur lors de l'extension du poignet ou du doigt contre résistance avec le coude à 90 degrés de flexion (test de Cozen), douleur avec le coude en extension et extension passive du poignet (test de Mills), douleur lors de l'élévation de la chaise avec poignet en pronation et semi-fléchi (test de Gardner), douleur à la résistance supination, et douleur lors de l'étirement passif du muscle supinateur.


En outre, la faiblesse de la préhension est également considérée comme un test efficace, avec une précision de 83% pour déterminer une EL (Dorf et al. 2007). Dans leur étude, les forces de préhension ont été prises avec un dynamomètre de Jamar, à la fois avec le coude en flexion de 90° et avec le coude complètement étendu devant le patient. Une diminution de la force de préhension en extension de 8 % par rapport à la force de préhension en flexion s'est avérée être précise à 83 % pour distinguer les extrémités affectées des extrémités non affectées (Dorf et al. 2007).


Pour évaluer la force de préhension avec le dynamomètre de Jamar, le sujet a pour consigne de serrer au maximum l’outil, lors d’une durée de 3 secondes sans déclencher de douleur. L’évaluateur ne peut ni encourager ni motiver le sujet. La mesure est prise 3 fois, toutes les 15 secondes, le résultat final est la moyenne de ces 3 mesures.

Imagerie diagnostique :


Lorsque les symptômes cliniques ne peuvent pas être bien définis sur la base de l'examen physique et des antécédents, une imagerie diagnostique peut être nécessaire. Bien que des résultats négatifs soient généralement notés pour les radiographies, des informations utiles peuvent être obtenues en termes de révélation de maladies osseuses, telles que l'arthropathie, les défauts ostéochondraux, les corps lâches et les calcifications à l’insertion du CERC (Ahmad et al. 2013). Bien que la TDM soit plus sensible que l'IRM pour identifier les déchirures capsulaires, elle est rarement utilisée dans le diagnostic de l'EL en raison des rayonnements ionisants (Sasaki et al. 2011).

L'échographie est considérée comme une méthode d'imagerie efficace, non invasive et relativement rentable pour l’EL (Dones et al. 2014). Il existe une variété de résultats sur l'échographie pour identifier les modifications dégénératives des tendons attachés à la région de l'épicondyle latéral, qui comprennent des irrégularités osseuses, des dépôts calcifiés, un épaississement, un amincissement et des déchirures des tendons ou de la capsule affectés (Connell et al. 2001). De plus, la néovascularisation peut également être détectée par échographie. Si aucun de ces résultats n'est détecté, l’EL peut probablement être exclu (du Toit et al. 2008).

Par rapport à l'échographie, l'IRM peut fournir une meilleure vision des structures anatomiques complètes de l'épicondyle latéral (Aoki et al. 2005). Les principaux résultats de l'IRM du coude comprennent des signes d'épaississement anormal du tendon et de la capsule et une augmentation de l'intensité du signal dans l'origine commune de l'extenseur. L'IRM peut également identifier des déchirures partielles ou totales du CERC, ce qui peut influencer la nécessité d'une prise en charge chirurgicale et être utile lors de la planification préopératoire (Mackay et al. 2003). Par rapport à l'échographie, cependant, l'IRM a une valeur diagnostique limitée pour déterminer l'étendue et la taille globales de la déchirure du tendon (Miller et al. 2002). L'IRM est généralement envisagée pour une éventuelle pathologie intra-articulaire ou lorsque les symptômes sont liés à un problème cervical. Elle n'est pas recommandée en routine en raison de son coût et de l'incohérence des symptômes cliniques avec les résultats de l'imagerie (Savnik et al. 2004).

Diagnostic différentiel :


Chez un patient d'âge moyen présentant une douleur sur le côté latéral du coude et des symptômes et signes typiques, l'épicondylalgie latérale doit sans aucun doute être le diagnostic principal, mais il faut exclure d'autres affections potentielles pouvant provoquer des douleurs latérales. Ces pathologies potentielles comprennent principalement la radiculopathie cervicale, l’arthrose du coude, la fracture de la tête radiale, fracture radiale distale ou fracture de l’olécrane, l'épaule gelée, le syndrome du tunnel radial, le syndrome du plica latérale du coude, l’épicondylalgie médiale, l'instabilité postérolatérale du coude, la fibromyalgie, et l'œdème inflammatoire du muscle du coude. D'autres causes de douleur comprennent une infection de bas grade ou d'autres maladies inflammatoires, telles que la polyarthrite rhumatoïde.

Bilan fin de traitement :

En fin de traitement, en plus de la réévaluation des différentes variables mises en évidence lors du bilan (tests cliniques, force de préhension…), le thérapeute pourra utiliser diverses échelles et questionnaires dans le but de valoriser les résultats des différents traitements et d’y ajouter une mesure objective.

Parmi les échelles utilisées on retrouve : l’EVA, Roles and Maudsley score, Global Rating of Change scale, score de Nirschl et Global assessment.
Parmi les questionnaires utilisés, on retrouve : PRTEE, SF-36, OSA V 2.2, DASH et Quick-DASH.

Echelles :

EVA : nous considérons que cette échelle est suffisamment connue.

Echelle Roles and Maudsley Score :

Cette échelle a pour but d’apprécier l’interférence de la douleur sur les activités. C’est une échelle subjective à 4 points évaluant la douleur et la limitation d’activité.
Le premier point correspond à “excellent”, pas de douleur, mouvement et activité complets. Le second point “bon”, signifie que l’activité et le mouvement sont réalisés complètement, de l’inconfort étant cependant présent. Le troisième point, “mauvais”, représente de l’inconfort après une activité prolongée. Enfin, le quatrième et dernier point, “pauvre”, indique que l’activité est limitée pour cause de douleur (Gollwitzer et al. 2007).

Echelle Global Rating of Change Scale :

Cette échelle permet d’évaluer le changement clinique de manière subjective. Elle se compose de 15 points allant de “-7”, correspondant à “mauvais”, jusqu'à “7” signifiant “bon”. Une étude de 1996 témoigne de sa bonne validité pour évaluer le changement dans le temps. Cependant elle peut être compromise car les patients remplissent eux-mêmes la mesure de leur état fonctionnel. Ensuite, il s’est avéré que les patients avaient des soucis pour se souvenir de leur état initial (Stratford et al.1996).

Score de Nirschl (vu précédemment) :

Ce score classifie les étapes de l’EL sur 7 stades de la douleur. Il reflète l’intensité de la lésion. Le premier stade correspond à une douleur légère apparaissant après l’activité et disparaissant dans les vingt-quatre heures qui suivent. Le second équivaut à une douleur apparaissant après l’échauffement et disparaissant dans les quarante-huit heures post exercice. Le stade trois représente une douleur arrivant en cours d’exercices mais celle-ci n’affecte pas les capacités fonctionnelles du sujet. Le quatrième stade signifie une douleur se présentant lors de l’activité physique et réduit les capacités fonctionnelles du sujet. Le stade cinq se rapporte à une douleur causée par des activités journalières lourdes. Le sixième stade correspond à une douleur qui survient lors du repos et lors d’activités journalières légères sans impacter le sommeil du sujet. Enfin le septième et dernier stade équivaut à une douleur constante et à des troubles du sommeil (Nirschl et al. 2003).

Global assessment :

Cette évaluation mesure l’effet de la thérapie sur le patient et permet à celui-ci une auto-évaluation. L’échelle de score va de 1 à 6. “1 = rétablissement complet, 2 = rétablissement significatif, 3 = rétablissement léger, 4 = pas de changement, 5 = légère aggravation, 6 = aggravation” (Reyhan et al., 2019).


Questionnaires :

• Questionnaire Patient Rated Elbow Evaluation (PRTEE)
Ce questionnaire décrit la douleur et la fonction du sujet au niveau du coude durant la semaine précédant la réalisation du questionnaire. Le questionnaire est divisé en 2 sous-échelles. Les 5 premières questions concernent la douleur dans le coude (PRTEE-P) et les 10 suivantes se concentrent sur la fonction du coude (PRTEE-F). Lorsque PRTEE est mentionné, celui-ci reprend donc la valeur du score PRTEE-P sommé à la valeur du score PRTEE-F.

Concernant la sous-échelle sur la fonction, 6 questions sont relatives aux activités spécifiques et les 4 questions suivantes, aux activités quotidiennes. Dans la même optique que l’EVA, le scoring se situe sur une échelle de 0 à 10. “0” équivaut à “aucune douleur” et “10” correspond à “la pire douleur imaginable” lors de la performance de l’activité en question. Ensuite les scores sont additionnés et évalués sur une échelle allant jusqu’à cent, “0” étant le meilleur score, “100” étant le moins bon.
Ce questionnaire est certifié fiable et valide (Overend et al. 1999 ; Newcomer et al. 2005).

Questionnaire The Short Form 36 (SF-36)
Le questionnaire SF-36 évalue l’interférence de l’intensité de la douleur sur les activités de la vie journalière. L’intensité de la douleur est évaluée sur une échelle de 6 points allant de “aucun” à “très sévère”. La mesure à laquelle la douleur a interféré sur l’accomplissement de l’activité est, elle, évaluée sur une échelle de 5 points allant de “pas du tout” à “extrêmement”.
La validité du questionnaire a été démontrée par Brazier et son équipe en 1992 (Brazier et al., 1992; Hawker et al., 2011).


• Questionnaire Occupational Self Assessment (OSA v2.2)
Le questionnaire OSA est un questionnaire d’auto-évaluation qui aide le thérapeute à optimaliser son traitement. Il est composé de 21 items permettant d’évaluer la participation dans la vie de tous les jours, la performance des compétences et la volonté de participation. Le sujet évalue chaque item à l’aide de deux échelles de quatre points. La première concerne leur propre perception de la compétence et la seconde concerne la valeur de l’activité, c’est-à-dire l’importance de celle-ci pour le patient.
En 2011 une étude a fourni des preuves déterminant une bonne validité et fiabilité pour ce questionnaire (Kielhofner, Dobria, Forsyth, & Kramer, 2010).


• Questionnaire Disabilities of the Arm, Shoulder and Hand (DASH)
Ce questionnaire est composé de 30 items qui permettent d'évaluer la fonction physique et les symptômes chez des personnes ayant une dysfonction du membre supérieur. Chaque item a une option de réponse allant de 1 à 5 dans le but de créer un score total allant de 0 (correspondant à aucune incapacité ou symptôme) jusqu'à 100 (correspondant au plus grand handicap ou un symptôme plus important).
Beaton et son équipe ont révélé lors d’une étude en 2001, un score de 0,96 au test-retest de fiabilité, et une validité efficace sur l’ensemble du membre supérieur, allant de proximal jusqu’au distal (Altan et al., 2010; Babaei-Ghazani et al., 2019; Beaton, Wright, & Katz, 2005).

• Questionnaire Quick - Disabilities of the Arm, Shoulder and Hand (Quick- DASH)
Le questionnaire Quick-DASH est une version plus courte du questionnaire DASH. Cinq domaines du questionnaire DASH ont été abandonnés à l’aide d’études garantissant une validité et fiabilité semblable : la faiblesse, la raideur, les soins familiaux, l’activité sexuelle et l’image de soi. Le but est de créer un questionnaire plus court, plus intéressant car il permet de gagner du temps. Il est d’une utilisation plus facile et il réduit la charge imposée au sujet.
Il contient 11 items permettant d’évaluer la fonction physique et les symptômes chez des personnes ayant une dysfonction du membre supérieur. Chaque item a une option de réponse allant de 1 à 5 dans le but de créer un score total allant de 0 (correspondant à aucune incapacité ou symptôme) jusqu'à 100 (équivalant au plus grand handicap ou un symptôme plus important).
Mintken et son équipe ont révélé la validité du questionnaire lors de leur étude et ainsi obtenu une valeur de 0,90 à la fiabilité test-retest. Comme espéré lors de la mise en place de cette version plus courte, la valeur de Cronbach étant de ≥ 0,92. Elle est proche de celle du questionnaire DASH (0,97) (Altan et al., 2010; Babaei- Ghazani et al., 2019; Beaton et al., 2005; Mintken, Glynn, & Cleland, 2009).

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Prise en charge

À noter : Retrouvez des exemples de prises en charge en vidéos en fonction de l'irritabilité du patient en bas de cette page

L’épicondylalgie latérale est une pathologie qui se résout la plupart du temps spontanément sans traitement en 1 à 2 années (Binder et al. 1983 ; Haahr et al. 2003). En revanche, l’attribution de l’issue favorable aux traitements utilisés ou à l’histoire naturelle de la pathologie n’est pas encore claire car peu d’études ont comparé les résultats avec et sans traitement (Lenoir et al. 2019).

Concernant la prise en charge de l’EL, les résultats des études divergent :

- Une RCT a conclu que la kinésithérapie pouvait améliorer légèrement les résultats à 1 an par rapport à des injections de corticoïdes ou à aucun traitement mis à part des analgésiques standards et les AINS (Smidt et al. 2002).

- Une autre RCT a rapporté que les résultats à 1 an n'étaient pas meilleurs dans les groupes « corticothérapie » et « kinésithérapie » que dans le groupe sans traitement (Bisset et al. 2006).

- Une récente méta-analyse n’a trouvé aucune preuve convaincante que les traitements conservateurs (aucune distinction des traitements non-opératoires faite dans leur étude) sont meilleurs qu’une absence de traitement (Sayegh et al. 2015).

En somme, des études futures sont nécessaires pour comparer les différents types de traitements spécifiques et ainsi aiguiller le thérapeute dans la prise en charge des patients souffrant d’une EL.

Traitement non-opératoire :

La kinésithérapie est classiquement le traitement de première intention utilisé lors d’une épicondylalgie latérale (EL), alors que le traitement opératoire est disponible pour les cas récalcitrants, dans le cas où la prise en charge non opératoire a échoué. Généralement, on retrouve 5 objectifs thérapeutiques (Ahmad et al. 2013) :

- Contrôle de la douleur

- Préservation du mouvement du membre affecté

- Amélioration de la force de préhension et de l’endurance

- Restauration de la fonction normale du membre affecté

- Prévention d’une nouvelle détérioration

D’après Hoogvliet et al. (2013) et Hay et al. (1999), un traitement conservateur peut résoudre significativement l’EL symptomatique dans 90 % des cas. Nous allons voir quelles sont les différentes modalités de soins non opératoires proposées dans la littérature.

Tout d’abord, il est suggéré d’opter pour une modification de l’activité et d’éviter un surmenage : pour cela, le patient est invité à éviter provisoirement de soulever des objets avec la paume de la main vers le bas mais plutôt en la tournant vers le haut afin de transférer la force de l'épicondyle latéral à l'épicondyle médial et ainsi aider à soulager la douleur latérale du coude. Le principe « RICE » (repos, glace, compression et élévation) peut être utile au stade initial de la pathologie pour soulager la douleur (Ma et Wang 2020).

Concernant les étirements et le massage transversal profond par friction : ils sont couramment utilisés en pratique mais il existe peu de preuves de leur efficacité à tel point que la revue systématique de Bisset et al. (2005) n’a pas fourni de conclusion sur l’utilisation des étirements, et la revue de littérature de Brosseau et al. (2002) n’a pas trouvé d’utilité au MTP par friction.

Concernant les mobilisations, d’après Lucado et al. (2019), les mobilisations articulaires dirigées vers le coude (impliquant des mouvements articulaires, la manipulation de Mill ou une mobilisation régionale) améliorent à la fois les scores de douleur et/ou de préhension fonctionnelle dans tous les délais par rapport aux groupes témoins dans la gestion de la tendinopathie latérale du coude.

Concernant le renforcement, il est rare que les exercices (en modes isocinétiques, isométriques, concentriques ou excentriques) soient réalisés en tant que traitement isolé. De nombreuses RCT ont étudié une variété de types d’exercices en combinaison avec d’autres interventions. D’après la revue systématique de Cullinane et al. (2014), il serait davantage recommandé de réaliser des exercices de renforcement excentrique des muscles épicondyliens.
En effet, ils ont trouvé deux revues de très bonne qualité démontrant des bénéfices par rapport aux patients n’ayant pas reçu cette modalité de traitement. Cependant dans la littérature, les résultats restent contradictoires et plusieurs RCT de bonne qualité méthodologique ont montré que l’exercice de manière générale peut être plus efficace pour réduire la douleur et améliorer la fonction que d’autres interventions telles que les US, les US placebo et le massage par friction. Mais d’après Bisset et al. (2015), il se peut également qu’il n’y ait aucune différence entre les effets des différents types d’exercices. En somme, bien que l'exercice excentrique engendre des résultats prometteurs, les mécanismes exacts sous-jacents à l'exercice excentrique dans le traitement de l'EL restent ambigus en raison de programmes excentriques variés et d'un dosage optimal (durée, fréquence, charge) non défini (Raman et al. 2012).

A propos des modalités physiques telles que les thérapies par ondes de choc (ODC), le laser, la neurostimulation électrique transcutanée basse fréquence, les ultrasons (US) et les ondes magnétiques pulsées, il n’existe aucune preuve solide concernant leurs éventuels effets bénéfiques, mais il n’existe pas non plus de preuve de leur éventuelle inefficacité (les protocoles varient en termes de dose et de fréquence d’utilisation) (Bisset et al. 2005 ;  Weber et al. 2015 ; Dion et al. 2017).  Parmi ces modalités, seule la thérapie laser de faible intensité et de haute intensité semble être un traitement efficace de l’EL (Tumilty et al. 2010 ; Bjordal et al. 2008 ;  Dundar et al. 2015 ; Akkurt et al. 2016).

Concernant les orthèses, seules quelques études ont comparé différentes méthodes de contention mais sans utiliser de groupe témoin (Forogh et al. 2012 ; Garg et al. 2010 ; Jafarian et al. 2009). Il y a donc peu de données disponibles sur l’efficacité de l’utilisation des attelles de poignet ou d’avant-bras. D’après la revue de littérature de Ma et Wang (2020), l’attelle de contre-force semble être populaire dans le traitement de l’EL depuis des dizaines d’années. Elle permettrait de soulager la douleur en exerçant une pression sur les muscles extenseurs de l’avant-bras et en inhibant / dispersant le stress sur l’origine de l’ECRB affecté (court extenseur radial du carpe), facilitant ainsi son auto-guérison (Nirschl et Ashman 2003). D’après une étude biomécanique réalisée par Walther et al. (2002), l'immobilisation de l'avant-bras à l'aide d'un appareil orthopédique pourrait réduire de manière significative les contraintes exercées sur l'origine de l'ECRB. Par ailleurs, la RCT de Kroslak et al. (2019) montre qu’une attelle de contre-force permettrait de réduire significativement la fréquence et la gravité de la douleur à court terme (2 à 12 semaines), et d’augmenter la fonction globale du coude à 26 semaines, par rapport à une attelle placebo.

A propos du taping, bien que quelques essais randomisés aient été réalisés, leurs méthodologies imparfaites et leurs résultats contradictoires ne permettent pas d’établir des recommandations (Au et al. 2017 ; Cho et al. 2018 ; Eraslan et al. 2018).

Il existe différents types d’injections pouvant être administré aux sujets souffrant d’épicondylalgie latérale du coude. On retrouve par exemple les injections de corticostéroïdes qui font actuellement parties des traitements les plus utilisés car elles procurent un soulagement notable des symptômes pendant quelques semaines. Hay et son équipe ont rapporté que les injections de corticostéroïdes étaient supérieures aux AINS pour améliorer les résultats des patients dans les 4 premières semaines, sans avantages à long terme (12 mois) (Hay et al. 1999). Bien que des améliorations à court terme soient recensées, on constate des effets indésirables à moyen et long termes. En effet, dans leur RCT de 2002, Smidt et al. ont constaté un effet rebond des corticostéroïdes : les résultats dans le groupe « corticostéroïdes » étaient meilleurs après 6 semaines que dans les groupes « kinésithérapie » et « absence de traitement » mais les résultats étaient sensiblement pires après 1 an par rapport aux 2 autres groupes.
De plus, dans une étude plus récente réalisée par Olaussen et al. (2015), les résultats à 26 semaines étaient moins bons après injections de corticoïdes qu’après injections de sérum physiologique ou sans traitement. D’autres études ont rapporté que les injections de corticoïdes pourraient augmenter le risque d’échec du traitement non opératoire voire même être un facteur prédictif important d’échec du traitement chirurgical si plus de 3 injections sont réalisées (Kachooei et al. 2016 ; Degen et al. 2017). En effet, des injections répétées de corticostéroïdes peuvent entraîner une rupture iatrogène du tendon et une atrophie musculaire. Par conséquent, les thérapeutes doivent être attentifs à l'abus de corticostéroïdes dans le traitement de l’EL en raison de leur faible efficacité à long terme d’une part et des effets indésirables potentiels d’autre part (Coombes et al. 2013).

Par ailleurs, dans certaines études comparatives, les injections de corticoïdes ont certes produit des effets plus importants à court terme, mais les résultats étaient meilleurs à plus long terme avec des injections de PRP (plasma riche en plaquettes) (Ben-Nafa et al. 2018 ; Lebiedziński et al. 2015 ; Mi et al. 2017 ; Peerbooms et al. 2010).

Cependant, les données concernant les effets des injections de PRP sont encore contradictoires dans la littérature, de nouvelles études sont encore nécessaires, y compris pour découvrir ses mécanismes exacts de fonctionnement au sein du tissu injecté. Par exemple, Murray et al. (2015) ont trouvé dans leur étude que les injections de PRP ont un rôle important et efficace dans le traitement de l’EL, dans les cas où la kinésithérapie a échoué, tandis que Vos et al. (2014), affirment dans leur revue systématique qu’il existe des preuves solides que les injections de PRP ne sont pas efficaces dans la prise en charge de l’EL chronique du coude.

Une RCT plutôt récente réalisée par Lim et al. (2018) sur 156 sujets a rapporté qu’une seule injection de PRP avait produit un plus grand soulagement de la douleur et un meilleur score de performance du coude (MEPS : Mayo Elbow Performance Score) par rapport à la kinésithérapie (modalités de traitement inconnues), en présence d’une EL chronique. Lim et al. (2018) signalent également que ces améliorations ont été maintenues pendant plus de 6 mois de suivi et sans signalement de complications.

Concernant les injections de toxine botulique, il semble clair d’après la littérature qu’elles devraient être abandonnées en tant que traitement de l’EL car leurs effets sont controversés (en ce qui concerne la force de préhension, la douleur et la qualité de vie), semblent être de courte durée et induisent presque toujours une faiblesse incapacitante des muscles extenseurs (Espandar et al. 2010 ; Hayton et al. 2005 ; Nirschl & Pettrone 1979).

Concernant l’acupuncture (dry needling), les données de la littérature sont encore une fois contradictoires. L’insertion d’une aiguille dans la zone épicondylienne douloureuse aurait des effets thérapeutiques indépendamment du produit injecté (Lenoir et al. 2019). Une RCT réalisée par Uygur et al. (2017) a constaté que le dry needling avait été significativement plus efficace à 6 mois qu’un traitement consistant en la prise d’anti-inflammatoires, l’application de glace et l’utilisation d’une attèle pour l’avant-bras ; bien qu’à 3 semaines les résultats indiquaient une efficacité des 2 méthodes de traitement. Une augmentation de l'apport sanguin local combinée à une réaction de guérison pourrait expliquer ces effets. Trois revues systématiques suggèrent que l’acupuncture est très efficace pour soulager la douleur de l’EL à court terme (les résultats à long terme étant peu clairs) (Trinh et al. 2004 ; Bisset et al. 2005 ; Gadau et al. 2014). Tandis que deux autres revues systématiques n’ont pu tirer aucune conclusion concernant les effets de l’acupuncture sur l’état fonctionnel du coude au vu du peu d’études disponibles et de leur mauvaise qualité (Tang et al. 2015 ; Buchbinder et al. 2008).

Enfin, une RCT réalisée par Mishra et al. en 2014 sur 230 sujets fournit une preuve fiable en comparant en double aveugle les effets du dry needling avec et sans PRP. A 12 semaines, aucune différence significative n’a été trouvée entre les 2 groupes. Cependant à 24 semaines, des améliorations cliniquement significatives ont été observées chez les patients traités avec du PRP enrichi en leucocytes par rapport au groupe témoin actif (sujets ayant été piqué sans PRP) : les scores de douleur après 24 semaines étaient significativement plus bas chez les patients traités par PRP.

Bien que moins abondantes, les données concernant les injections de sang autologue (ABI) ont été analysées dans la littérature et ont été décrites comme pouvant faire partie des traitements de l’EL. Des divergences subsistent concernant les délais de leur efficacité. Certaines études suggèrent que l'ABI peut engendrer de bons résultats à court terme ; cependant, aucun bénéfice n'a été trouvé dans le suivi à moyen ou long terme d’après les méta-analyses de Sirico et al. (2017) et Qian et al. (2016). En revanche d’autres études  suggèrent une efficacité supérieure à moyen et long terme par rapport aux injections de corticoïdes et une efficacité similaire aux injections de PRP (Qian et al. 2016 ; Chou et al. 2016 ; Arirachakaran et al. 2016 ; Ahmad et al. 2013). En effet, la revue systématique et méta-analyse d’Arirachakaran et al. (2016) a conclu que l’injection de sang autologue pourrait améliorer la douleur, les scores d'incapacité et le seuil de douleur à la pression, mais présenterait un risque plus élevé de complications (réaction cutanée et douleur locale importante au site d’injection) que les injections de PRP. En conséquence, les indications des injections de sang autologue devraient se limiter aux cas récalcitrants lorsque d'autres modalités de traitement sont moins efficaces.

Traitement opératoire :

Faut-il avoir recours à la chirurgie ?

Il n’existe pas de recommandations claires basées sur des preuves scientifiques concernant le traitement chirurgical de l’EL ; les mécanismes sous-jacents aux bénéfices de la chirurgie restent mal élucidés. A l’heure actuelle, la décision d’effectuer une intervention chirurgicale ou non repose essentiellement sur l’avis d’experts et la conviction personnelle de chaque spécialiste. Ainsi, d’après Kachooei et al. (2016) le risque relatif de subir une intervention chirurgicale était 12 fois plus élevé si le prestataire lors de la première visite médicale était un chirurgien orthopédiste plutôt qu'un non-chirurgien.

L’intervention la plus pratiquée est probablement celle décrite par Nirschl et Pettrone (1979) qui est l’excision du tissu fibreux dégénératif. Cependant, dans leur RCT, Kroslak & Murrell (2018) ont obtenu des résultats similaires après une procédure fictive consistant en une incision cutanée et une exposition de l’ECRB (court extenseur radial du carpe) et après l'excision chirurgicale de la partie macroscopiquement dégénérée de l'ECRB. Les 2 procédures ont significativement diminué la douleur et la raideur du coude, ont diminué la difficulté à saisir des objets, à effectuer des mouvements de torsion et ont amélioré l’évaluation globale du coude à > 6 mois et à 2,5 ans. Les deux procédures ont également amélioré de manière similaire la sensibilité de l'épicondyle, la plage de pronation-supination, la force de préhension et le « modified Orthopaedic Research Institute–Tennis Elbow Testing System » à 6 mois. Aucun effet secondaire ou complication n’a été signalé.

Peu d’études ont effectué des comparaisons des résultats chirurgicaux par rapport à l’absence de traitement ou par rapport à des traitements non opératoires. En comparaison avec l’injection de PRP, les études divergent. Dans une récente étude réalisée par Karaduman et al. (2016), il a été trouvé  que la thérapie PRP était plus efficace que la chirurgie (procédure de Nirschl et Pettrone) pour le soulagement de la douleur et la fonctionnalité à court et à moyen terme. En revanche, une RCT réalisée par Merolla et al. (2017) a montré des améliorations plus importantes de la force, de la douleur et des scores fonctionnels après 2 ans dans le groupe ayant reçu une chirurgie sous arthroscopie par rapport au groupe ayant reçu des injections de PRP. Par ailleurs, Ford et al. (2015) ont obtenu des résultats similaires en termes d'amélioration de la douleur et de retour au travail avec des injections de PRP et avec une intervention chirurgicale (procédure de Nirschl et Pettrone) dans l’EL récalcitrante du coude. En conclusion, il n’est pas possible de déterminer si la chirurgie peut remplacer les traitements non chirurgicaux sur la base des preuves disponibles.

Par ailleurs, Ford et al. (2015) suggèrent que les injections de PRP pourraient être une alternative raisonnable pour les patients qui craignent la réalisation d’une intervention chirurgicale ou pour les mauvais candidats à la chirurgie. A noter qu’en pratique, l'identification des facteurs de risque d'échec d'un traitement non opératoire peut aider à sélectionner les patients à opérer. Dans le cas de l’EL, il est difficile d’identifier les patients les plus susceptibles de bénéficier d’une intervention chirurgicale car les facteurs de risques d’échec du traitement chirurgical sont similaires à ceux du traitement non-opératoire : âge avancé, obésité, tabagisme, injections antérieures de corticoïdes (Degen et al. 2017 ; Knutsen et al. 2015).

Un autre élément qui influence la prise de décision de pratiquer ou non une chirurgie est le risque de complications post-opératoires (entre autres : symptômes résiduels, soulagement incomplet de la douleur, nécessité de répéter l’intervention, infection, complications nerveuses, etc…). Elles peuvent sembler trop importantes si l’obtention de gains fonctionnels est incertaine. Dans une revue de littérature réalisée par Pomerantz et al. (2016), le taux global de complications était de 3,3 % (pour 3436 patients) : plus spécifiquement 4,3% pour les procédures ouvertes ; 1,9% pour les procédures percutanées et 1,1% pour les procédures arthroscopiques.

Étant donné que l’EL se résout généralement spontanément (Haahr et Andersen 2003 ; Binder et Hazleman 1983 ; Smidt et al. 2002), l'objectif principal de la chirurgie est de réduire la durée des symptômes, ce qui ne peut être prédit à l’avance chez le patient de manière individuelle. Malgré le fait qu’on ne sache pas si les traitements chirurgicaux sont utiles, il est tout de même difficile en pratique de ne pas proposer d’option chirurgicale aux patients qui recherchent un soulagement. Concernant les délais opératoires, il est suggéré dans la littérature un délai de 6 mois après l’apparition des symptômes pour effectuer l’intervention (Nirschl et Pettrone 1979 ; Baker et al. 2008 ; Sœur et al. 2016) et on peut s’attendre à une diminution de l’intensité de la douleur de manière significative dans les 3 mois post-chirurgie (Oki et al. 2014).

Quel type de chirurgie faut-il privilégier ?

Il existe plusieurs méthodes chirurgicales pouvant être envisagées chez les patients qui ne répondent pas au traitement conservateur et qui souhaitent un soulagement plus rapide de leurs symptômes ou qui ont des symptômes depuis longtemps. On retrouve notamment les techniques ouvertes, percutanées et arthroscopiques. Il est cependant nécessaire d’expliquer aux patients l’incertitude concernant l’efficacité des interventions chirurgicales.

Parmi les premières méthodes chirurgicales, on retrouve la procédure de libération à ciel ouvert, qui a été développée par Boyd et McLeod en 1973 et qui consistait à retirer la partie proximale du ligament annulaire et à libérer l'enthèse épicondylienne. Cette procédure a été abandonnée au profit de l'excision du tissu fibreux dégénératif au niveau de l'enthèse épicondylienne comme décrit par Nirschl et Pettrone (1979), bien que l’étape de décortication de l’épicondyle latéral de cette même procédure ait été progressivement abandonnée car elle ne semblait pas améliorer les résultats et pouvait entrainer une douleur postopératoire plus importante (Kim et al. 2011). Coleman et al. (2010) ont rapporté dans leur étude leurs 15 années d'expérience dans le traitement de l'EL réfractaire. Parmi 158 patients traités par chirurgie ouverte, 94,6 % ont obtenu des résultats bons ou excellents avec un suivi moyen de 9,8 ans. Bien que les résultats de la chirurgie ouverte soient positifs, il existe tout de même un risque d'instabilité du coude car une dissection excessive de l’EL peut blesser les ligaments latéraux. Par ailleurs, Dunn et al. (2008) ont présenté les résultats de suivi à 10 à 14 ans pour 83 patients ayant une EL et ayant opté pour la technique chirurgicale de Nirschl : 84% des coudes étaient peu ou pas douloureux, 92% des patients ont retrouvé une amplitude de mouvement du coude normale et 93% des patients ont pu reprendre leurs activités sportives. Le taux d’amélioration global était de 97%.

Toujours parmi les procédures ouvertes, la dénervation est une technique moins connue mais qui semble donner des résultats prometteurs (Berry et al. 2011).

Une autre procédure facile à réaliser et pouvant produire des résultats similaires à ceux de la chirurgie ouverte conventionnelle et de la chirurgie arthroscopique est la microténotomie par radiofréquence (Meknas et al. 2008 ; Meknas et al. 2013 ; Hamlin et al. 2018 ; Lee et al. 2018).

Par ailleurs, de nombreuses études soutiennent l’utilisation de la chirurgie arthroscopique comme Baker et al. (2000) qui concluent dans leur étude que « la libération arthroscopique du tennis elbow est un traitement fiable qui permet aux patients un retour au travail accéléré et peut entraîner une plus grande force de préhension postopératoire ». Les principaux avantages de cette procédure sont un retour rapide au travail et la possibilité de traiter la pathologie intra-articulaire potentielle grâce à la visualisation de l'ensemble de l'articulation du coude. Baker et al. (2008) ont rapporté que 87 % des patients ayant une EL et ayant subi une arthroscopie du coude avaient de bons résultats de suivi à long terme. Par ailleurs, bien que diverses études ont montré un taux de complications plus faible du traitement arthroscopique que celui de l'abord ouvert et percutané (Karkhanis et al. 2008 ; Burn et al. 2018), l'arthroscopie du coude aurait une courbe d'apprentissage exigeante avec des risques potentiels de lésion du nerf radial et du ligament collatéral ulnaire latéral (Tosti et al. 2013 ; Savoie et al. 2010 ; Othman 2011).

Concernant les méthodes percutanées ; qui consistent à libérer l’origine du tendon extenseur commun au niveau de l’épicondyle latéral par un abord chirurgical percutané comme son nom l’indique ; elles semblent offrir un moyen efficace pour le clinicien dans le traitement de l’EL autant que les traitements ouverts et arthroscopiques d’après Szabo et al. (2006) :

- Diminution de la douleur sur l’EVA (Cho et al. 2009 ; Nazar et al. 2012)

- Augmentation des scores au Andrew’s Carson Score

La technique chirurgicale percutanée s’est avérée être sûre, fiable et rentable (Grundberg et al. 2000 ; Kaleli et al. 2004).

Une revue de la littérature datant de 2017 et réalisée par Pierce et al. ont rassemblé des informations sur 848  chirurgies ouvertes, 578  arthroscopies et 178  libérations percutanées . Ils ont constaté d’une part que les résultats fonctionnels des libérations ouvertes et arthroscopiques peuvent être supérieurs à ceux des libérations percutanées ; et d’autre part que les patients peuvent signaler moins de douleur avec les techniques arthroscopiques et percutanées. Ils ont également trouvé que le risque de complications était similaire quelle que soit la technique utilisée, excepté pour les complications infectieuses, qui surviennent de manière légèrement plus fréquente lors des libérations ouvertes (il est donc nécessaire d’en informer les patients).

A ce jour, il n’y a aucune preuve qu’une méthode chirurgicale est supérieure aux autres car il existe trop peu d’études ayant un niveau de preuve élevé et les données disponibles divergent (Kim et al. 2018 , Kown et al. 2017 ; Solheim et al. 2016 ; Peart et al. 2004 ; Pierce et al. 2017). Aucun traitement spécifique ne peut donc être recommandé actuellement.

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